Zaz: fini de boire, fumer… et manger des animaux, la chanteuse nous explique sa nouvelle vie plus saine

Zaz signe un retour réussi, en harmonie avec elle-même. © Yann Orhan
Zaz signe un retour réussi, en harmonie avec elle-même. © Yann Orhan

Votre nouvel album s’intitule « Isa » en référence à votre vrai prénom, Isabelle. C’est parce que vous aviez besoin de vous retrouver ?

Avant même le confinement, j’avais déjà décidé de faire une pause pour m’occuper de ma vie personnelle. Pendant dix ans, j’ai surtout été en mode Zaz, j’étais tout le temps sur le devant de la scène, enchaînant les projets. C’était génial, mais c’était le moment que j’arrête, que j’aille vers quelque chose de plus équilibré, car c’était excessif. Il fallait que je revienne à Isa.

C’est la fameuse crise de la quarantaine ? Vous venez d’avoir 41 ans.

Mais je suis en crise permanente. Ma crise, je l’ai faite à 20, 30, 40 ans… Même dans les années du milieu, je suis tout le temps en train de réfléchir. J’ai le cerveau en ébullition.

Quelle est la différence entre Zaz l’artiste et Isa la femme ?

C’est la même personne, sauf que Zaz est toujours en représentation, dans l’énergie, alors qu’Isa est plus timide, plus vers l’intérieur. Et ça se ressent dans cet album, qui est un peu la B.O. de ma vie durant ces deux dernières années.

Le confinement est finalement bien tombé pour vous, par rapport à la pause que vous souhaitiez faire ?

Il m’a confortée dans l’idée que le chemin que j’avais emprunté était celui que je devais suivre. Ça a été difficile, mais bénéfique. Ce fut une période de perte de repères, il a fallu réapprendre à vivre différemment. Comme beaucoup de gens, j’ai été très déstabilisée. Alors que Zaz avait pris toute la place durant des années, d’un coup, je devais m’occuper d’Isa. Mais il fallait vraiment que je le fasse. J’ai affronté mes peurs, mes angoisses. Il y a eu beaucoup de changements aussi, des choses que j’ai mises en place et que je continue. J’ai changé ma manière de penser, mes croyances, mon mode de fonctionnement. Même si ça rend vulnérable et que c’est flippant.

Qu’avez-vous modifié ?

J’ai fait un jeûne de trois jours et je me suis sentie vachement bien. Du coup, j’ai arrêté de boire, de fumer, de manger des animaux. Je suis désormais végétarienne. Je ne me prive de rien, j’écoute juste ce que je ressens et ce qui est le mieux pour moi.

Autre gros changement, vous vous êtes aussi mariée durant cette période…

Oui. On s’est rencontrés avant le confinement. On travaille ensemble. On a construit une relation. J’ai aussi désormais une belle-fille.

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