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Grève surprise chez ORES: une centaine de véhicules rassemblés devant le siège à Gosselies

Grève surprise chez ORES: une centaine de véhicules rassemblés devant le siège à Gosselies

Une centaine de camionnettes avec plus de 200 personnes se sont réunies ce jeudi matin à 10h30 devant le siège de l’entreprise ORES à Gosselies suite à un mouvement de grève. Une partie des travailleurs s’est donc fait entendre sur certains points, à savoir les conditions liées au télétravail et les conditions de compensation du rôle de garde.

« On a demandé à ce que les gens se rassemblent ici au siège central d’ORES et nous sommes plus de 200 à avoir répondu à l’appel. La mobilisation est forte », explique un employé de l’entreprise. « En 2002, de nouveaux statuts ont été créés. Et depuis, deux statuts existent : les anciens avec de bonnes conditions de travail et les nouveaux qui ont des conditions de travail tout à fait différentes. Nous nous sommes réunis ce jeudi avec pour principale revendication d’avoir une société de télétravail correcte pour les agents de bureau. De plus, les techniciens de réseau souhaiteraient pouvoir récupérer leur dimanche quand ils sont de garde d’astreinte à domicile comme les anciens statuts. Ces derniers sont également présents en guise de solidarité. »

La garde du dimanche

Toutefois, ce ne sont pas les seules raisons qui ont rendu les employés furieux. « Pendant les inondations à Verviers, tout le personnel a été mobilisé. Ils s’y sont allés volontiers. La direction a salué le geste mais par contre, pour accorder la récupération du dimanche, c’est non ! Cela nous a choqués aussi. Quand on est de garde d’astreinte à domicile, c’est toute la famille qui se retrouve de garde car on ne peut pas sortir et avoir d’activités en dehors de la maison. On doit rester dans un périmètre bien stricte. Il faut qu’ils le reconnaissent. »

Un technicien présent depuis 20 ans au sein de la société allait également dans ce sens. « Je n’ai pas l’occasion d’avoir ce jour de repos de garde contrairement à d’anciens statuts. Même si on s’entend très bien entre collègues, ça crée un mal-être entre les anciens et les nouveaux. Tout ce que l’on demande, c’est que l’on soit revalorisé au niveau de notre fonction de technicien et la direction ne veut pas nous écouter. On ne demande pas grand chose, on veut juste être entendu une fois pour toutes. »

« Ça crée des différences au niveau des acquis au sein même des équipes », ajoute un collègue. « Nous ne sommes pas en train de revendiquer des salaires. Ma femme a ses cours d’anglais le mardi soir quand je suis de garde. Cela demande à chaque fois une organisation au sein de la famille pour savoir qui sera là pour garder mes deux enfants si jamais on m’appelle sur un incendie ou une odeur de gaz. Cela a un impact au niveau familial. On nous dit depuis dix, quinze ans que c’est très difficile à réattribuer et maintenant, l’argument, c’est que c’est impayable. J’estime que pour le bien de la société, ils devraient nous écouter. Les techniciens répondent toujours présent à la demande de la population et nous sommes donc présents ce jeudi pour revendiquer le repos de garde. »

Des revalorisations

D’autres employés se sont également joints à cette grève. « Pour notre part, nous sommes ici pour la revalorisation des métiers techniques. Je pense qu’au vu des actes qu’on effectue au quotidien, le métier évolue et donc je crois que le salaire doit évoluer avec. Mais on est surtout ici pour apporter notre soutien car on fait tous partie de la même société. »

La direction, déjà en discussions avec les partenaires sociaux au sujet de l’organisation du travail, avait proposé une série de mesures à ces derniers au cours des dernières réunions, mais elles avaient été rejetées. Toutefois, elle va proposer de revoir les partenaires sociaux très rapidement dans un climat propice afin de pouvoir poursuivre les discussions.