Timide retour des «gilets jaunes» sur quelques ronds-points en France

Timide retour des «gilets jaunes» sur quelques ronds-points en France
AFP

A Châlons-en-Champagne, une petite vingtaine de «gilets jaunes» ont ainsi occupé un rond-point à la sortie de la ville dès le matin. «Nous sommes apolitiques mais on ne se retrouve plus dans ce gouvernement ni dans les candidats à l’élection présidentielle, on veut un candidat qui connaisse la misère sociale», a expliqué un membre du collectif chalonnais Liberté citoyenne.

Les manifestant demandaient la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC), revendication centrale du mouvement depuis les premières occupations de ronds-points à l’automne 2018.

À Toulouse, entre 20 et 30 personnes se sont réunies au rond-point emblématique de la «Socamil», au sud-ouest de la ville, avec des pancartes comme «Vivre, oui, survivre, non» ou «Pas de paix sans justice». Sur place, elles dénonçaient les «violences policières» ou encore la baisse du niveau de vie.

Une cinquantaine de «gilets jaunes» se sont rassemblés dans l’après-midi au rond-point des Buers à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, a indiqué la préfecture, selon laquelle les manifestants se sont rapidement dispersés.

En Vendée, ils étaient une vingtaine à se rassembler aux Herbiers pour rejoindre en opération-escargot un rond-point à La Roche-sur-Yon, selon Ouest-France.

Interrogé par l’AFP sur l’affluence aux ronds-points, le ministère de l’Intérieur, qui ne disposait pas de chiffrage national, a évoqué une «présence faible sur le territoire». Cent personnes se sont rassemblées à Toulon, 60 à Beauvais (Oise), a-t-on mentionné place Beauvau.

A Caen, ils étaient 270, dont une trentaine de «gilets jaunes», à manifester contre la hausse du prix des carburants et pour une «convergence des luttes».

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