Une petite vodka de Tchernobyl, ça vous dit?

Une petite vodka de Tchernobyl, ça vous dit?
RTBF

Juste après la diffusion du dernier épisode de la minisérie « Chernobyl », Tipik vous invite à revenir sur le site, en Ukraine, en mettant vos pas dans ceux de Ben Fogle, un aventurier doublé d’un animateur anglais intrépide. Durant une semaine, ce dernier s’est risqué à explorer les ruines de la centrale, mais aussi de la cité abandonnée de Pripyat, à quelques kilomètres. Une zone figée depuis 35 ans dans le silence… mais loin d’être morte pour autant ! Même si cette zone radioactive demeure sous haute surveillance, et qu’il est impossible de rester dans certains endroits plus d’une poignée de minutes sans mettre sa vie en danger à cause des radiations présentes pour des milliers d’années, le lieu fascine.

La ville elle-même, cité soviétique modèle figée comme un ultime témoin de la gloire défaite de l’empire communiste, captive et attire désormais chaque année des milliers de touristes. Comme Fogle, ils peuvent se risquer à entrer dans l’hôpital 126 en ruine, où pourrissent lentement les vêtements laissés sur place par les premières victimes accueillies en urgence. Ils peuvent même aller plus loin encore, dans la salle de contrôle du réacteur 4, en suivant un protocole strict, en revêtant une combinaison spéciale et, bien sûr, à leurs risques et périls.

Dans les forêts alentour, la vie a repris. Des chevaux retournés à l’état sauvage, des loups et des ours profitent de la tranquillité des lieux. Même s’il reste pourtant aussi des humains. On les appelle les Samosely. Ces habitants, souvent des paysans, ont refusé de quitter leurs terres. Et leurs récoltes ne sont pas forcément perdues ! Le visiteur prêt à en prendre le risque pourra toujours ainsi déguster une Atomik, une vodka fabriquée à partir de céréales maison. L’équipe de chercheurs britanniques qui l’a conçue assure qu’elle n’est pas plus radioactive que tout autre alcool fort. Leur volonté est de relancer l’économie avoisinante… Les autorités ukrainiennes semblent avoir pris la mesure de l’attrait et de l’intérêt historique de Tchernobyl et ont officiellement demandé son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Espérant ainsi développer le tourisme. À côté du tourisme spatial, ce n’est pas le plus étrange…

« Retour à Tchernobyl », 24 novembre, 21h20, Tipik.

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