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L’APD s’interroge sur l’utilisation du Covid Safe Ticket dans toute la Wallonie: «Son usage doit être limité à ce qui est strictement nécessaire»

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Pour l’Autorité de protection des données, le dispositif doit être réévalué chaque mois.
Pour l’Autorité de protection des données, le dispositif doit être réévalué chaque mois. - Photo News

Pour instaurer l’utilisation étendue du Covid Safe Ticket -CST- en Wallonie, le Gouvernement attendait un avis de l’Autorité de protection des données, l’APD. Ce lundi soir, ce rapport, que nous avons consulté, a été envoyé au ministre-président Elio Di Rupo (PS). Et après avoir analysé l’avant-projet de décret, l’APD estime que le Gouvernement doit corriger sa copie.

En préambule, l’APD rappelle que « le fait pour toute personne de devoir prouver, à travers la présentation du CST, soit qu’elle a été vaccinée, soit qu’elle vient de réaliser un test qui s’est révélé négatif, soit qu’elle s’est rétablie du Covid-19 pour pouvoir accéder à des lieux et activités de la vie courante, constitue une ingérence particulièrement importante dans le droit au respect de la vie privée et le droit à la protection des données à caractère personnel.

Ces droits ne sont toutefois pas absolus et peuvent être limités si cela s’avère nécessaire pour atteindre un objectif d’intérêt général, c’est-à-dire qu’il faut démontrer que le recours au CST est une mesure pertinente, nécessaire et proportionnée à l’objectif qui est poursuivi. »

►► Pour l’Autorité, il faut donc limiter l’usage du CST à ce qui est « strictement nécessaire ».

►► « Nous sommes face à des droits fondamentaux qu’on ne peut restreindre sauf dans des situations spécifiques », nous rappelle la directrice de l’APD.