Un homme de 26 ans rattrapé par la justice pour avoir photographié les strings de ses camarades lorsqu’il était en rhéto!

Il était en rhéto au Sartay.
Il était en rhéto au Sartay. - Illu Tonneau.

Le prévenu qui a comparu devant le tribunal correctionnel de Liège ce vendredi pour des faits d’attentat à la pudeur habite désormais Ferrières et il y a quatre ans, il s’était fortement rapproché d’une petite voisine, alors âgée de six ans. Les parents de celle-ci lui faisaient confiance : « Elle était la petite sœur que je n’ai jamais eue », a-t-il expliqué. Mais le 31 août 2017, la gamine s’était éloignée quelques instants de la vue de son papa, qui s’en était tracassé. Il avait alors envoyé un texto au prévenu, pour voir si elle était avec lui. « Quand j’ai vu ce sms, c’est comme si je m’étais ‘réveillé’, comme si je venais d’avoir une absence », a affirmé le prévenu, soutenant qu’il ne se souvient plus « que de quelques flashs » de la scène qui s’est déroulée. Quand ses parents lui avaient demandé si elle s’était bien amusée, la petite avait confié avoir « un grand secret ». Sa maman était parvenue à lui faire dire de quel secret il s’agissait, « et cela mine de rien, pour ne pas traumatiser l’enfant », a exposé Me Molders-Pierre à la partie civile. Elle avait ainsi appris que le voisin avait ôté les vêtements de la petite, qu’il s’était lui-même déshabillé, et qu’il lui avait demandé de toucher son sexe. Heureusement, c’est à ce moment-là que le père de l’enfant s’était inquiété…

>> Suite à cette affaire, une visite domiciliaire a été réalisée.

>> Les policiers ont découvert les photos d’une vingtaine de jeunes femmes, ou plutôt du bas de leur dos: les photos dataient de quand le prévenu était en rhéto au collège du Sartay à Embourg.

>> Le ministère public a requis contre lui une peine de deux ans de réclusion. Le jugement aura lieu en novembre.