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Salah Abdeslam peut être entendu sur le rôle d’un Néerlandais dans les attentats de Paris

Salah Abdeslam peut être entendu sur le rôle d’un Néerlandais dans les attentats de Paris
Isopix

Le parquet néerlandais soupçonne le trentenaire d’être impliqué dans la livraison d’armes à feu utilisées lors des attentats de Paris en 2015 et de Bruxelles, en mars 2016. Selon l’accusation, l’homme a joué un rôle de médiateur entre un membre belge de sa famille, Ali el H., et des marchands d’armes néerlandais. Anass A. est dès lors suspecté de complicité avec une organisation terroriste, bien que l’accusation n’affirme pas qu’il savait avec certitude à quoi étaient destinées les armes.

Depuis la dernière audience intermédiaire en 2019, le suspect est libre et a retrouvé du travail, selon son avocat. Il nie en outre fermement avoir livré des armes. En larmes face aux juges, il avait affirmé il y a deux ans être « contre tous les terroristes ».

Selon le ministère public, les armes – au nombre de trois et surnommées « clio’s », comme le modèle de voiture, dans des conversations tenues sur une application de messagerie instantanée – ont été récupérées auprès de fournisseurs néerlandais à Rotterdam le 28 octobre. L’un de ces fusils d’assaut a ensuite été découvert dans un logement à Bruxelles où Salah Abdeslam avait trouvé refuge après l’attentat de Paris. Ce dernier est actuellement jugé dans la capitale française pour les attaques de 2015.

Par l’audition d’Abdeslam et de cinq autres témoins, l’avocat d’Anass A. espère prouver l’innocence de son client. Pour lui, c’est bien le Belge membre de la famille d’Anass A. qui constitue le chaînon principal dans cette affaire. « Sans lui, nous ne serions pas là aujourd’hui. »

Le dossier sera traité le 16 décembre mais le fond de l’affaire ne devrait pas être abordé avant l’année prochaine.

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