Des sinistrés des inondations de juillet manifestent contre l’inaction des assurances sur la place Saint-Lambert à Liège

Ils n’étaient pas nombreux, mais motivés.
Ils n’étaient pas nombreux, mais motivés. - SP

Ils étaient tout au plus une cinquantaine ce samedi sur la place Saint-Lambert. Mais ils parlaient aussi au nom « de tous ceux qui ont déjà abandonné », assure Abdoul Diallo, le Verviétois à l’origine de la manifestation qui visait à exprimer le ras-le-bol des sinistrés des inondations de la mi-juillet face à l’inaction des assurances. Une mobilisation en demi-teinte donc, mais que tous espèrent maintenant voir s’étoffer au fil des prochains rassemblements, déjà annoncés. « Ce n’est que le point de départ de notre lutte. Il faut se battre. Si on ne bouge pas, personne ne le fera pour nous. »

Le leitmotiv du collectif « Justice pour les sinistrés » ? « Les assurances doivent payer. » Car c’est là que le bât blesse. Chiffres à l’appui, 20 % des personnes touchées par les intempéries ont pour l’instant été indemnisées entièrement. Beaucoup trop peu trois mois après les inondations, estiment ces Liégeois et ces Verviétois, « alors « qu’il n’a pas fallu deux semaines pour que l’Etat négocie le plafond des assurances. Et nous, on nous demande des documents emportés par les flots, signés voici 20 ans durant lesquels nous avons payé nos primes, tonne M. Diallo. Alors que les images et les stigmates encore présents dans nos maisons parlent pour nous. » Face à lui, d’autres sinistrés, comme lui, qui viennent de Chênée, de Trooz, de Pepinster.

>> «En trois mois, je n’ai même pas un numéro de dossier…», de nombreuses personnes témoignent.

>> L’attente devient longue, pour tous, «dans des maisons humides, alors que l’hiver arrive».

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