«Il est temps de relâcher la pression insupportable sur les écoles», plaide Bénédicte Linard

«Il est temps de relâcher la pression insupportable sur les écoles», plaide Bénédicte Linard
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Les écoles et les collectivités d’enfants font partie, en Belgique, des milieux les plus surveillés. Or, « on y constate, semaine après semaine, que le nombre de cas de covid reste sous la barre des ? 0,2 % des élèves francophones », souligne-t-elle en appelant à ce que « le bien-être, le développement, l’émancipation et la santé des enfants » soient remis « au centre des attentions et des discussions ».

« Bien sûr, le virus continue de circuler. Et nous devons rester attentifs à l’évolution de cette pandémie. Mais arrêtons de faire porter un poids démesuré sur les jeunes générations alors qu’elles sont les moins fragiles face à la maladie », poursuit la ministre Ecolo.

« Il est temps de relâcher cette pression insupportable sur les écoles, les collectivités et sur les enfants, à commencer par les tout-petits et les enfants du primaire. Est-il encore nécessaire et utile de maintenir les mesures lourdes et contraignantes de suivi de cas, de tests à répétitions et de quarantaines pour des cas contacts sans symptômes ? », s’interroge-t-elle alors que « certains enfants de moins de 12 ans ont été testés jusqu’à 10 fois depuis le début de l’année ».

« Cette attention constante et injuste sur les enfants a des conséquences qu’on ne peut négliger sur leur bien-être, sur leur santé mentale, sur leurs apprentissages. Sans parler des conséquences sur les familles, leur organisation et leurs activités professionnelles » ainsi que sur le travail des services de médecine scolaire dont les missions de base sont mises à mal par la gestion du tracing, estime encore Bénédicte Linard.

« Grâce à la campagne de vaccination qui fonctionne, le nombre de nouvelles hospitalisations et le nombre de lits d’hôpitaux occupés aux soins intensifs en raison du covid restent globalement stables. Et ce sont bien ces indicateurs-là qui sont importants à surveiller », rappelle-t-elle enfin.

Mi-septembre, le ministre flamand de l’Enseignement, Ben Weyts, avait déjà appelé Sciensano à revoir les règles de quarantaine dans les écoles. « Beaucoup trop d’enfants sont en train de manquer l’école parce qu’on a un réflexe de prudence trop important. Je comprends qu’on veuille être prudent, mais aujourd’hui, il faut penser aux enfants », avait-il déclaré.

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