«Controlling Britney Spears»: le nouveau documentaire qui montre en quoi la star a vécu comme une prisonnière

Britney Spears n’a même pas 40 ans et a déjà eu une vie très tumultueuse…
Britney Spears n’a même pas 40 ans et a déjà eu une vie très tumultueuse… - Isopix

Toute la planète est au courant : le mois passé, Jamie Spears, le père de l’interprète de « Baby One More Time », a finalement demandé à la justice de mettre un terme à son rôle de tuteur de sa fille. Il a argué qu’elle est désormais capable de se gérer seule. Ce mercredi 29 septembre, celle-ci comparaîtra dans un tribunal de Los Angeles par rapport à sa demande que son père soit remplacé par un tuteur provisoire.

Cette affaire n’est donc absolument pas terminée, et continue à faire les choux gras de la presse et du petit écran. Ce mardi 28, Netflix lâchera le documentaire inédit, « Britney contre Spears », et dimanche de 18 à 19h, aux États-Unis, CNN consacrera une heure aux déboires de la chanteuse, avec le reportage « Toxic : Britney Spears’ Battle For Freedom ». Mais avant ça, ce vendredi 24, la chaîne FX et le service de streaming Hulu ont dégoupillé « Controlling Britney Spears », la suite du documentaire « Framing Britney Spears », qui fut proposé sur les mêmes supports le 5 février, et nommé dans deux catégories aux Emmy Awards.

Il s’agit d’une nouvelle réalisation de Samantha Stark et une nouvelle signature du « New York Times ». Ce vendredi, un rapport publié par le célèbre quotidien a révélé qu’en 2016, Britney avait confié à un enquêteur judiciaire que sa tutelle était devenue « quelque chose qui l’oppressait et la contrôlait ». Selon la chaîne FX, on n’avait jamais vu ni su la manière dont elle fut précisément surveillée et privée de liberté toutes ces années. C’est le propos de ce nouveau film d’une durée d’une heure et trente-huit minutes, où plusieurs personnes prennent la parole pour dénoncer.

Ni Britney ni son père Jamie n’y ont directement participé.

Assez rapidement, est évoquée la société Black Box, qui fut longtemps chargée de la sécurité de la star et était dirigée par un certain Edan Yemini. Le jeune Alex Vlasov, qui y travailla de 2012 à cette année, affirme que ses employés devinrent carrément des gardiens de prison pour Britney. Il rapporte que Jamie Spears avait des discussions régulières avec Edan et Robin Greenhill, qui gérait les finances de la star au sein de TriStar Entertainment, et traquait apparemment ses moindres faits et gestes, même dans sa propre maison ! « Chacune de ses demandes, aussi petite soit-elle, était contrôlée et enregistrées », prétend-il « Ses relations privées étaient soigneusement surveillées. Si elle voulait recevoir quelqu’un chez elle, Jamie, Edan et Robin devaient en être informés. Edan disait qu’elle était comme une enfant qui a besoin de la permission de ses parents. »

Plus loin, on apprend que si elle voulait s’acheter des baskets, Greenhill lui disait qu’elle n’avait pas assez d’argent pour ça. Tish Yates, qui s’occupa de ses tenues de 2008 à 2018, révèle qu’elle devait consulter Greenhill pour tout ce qui concernait la nourriture et les choix vestimentaires de Britney… avant Britney elle-même. La femme surprit des conversations surréalistes entre Britney, son père et Greenhill, qui débattait sur des choses aussi infimes qu’un dîner. « Est-ce qu’on peut avoir des sushis ce soir ? » demandait Britney. « Non, tu en as déjà eu hier, c’est trop cher ». Et si les choses s’envenimaient, Jamie intervenait et lui interdisait de dire un mot de plus.

Particulièrement choquant : le téléphone portable de Britney était sans cesse « scruté de l’intérieur », ce qui est une enfreinte à la loi ! Greenhill aurait eu l’idée de lui prendre un IPad et souscrire au même acompte ICloud qu’elle, pour contrôler toutes les activités de son Iphone. « Elle avait accès à ses conversations avec ses amis, sa mère, son avocat et son petit ami Sam Ingham. » Le film avance qu’il n’est pas avéré que la justice soit au courant ou a approuvé le contrôle de SMS, ce qui pourrait être une violation de la loi.

Son téléphone était souvent l’objet de discordes entre Britney et son père, qui le lui confisquait régulièrement quand ils ne tombaient pas d’accord. Elle semblait savoir que son téléphone était « visité ». Vlasov a expliqué à sa sortie de l’un de ses nombreux séjours en institut psychiatriques, son père lui a fait parvenir un téléphone sans connexion Internet avec lequel elle pouvait juste faire des appels, mais pas de SMS.

Vlasov a aussi avancé qu’un jour, Yemini lui donna une clef USB et lui demanda d’en effacer tout le contenu. « Quand je lui ai demandé ce qu’il y avait dedans, il parut très nerveux et répondit que personne ne devait savoir, raison pour laquelle je devais effacer. » Il garda une copie du contenu de la clef et découvrit qu’elle contenait 180 heures audio, avec notamment, des échanges entre Britney et ses enfants et son boyfriend. À nouveau, ce n’est pas certain que la justice ait eu vent de cette demande de suppression de contenu.

À un moment, la justice a appointé à Britney l’avocat Mathew Rosengart, qui promit une enquête poussée relative aux déclarations d’un employé qui déclara qu’un enregistreur avait été placé dans la chambre à coucher de la chanteuse.

Le New York Times a également obtenu des SMS que Britney aurait envoyés à des amis, début 2019, après être arrivée dans un institut psychiatrique. « Mon propre avocat ne travaille même pas pour moi », écrivit-elle à un proche, en faisant référence à Samuel Ingham. Selon Liz Day, journaliste au New York Times, Britney avait glissé à un avocat qu’elle voulait engager qu’il se présente chez elle en se faisant passer pour un plombier, de manière à ce qu’ils puissent discuter. Preuve de son « emprisonnement », littéralement. Samuel Ingham se retira après que Britney ait dit au tribunal, le 23 juin dernier, qu’elle ne fut jamais autorisée à engager son propre conseiller juridique. Suite à son audience du 14 juillet, elle put finalement avoir l’avocat de son choix, en l’occurrence Matthew Rosengart.

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