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Anderlecht doit repenser à l’offensive lors de son déplacement à Ostende

Vincent Kompany, ici avec Yari Verschaeren, va devoir trouver les mots justes.
Vincent Kompany, ici avec Yari Verschaeren, va devoir trouver les mots justes. - Photo News

Même si Ostende n’est sans doute plus l’épouvantail qu’il a pu être dans un passé pas si éloigné, le déplacement à la Côte, ce dimanche, risque de s’annoncer à la fois compliqué et terriblement instructif pour Anderlecht, qui ne bénéficiera même pas des 72 heures de battement généralement recommandées entre deux rencontres.

Si les Bruxellois proposent de belles choses à intervalles réguliers, leur inconstance chronique peut clairement leur jouer de mauvais tours. Et notamment en zone offensive. Après avoir connu un match contrasté face à Malines – une mi-temps calamiteuse et une autre où tout rentrait – puis un Clasico poussif face à un Standard rapidement réduit à 10, les Anderlechtois ont à nouveau manqué de présence en zone de conclusion face à Gand, jeudi. Ce qui a poussé Vincent Kompany à remplacer tour à tour chacun de ses quatre joueurs offensifs (Ait El Hadj, Verschaeren, Refaelov et Kouamé) après le repos, sans succès.

« Je pense qu’on a montré de belles choses, que l’intensité en match comme à l’entraînement est excellente mais qu’on a manqué de présence dans les seize mètres, ou de précision dans nos centres », se plaint Vincent Kompany sans toutefois trop s’inquiéter.

« On n’a pas vraiment les profils pour chercher la profondeur mais davantage les combinaisons. Il faut faire preuve de patience et on en a peut-être manqué. Face à Gand, cela n’a tout simplement pas fonctionné comme lors de notre seconde période contre Malines, par exemple. On a manqué de justesse, du bon timing, d’enthousiasme ou de qualité, peut-être aussi. L’avantage, c’est qu’on n’a pas vraiment le temps de trop cogiter. Et qu’on sait qu’on peut être meilleurs. »

Si Kompany semble avoir trouvé ce qui ressemble furieusement à une équipe-type, disposée dans une sorte de 4-2-3-1 modulable, il n’est pas impossible qu’un peu de sang frais soit injecté à la Côte. Francis Amuzu, intenable, a en tout cas marqué davantage de points dans cette optique que Joshua Zirkzee, qui a raté l’immanquable en fin de match.

Quant à Benito Raman, il ne s’inquiète pas outre mesure de devoir faire un petit passage par la case réserviste. « Avant de prendre place sur le banc, j’avais joué dix matchs alors que je restais sur cinq mois sans jouer », explique l’ancien joueur de Schalke.

« Un point contre Gand, c’est bien mais ce n’est pas assez vu ce qu’on a proposé et surtout oublié de proposer. C’est intéressant d’arriver jusqu’aux 16 mètres, d’avoir la possession mais ce n’est pas suffisant. On doit se montrer plus tueurs, travailler la dernière passe, le dernier geste. Parfois, ça rentre facilement, comme face à Malines, parfois nettement moins. À nous de redresser la barre. »

Préféré à Zirkzee, Kouamé a tenté d’inverser le cours des choses en descendant très bas, parfois un peu trop d’ailleurs, en essayant d’écarter le jeu, en vain. « On essaie souvent de faire la différence par le milieu. Or les Gantois étaient bien regroupés, bien organisés. »

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