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L’essence vendue à prix coûtant jusqu’au 30 octobre chez Leclerc: « Nous avons été chatouillé par l’intervention de la ministre»

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L’essence vendue à prix coûtant jusqu’au 30 octobre chez Leclerc: « Nous avons été chatouillé par l’intervention de la ministre»
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Voilà une nouvelle qui devrait apaiser un peu les consommateurs. Après les prix de l’électricité et du gaz, c’est désormais au prix des carburants de flamber et d’atteindre des sommets. Les magasins Leclerc, connus pour leur implication en faveur du pouvoir d’achat des Français, ont annoncé que jusqu’à la fin du mois, le carburant serait vendu à prix coûtant, rapporte la Voix du Nord. Sur son site, Leclerc précise qu’il s’agira de tous les types de carburant, sauf le fioul domestique. Par ailleurs, l’opération sera conduite dans « tous les magasins disposant d’une station-service hors station autoroute ».

Invité de RTL ce lundi matin, Michel-Édouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres Leclerc, a dit avoir été « chatouillé » par l’intervention de Barbara Pompili, la ministre de l’Environnement, la semaine dernière. Cette dernière a demandé aux distributeurs de « faire un geste dans cette période difficile en réduisant leurs marges ». Une remarque qui n’est pas bien passée du côté des principaux concernés.

« Nous avons été chatouillé par l’intervention de la ministre de l’Environnement, qui devant la flambée des prix du carburant et oubliant que c’est l’État qui avait un levier avec le poids des taxes, appelle à baisser nos prix », indique Michel-Édouard Leclerc. Et de préciser : « J’avais réagi en indiquant qu’on avait un ou deux centimes sous le pied et pas plus. On prend une position en disant qu’on vend sans marge jusqu’à la fin du mois et donc si ça continue d’augmenter, la marge de manœuvre elle est pas chez nous, elle est chez [le gouvernement] ».

Se mobiliser pour ne pas altérer le pouvoir d’achat

Le président du comité stratégique rappelle : « Dans la réalité aujourd’hui, les foyers se tapent une augmentation du chauffage, de tout ce qui est lié aux transports, voiture, train, etc, l’électricité, ils se tapent une augmentation des abonnements, comme Netflix ou les abonnements de loisir, de toutes les dépenses contraintes, comme les loyers, qui augmentent considérablement ». Il « voit arriver » une inflation avec « d’autres vecteurs ». Selon lui, « il faut se mobiliser, État et entreprises privées pour ne pas altérer le pouvoir d’achat dans les mois qui viennent ».

« Si on regarde de quoi est fait un prix et si on veut que les prix n’augmentent pas trop, il faut prendre les facteurs de fabrication du prix », estime encore Michel-Édouard Leclerc, évoquant la baisse ou le blocage des taxes, comme la TVA ou la TIPP (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers). Quoi qu’il en soit, selon lui, « c’est pas dans le camp des entreprises privées ». Si elle intervenait, il s’est en tout cas engagé à « immédiatement » répercuté cette baisse de la taxation sur les prix à la pompe.