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Tropical Storm: l’armée s’entraîne pendant un mois en conditions tropicales au Gabon

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L’armée belge, soucieuse de conserver son expérience africaine – et notamment une capacité à opérer en conditions tropicales –, entame lundi un vaste exercice au Gabon qui rassemblera jusqu’au 14 décembre 700 militaires issus de trois de ses quatre composantes et dotés d’hélicoptères et d’un avion, a-t-on appris vendredi auprès de la Défense.

Cette quatrième édition d’un exercice biennal baptisé Tropical Storm, est « un entraînement conjoint multifacettes en climat équatorial qui contribue à la transition de notre capacité de préparation aux opérations spéciales, cette fois en mettant fortement l’accent sur la « reconnaissance spécialisée », a indiqué le service de presse de la Défense à l’agence Belga.

Cette période d’entraînement est organisée par le Special Operation Regiment (SOR, qui chapeaute les unités para-commandos). Elle doit permettre aux militaires de s’aguerrir dans différentes techniques spécifiques comme une entrée dans une zone par parachutage ou par atterrissage aérien rapide, des opérations amphibies en mer ou sur rivière, des opérations à pied et des ravitaillements par air pour les troupes déployées au sol, a-t-on précisé de même source.

Selon l’armée, les conditions climatiques et les différents terrains existant au Gabon offrent « une opportunité exceptionnelle » pour entretenir et parfaire son expérience et son savoir-faire.

Tropical Storm comprend aussi un volet d’échange d’expériences et de coopération entre les armées belges et gabonaise, dont 250 hommes participeront à l’exercice – principalement le 1er régiment parachutistes gabonais (1RPG), mais aussi des mécaniciens, des officiers de liaison, le service de santé…

Plusieurs unités renforcées par divers renforts

Du côté belge, les unités engagées sont principalement le QG du SOR, installé à Heverlee (Louvain), le 2e bataillon de commando de Flawinne (Namur), avec un renfort provenant du 3e bataillon parachutiste de Tielen (province d’Anvers), les centres d’entraînement commando et parachutiste de Marche-les-Dames et de Schaffen (Diest).

Ces unités seront épaulées par divers renforts (logistique, génie, artillerie, police militaire…) et des éléments de la composante médicale, qui eux aussi, s’entraîneront dans un environnement tropical.

Les unités de la composante Terre se focaliseront sur des opérations spéciales et des tactiques typiques au SOR dans des conditions climatologiques africaines.

La composante Air engagera pour sa part trois hélicoptères légers A109 – deux en version d’évacuation médicale (Medevac) et un de liaison – ainsi que deux hélicoptères de transport tactique (TTH) NH90 Caïman du 1er wing de Beauvechain. Le dispositif aérien sera complété par un avion de transport C-130H Hercules du 15e wing de Melsbroek. Ce sera le chant du cygne – et l’ultime déploiement en Afrique – pour ce type d’appareil, qui sera retiré à la fin de l’année après 50 ans de service et remplacé par les nouveaux Airbus A400M, a-t-on précisé de source militaire.

En ce qui concerne le matériel, ce sont 180 véhicules (camions, pick ups, ambulances ?) et remorques (groupes électrogènes ?) qui seront déployés par voie maritime, tout comme des bateaux – six gros Zodiac de type MKVI et quelques plus petites embarcations Sillinger.

La zone de l’exercice s’étendra des environs de Libreville, la capitale, à Ndjolé et Lambaréné (centre).

Le Gabon, ancienne colonie française située sur l’Équateur, à 5.600 kms de la Belgique, permet aussi de tester la capacité de déploiement stratégique. Celle-ci est requise pour effectuer des opérations d’évacuation d’expatriés d’une zone en crise, baptisée en jargon NEO (« Non-combatant Evacuation Operation ») – l’une des tâches permanentes fixée à l’armée par le gouvernement, comme celle qui s’est déroulée en août en Afghanistan –, selon les militaires.

L’armée française, qui dispose au Gabon d’une des quatre bases militaires permanentes pré-positionnées en Afrique (avec Dakar, Djibouti et la Côte d’Ivoire), a pour sa part ouvert aux Belges son « centre d’entraînement au combat en forêt », utilisé par les Éléments français au Gabon (EFG). Les États-Unis mettront aussi des bâtiments à Libreville à disposition des troupes belges, selon la Défense.

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