«Sermons de minuit»: c’est quoi cette nouvelle série d’angoisse de Mike Flanagan, le créateur de l’excellent «The Haunting of Hill House»?

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«Sermons de minuit»: c’est quoi cette nouvelle série d’angoisse de Mike Flanagan, le créateur de l’excellent «The Haunting of Hill House»?
Netflix

Après nous avoir donné des sueurs froides avec l’anthologie « The Haunting of… » (« Hill House » et « Bly Manor »), le nouveau maître de l’angoisse Mike Flanagan, à qui l’on doit aussi « Ouija : les origines » et « Doctor Sleep », est de retour sur Netflix avec « Sermons de minuit » (« Midnight Mass », en version originale), une surprenante mini-série sur le fanatisme religieux au sein d’une petite communauté isolée sur une île, où le retour d’un jeune en disgrâce (Zach Gilford, de « Good Girls ») et l’arrivée d’un nouveau prêtre charismatique (Hamish Linklater, excellent) coïncident avec des événements inexpliqués et en apparence miraculeux.

On prend les mêmes et on recommence

Pour cette nouvelle création inquiétante, Mike Flanagan n’a pas été chercher bien loin pour compléter son casting (formidable !) puisqu’il a décidé de collaborer à nouveau avec son actrice fétiche Kate Siegel (on la retrouve pratiquement dans tous ses films), Henry Thomas (le petit Elliott de « E.T. l’extra-terrestre », et star des deux premières saisons de « The Haunting of »), Samantha Sloyan (que le réalisateur a déjà filmée dans « Pas un bruit » et « The Haunting of Hill House », et qu’on retrouve dans un rôle incroyablement détestable) et Alex Esso (vue dans « Doctor Sleep » et « The Haunting of Bly Manor »). Rahul Kohli, surtout connu pour son rôle dans « iZombie » et présent dans « Bly Manor », est également de la partie.

Si le début est un peu lent (et très bavard), l’ambiance chargée de mystères, l’écriture toujours très juste et l’esthétique soignée aident à dérouler une histoire à la fois contemplative et glaçante, pleine de tensions et d’émotions, de surprises et d’étonnants rebondissements. Les thèmes forts qui y sont abordés (le deuil, la culpabilité, la foi et ses dérives…) et la manière dont ils sont traités fascinent autant qu’ils rebutent.

On ne vous en dira pas plus, si ce n’est : préparez-vous à quelques sursauts. Même si, cette fois, Mike Flanagan n’a pas pour dessein de vous faire hurler de peur, mais bien de vous pousser à la réflexion sur le bien et le mal, en exposant notamment les mauvais usages de la religion. Un feuilleton finalement plus cérébral qu’il n’y paraît, qui ne conviendra pas à tous les publics.

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