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Le plastique, grand absent de la politique de durabilité des banques

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Illustration - Belga Image

« Malgré son impact environnemental néfaste, nous avons constaté que la pollution plastique ne joue pratiquement aucun rôle dans l’engagement des banques en faveur de l’environnement et du climat », déplore Frank Vanaerschot, un des chercheurs pour l’étude FairFin qui passe au crible les politiques d’investissement de sept banques actives en Belgique.

Si plusieurs banques affichent de bonnes intentions en adhérant à des initiatives ou à des visions internationales, dans la pratique, peu de concret.

BNP Paribas ne dit pas un mot sur le plastique dans sa politique de responsabilité sociale d’entreprise, not FairFin. Le groupe KBC ne mentionne pas non plus le plastique dans son rapport de durabilité, hormis pour l’introduction d’une carte bancaire faite à base de plantes dans en République Tchèque. Le mot plastique n’apparaît pas non plus une seule fois dans le rapport de durabilité de 400 pages de la banque durable Triodos.

D’autres comme la Deutsche Bank, BNP encore ou Argenta se sont engagées à réduire le plastique en interne, dans leurs locaux ou leurs cantines. « En soi, il est bon qu’elles montrent l’exemple, mais tant qu’elles continueront à financer inconditionnellement la pollution plastique, ces initiatives ne feront pas une grande différence ».

Le seul « bon point » revient à Candriam, gestionnaire d’actifs de Belfius, qui mentionne le problème des plastiques à usage unique dans sa politique de durabilité. L’institution fait aussi une première réflexion sur les risques d’investissement qui y sont associés et qui sont notamment liés aux durcissements législatifs adoptés.

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