Règlement de compte à la Porte-Basse à Marche: des peines jusqu’à 2 ans de prison

La police avait procédé à plusieurs interpellations cette nuit-là.
La police avait procédé à plusieurs interpellations cette nuit-là. - Photo News/Illustration

Des coups de feu, un fugitif en caleçon, une descente de police, des policiers l’arme au point… La nuit du 21 au 22 juillet 2020, le quartier de la Porte-Basse est devenu le théâtre d’un véritable règlement de compte à Marche. Cinq hommes d’une vingtaine d’années viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Marche pour coups et blessures, menaces et port d’arme et un autre a été acquitté.

Une bagarre pour un sac volé

Tout commence à la terrasse d’un café sur la Place aux Foires. Les différents protagonistes boivent un verre ensemble jusqu’à ce qu’une querelle éclate pour une histoire de sac volé. Divisés en deux groupes, les six lascars se retrouvent devant la gare de Marche. Ils en viennent aux mains, la police intervient, disperse la rixe, sans pour autant parvenir à calmer les esprits. Les deux groupes regagnent leurs bases respectives, mais la rancœur couve. Une partie des prévenus décide alors de se faire justice et ils se rendent à trois au repère du groupe adverse, rue Porte-Basse. Non sans avoir au préalable emporté une carabine à plomb dans le coffre de la voiture. « C’était pour me défendre au cas où », expliquera l’un des principaux intéressés à l’audience du 24 septembre dernier.

L’arme, ils s’en servent pour tirer en direction de l’immeuble. Pris de panique, l’occupant des lieux prend la poudre d’escampette en caleçon pour échapper à ses assaillants. Lesquels décident alors de défoncer la porte de l’appartement sans se douter que le locataire est parvenu à filer en douce.

Alertée par le voisinage, la police descend sur place et procède à plusieurs interpellations. « Tout le monde est d’accord pour dire que les prévenus sont descendus sur place pour un règlement de compte », résumera le ministère public dans ses réquisitoires.

Un des six protagonistes a été acquitté au bénéfice du doute. Les cinq autres écopent de peines comprises entre 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 2 ans d’emprisonnement ferme. Deux des membres de l’expédition punitive, dont le plus lourdement condamné, devaient également répondre de coups et blessures et vols dans le cadre d’un autre dossier. L’un d’eux était d’ailleurs sous le coup d’un sursis probatoire au moment des faits.

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