Vincent Van Quickenborne, ministre de la Justice: «Un suivi des délinquants sexuels après la prison»

Vincent Van Quickenborne, ministre de la Justice: «Un suivi des délinquants sexuels après la prison»
Belga

Le 20 octobre 1996, aviez-vous participé à la Marche blanche ?

Non, je l’ai regardée à la télévision, mais je connaissais déjà bien les parents d’enfants disparus. Hier soir, j’ai encore vu Pol Marchal et son épouse. J’avais été impressionné par la dignité de ce qui s’était déroulé. À la suite de ces événements, j’ai fondé un comité blanc. J’avais 23 ans et j’étais un jeune juriste. Je suis allé voir deux présidents de partis dont Louis Tobback. Il avait refusé de me parler. Notre objectif était de faire en sorte que ce genre de cas soit traité plus sérieusement par la police et par la justice.

Qu’avez-vous retenu de l’affaire Dutroux, comme être humain ?

J’ai été choqué par la méthode « pas de commentaires ». Je me souviens de magistrats s’enfuyant dans les ascenseurs pour échapper aux questions. À l’époque, la justice était dans sa tour d’ivoire, loin du citoyen. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé, avec notamment la réforme des polices et de la justice. Les victimes ont désormais les maisons de justice pour les accueillir. Child Focus a été fondé pour soutenir les familles. Il y a aussi la cellule des personnes disparues. Appréciée dans le monde, elle réalise un travail formidable. Sur les 30.000 dossiers traités, 97 % ont été résolus.

►► Retrouvez ICI l’interview de Vincent Van Quickenborne.

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