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Les soirées étudiantes de l’UCL et l’UNamur vont devoir s’adapter à l’extension du Covid Safe Ticket

Les soirées étudiantes de l’UCL et l’UNamur vont devoir s’adapter à l’extension du Covid Safe Ticket
Photo prétexte - Th.V.A.

L’annonce de l’obligation du Covid Safe Ticket (CST) en Wallonie à partir de la mi-octobre concerne aussi les «guindailles» étudiantes et l’organisation des baptêmes. Certaines universités comme l’Université de Mons (UMONS), l’Université de Liège (ULiège) et l’Université libre de Bruxelles (ULB) avaient déjà décidé de limiter les soirées aux détenteurs du CST.

Marc Labie, Vice-recteur de l’UMONS explique cette décision, elle vient des étudiants eux-mêmes: «Chez nous, tous les cercles étudiants ont signé une convention dans laquelle ils s’engagent à demander le CST dans leurs activités étudiantes, que ce soit pour les baptêmes ou pour les soirées. La volonté des étudiants était de retrouver un maximum de liberté, tout en étant en sécurité, et donc d’utiliser le CST».

Côté étudiant, ils semblent aussi être satisfaits, comme Martin Troncon, président des fêtes du cercle de médecine de Mons (FMM): «Nous sommes vraiment contents de l’utilisation du CST, et en réalité, c’est assez simple à contrôler. Nous avons délimité tous les espaces où nous faisons nos activités de baptême et nous avons créé un comité spécialement pour cet événement pour nous aider quotidiennement dans l’organisation. Nous avons aussi mis en place un système de bracelet qui nous simplifie la tâche.»

Des étudiants veulent retrouver leurs libertés

À l’UCLouvain, actuellement, les soirées suivaient le protocole de l’horeca, le CST n’était donc pas d’application. Pour le baptême, le CST n’était là non plus pas nécessaire pour y participer. L’obligation du CST en Wallonie va donc nécessairement impacter les «guindailles» à l’UCLouvain. Pour le moment, aucune décision n’a été prise, mais des discussions sont bien en cours.

Les étudiants quant à eux en discutent aussi et certains ont déjà leur avis sur la question comme Andréas Guérit, président de la Chimacienne de Louvain-la-Neuve, qui lui, est totalement favorable à l’utilisation du pass sanitaire: «Nous organisons fréquemment des soirées dans différentes salles sur le campus de l’UCLouvain. Même si les règles sont généralement respectées. C’est parfois compliqué pour nous de nous imposer et de faire respecter les règles. À partir d’une certaine heure, les gens sont plus difficiles à gérer, car ils ont bu de l’alcool et sont plus turbulents. Même si nous faisons de notre mieux, ce n’est pas toujours simple. Heureusement, si ça dérape, nous pouvons appeler des agents de sécurité de chez Sécuritas, présent sur le campus, pour qu’ils viennent calmer les gens.». Il ajoute: «l’obligation du CST c’est donc plutôt une bonne nouvelle pour moi, même si évidemment, il y a aussi des complications. C’est par exemple, à nouveau demander à des étudiants de contrôler ces pass, et donc de ne pas s’amuser mais plutôt de travailler en quelque sorte. Mais il n’y a pas que ça, je connais des étudiants qui ne sont pas vaccinés, notamment deux personnes de mon comité. Ce qui aurait pu poser problème. Ce sont des personnes importantes dans l’organisation de nos activités. Heureusement, ils ont décidé de se faire vacciner et ont pris rendez-vous dès qu’ils ont su que le CST allait devenir obligatoire en Wallonie.»

En ce qui concerne l’organisation du baptême, pour le président de la Chimacienne, tout se déroule au mieux: «Les règles sanitaires sont bien respectées. Les bleus ont tous une assiette et un verre personnel. Il ne peut pas y avoir de contact physique entre les membres du comité et les bleus, une distance doit être respectée. C’est assez facile à respecter et à contrôler. À ma connaissance, il n’y a vraiment eu aucun débordement.»

Le bunker suivra le protocole des discothèques

Du côté de l’UNamur, les salles de soirées étudiantes ne sont pas encore ouvertes, et cela ne changera pas avant début octobre, confirme Noëlle Joris, attachée de presse de l’UNamur. «Comme la décision d’obliger le CST vient d’être prise, nous sommes seulement en discussions actuellement. Ce qui est déjà sûr, c’est que début octobre, le bunker soit la plus grande salle de soirées étudiantes à Namur ouvrira ses portes sous le protocole des discothèques. Le CST sera donc demandé. Pour ce qui est des cercles, rien n’est encore sûr. A priori, ce sera le protocole de l’horeca qui sera suivi dans ces salles, mais cela doit encore être confirmé.»

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