Marc Delire commentait Charleroi – La Gantoise en 2017: «Dans le foot, je me dis qu’il se passe parfois des choses curieuses…»

Marc Delire commentait Charleroi – La Gantoise en 2017: «Dans le foot, je me dis qu’il se passe parfois des choses curieuses…»

« Au micro, en plein direct », se souvient-il, « c’est impossible d’avoir le recul nécessaire. Mon intuition me dit donc de dire, sur cette rencontre, que c’est un scandale. Après, des phases comme celles-là, ça arrive souvent. Encore ce week-end : comment l’arbitre a-t-il pu accorder à Genk le premier penalty contre Seraing ? ».

Marc Delire refuse cependant de croire que tout est pourri. « Le Sheriff Tiraspol qui va gagner au Real Madrid, c’est quoi ? C’est le Real qui se fait battre pour faire gagner de grosses sommes aux parieurs ? Non… Dans le foot, tout est possible et heureusement. Mais c’est vrai que, parfois, je me dis qu’il se passe des choses curieuses ».

Le commentateur prône la tolérance zéro : « Quand un joueur, un agent, un entraîneur, un journaliste est pris pour corruption, il doit être banni à vie. J’étais à PSG-City mardi, c’était un bonheur : j’aime le foot pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il rapporte. Je refuse de ne plus aimer le foot à cause de crapules ! »

Ces nouvelles révélations et tous ces faits troublants vont-ils changer sa façon d’être, à l’antenne ? « Dois-je devenir un « commentateur-juge d’instructions » et faire un relevé de toutes les phases curieuses ? On doit, en tout cas, solliciter le débat. Et surtout ne pas croire que tout est noir. Ou rose. Je ne suis pas naïf : j’ai joué en Promotion. Des matches achetés, j’en ai connus. La corruption, elle est partout ».

CB

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