Des étudiants nus miment des actes sexuels au beau milieu du campus de l’ULB: les activités de ce cercle suspendues par l’université (vidéo)

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Des actes sexuels.
Des actes sexuels. - Capture d’écran/D. R.

La scène qui s’est déroulée ce jeudi sur le campus de l’ULB à Ixelles n’a pas manqué d’interpeller, voire de choquer certains étudiants. Il est vrai que dans le contexte actuel, après les révélations d’agressions sexuelles dans des bars du cimetière d’Ixelles, la scène est inappropriée. Au beau milieu d’un terrain d’herbe du campus, des étudiants membres d’un cercle se sont retrouvés nus en train de mimer des actes sexuels. Ce qui ressemble de prime abord à une activité dans le cadre d’un baptême estudiantin ne respecte visiblement pas la charte qui prévoit notamment que « les cercles s’engagent à respecter l’intégrité morale et physique des bleus. »

Sur cette scène enregistrée par un autre étudiant, on peut voir trois personnes nues, l’une allongée au sol avec une seconde penchée au-dessus d’elle les mains posées au sol de chaque côté des jambes du premier, tandis que la dernière est collée au postérieur de la seconde personne. Le trio est entouré par une dizaine de personnes portant des toges affublées des lettres « C » et « D », notamment.

« Les autorités sont informées, les responsables du cercle sont convoqués chez le vice-recteur aux affaires étudiantes ce lundi et en attendant, les activités de bleusaille de ce cercle ont été suspendues », nous indique ce samedi Aurélie Rousseaux, la porte-parole de l’Université Libre de Bruxelles. Selon la porte-parole, également cité par nos confrères de RTL, le cercle incriminé risque une interdiction d’activité folklorique durant cette année académique.

À noter que cette scène pourrait également être punie par la loi. L’outrage public aux bonnes mœurs constitue une infraction. L’article 385 du code pénal stipule que « quiconque aura publiquement outragé les mœurs par des actions qui blessent la pudeur sera puni d’un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de vingt-six à cinq cents euros ».

« Il s’agit de comitards »

Suite à la publication de l’article, plusieurs étudiants ont souhaité réagir à cette vidéo. Notamment en nous assurant que les personnes nues sur la vidéo n’étaient contraintes à rien ce jeudi. « Il ne s’agissait pas de bleus qui étaient nus mais bien de comitards d’un cercle différent que celui de droit. Ils n’imitaient pas un acte sexuel. Ils faisaient un affond spécial qui s’appelle l’affond « aqueduc » », nous assure une étudiante membre du cercle de droit. Ce cercle, nous explique par ailleurs de ne pas être concerné par cette activité. « Il y a eu des échanges de toges durant cette activité dite « la commune » donc aucun membre de notre comité de baptême n’était présent à ce moment-là », nous commente-t-il.

Pour rappel, les activités de guindailles sont soumises à une charte afin d’encadrer lesdites activités dans le respect de chacun et pour éviter tout débordement. Contactée par La Capitale, l’Association des Cercles Étudiants (ACE) de l’Université Libre de Bruxelles n’a pas souhaité réagir à cet événement survenu jeudi après-midi au beau milieu du campus.

Ce n’est pas la première fois que les activités de baptêmes suscitent la polémique en Belgique. Fin septembre, deux incidents se sont produits sur le campus de Louvain-La-Neuve poussant les autorités académiques à suspendre toutes les activités estudiantines.