Quatrième vague à l’hôpital d’Ixelles: «Marre d’accompagner des enfants sur le lit de mort d’un parent qui a décidé de ne pas se faire vacciner!»

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Malgré la fatigue de pus en plus intense, les infirmières gardent le moral.
Malgré la fatigue de pus en plus intense, les infirmières gardent le moral. - Elio Germani.

« C’est une journée chargée, on a beaucoup d’admissions dans l’unité Covid », déclare Dr. Andrea Della Vecchia, infectiologue aux Hôpitaux Iris Sud (HIS). Depuis le début de la crise, l’unité T31 dédiée à la cardiopneumologie n’accepte plus que des patients atteints du coronavirus. Face à cette crise sanitaire qui perdure, la fatigue s’accumule et la lassitude marque les visages masqués des soignants de l’hôpital Etterbeek-Ixelles qui fait partie du réseau (HIS). Mais dans les couloirs, les soignants tentent de ne pas se laisser abattre. « On vit au jour le jour pour tenir le coup. On ne peut pas se projeter sinon on risque de perdre le moral », nous souffle Patricia Blondelet infirmière-chef en unité Covid chez HIS.

Lors de la première vague, le matériel (gants, masques, gel, protections) a cruellement manqué. À la deuxième vague, ce problème a laissé place à un nouveau défi : le manque de personnel. « À chaque nouvelle vague, on a un peu moins de gens. Les soins intensifs sont saturés par manque d’infirmiers et de motivation. Beaucoup ont arrêté de travailler », pointe Dr. Marc Vekemans, infectiologue aux HIS. Conséquence : des salles d’opération en grande proportion sont fermées afin de « recycler » du personnel.

►► Dans cette unité Covid, ils encouragent les personnes à se faire vacciner.

►► REPORTAGE : en immersion dans l’unité Covid de l’hôpital d’Etterbeek-Ixelles.