La bouche du papy sur le sexe de l’enfant à Chapelle: un accident, selon le tribunal

Les faits s’étaient produits en août 2019, dans une cabine du plan d’eau de Chapelle lez-Herlaimont.
Les faits s’étaient produits en août 2019, dans une cabine du plan d’eau de Chapelle lez-Herlaimont. - Archives F. Sch.

Fred (prénom d’emprunt), 52 ans, n’en démordait pas à l’audience : ce jour d’août 2019, dans une cabine du plan d’eau de Chapelle – lez-Herlaimont, il n’a pas profité qu’il essuyait son petit-fils de 5 ans et demi, pour pratiquer sur lui une fellation. « Le petit a mal interprété une maladresse de son grand-père. »

Me Cesaro a convaincu en évoquant la position de l’adulte, dans la cabine, accroupi en train d’ôter le maillot, puis d’essuyer le petit garçon : le mouvement litigieux aurait été fortuit. Il y a doute : il fallait acquitter, a conclu le tribunal.

Le papy avait témoigné en ce sens : « J‘avais déshabillé le petit pour aller à l’eau. J’étais dans la cabine pour lui mettre, puis lui retirer son maillot. Il ne s’est rien passé ! »

Le papy avait au passage déploré que l’enquête ne se soit pas davantage focalisée sur les dires du petit, selon lesquels ses parents « faisaient des parties à trois, tous nus, près de ma chambre ». Cette manière de faire le procès des parents de Matteo, avait fait réagir Me Arnaud Lebas, partie civile. « Les parents essaient de comprendre ce qui s’est passé. L’audition vidéo-filmée du petit est éclairante, même si elle est à prendre avec retenue. L’enfant est crédible. »

Le parquet avait requis 3 ans, minimum légal pour viol sur un enfant de moins de 10 ans, enfant qui évoquait une fellation forcée et « un secret à ne pas dire. » Mais les seuls dires du petit garçon n’ont pas suffi à condamner. Un appel est toutefois encore possible pendant un mois.