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Wallog, une agence immobilière pour permettre le relogement notamment des sinistrés

Robert Schmitz et Walther Bertrand de Wallog.
Robert Schmitz et Walther Bertrand de Wallog. - A.R.

En Belgique, on estime qu’il y a 300.000 logements inoccupés. Ils sont pour la plupart insalubres et mérite un bon coup de « polish ». Depuis les inondations de la mi-juillet, un nombre considérable de logis s’est ajouté à cette liste. Que faire alors avec alors que beaucoup ont besoin de trouver un toit ?

Une des solutions pourrait venir de Wallog. Il s’agit d’une société qui fait le lien entre les investisseurs privés et les propriétaires. En clair la société fonctionne comme une agence immobilière, c’est-à-dire qu’elle met en relation de potentiels vendeurs avec des acheteurs.

Mais ce n’est évidemment pas tout. Wallog se charge également de donner un cadre technique pour rénover les maisons. Il faut en effet qu’elles soient conformes pour que l’on puisse travailler avec des AIS (Agences Immobilières sociales). En travaillant avec des AIS, le loyer est garanti pour le propriétaire par exemple même si le locataire ne paye pas.

« Le but est d’attirer un maximum d’investisseurs. On se rend en effet compte que dans des cas comme les communes sinistrées, de grands investisseurs sont intéressés pour racheter une bonne partie des bâtiments. Ici, ce qu’on propose, c’est pour des personnes comme vous et moi », estime Éric Dejardin développement manager chez Swix Im, qui va travailler avec Wallog.

L’initiative, d’après les responsables, s’adresse à toutes les personnes qui voudraient investir dans l’immobilier. « C’est de plus en plus difficile d’avoir accès à la propriété et ça va le devenir de plus en plus », avance Walther Bertrand, le créateur du concept. « Avec toutes les normes d’énergies, ça va devenir de plus en plus coûteux par exemple. Avec Wallog, ce serait bien plus facile dans la mesure où on encadre également au niveau administratif les investisseurs. On les aide pour avoir les autorisations de la commune, etc. »

La société ne compte pas se charger elle-même de retaper les 300.000 logements insalubres du pays. Mais elle se voit bien s’occuper de 1.200 dossiers dans un premier temps.

Sauf qu’il y a un hic. Wallog ne peut pour l’instant exercer à cause d’un problème législatif. Il faudrait pour cela que les élus puissent remettre en route une loi abrogée en 2015. « On demande juste ça aux pouvoirs publics. Rien d’autre. Le reste, on s’en charge », assure Éric Dejardin.

« C’est juste une pierre à l’édifice de cet enjeu majeur qu’est le logement », estime Walther Bertrand

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