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Disparition mystérieuse de Delphine Jubillar en France: Cédric, son mari, reste en prison, «certainement pour les besoins de l’enquête»

Disparition mystérieuse de Delphine Jubillar en France: Cédric, son mari, reste en prison, «certainement pour les besoins de l’enquête»

Il est écroué depuis le 18 juin et soupçonné d’avoir fait disparaître son épouse Delphine.

« C’est certainement pour les besoins de l’enquête, il est maintenu en détention », a déclaré à des journalistes un des avocats de Cédric Jubillar, Alexandre Martin, qui s’exprimerait plus longuement dans l’après-midi.

Cédric Jubillar, 34 ans, qui travaillait comme intérimaire dans le secteur du bâtiment, nie tout lien avec la disparition de sa femme et mère de leurs deux enfants.

La jeune femme, infirmière de nuit dans une clinique d’Albi et alors âgée de 33 ans, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Elle a été vue pour la dernière fois dans leur maison de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

C’est son mari qui a donné l’alerte aux gendarmes.

À plusieurs reprises, Cédric Jubillar a demandé sa remise en liberté, qui chaque fois a été refusée par la justice.

Il a été mis en examen pour meurtre le 18 juin et aussitôt placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Seysses, près de Toulouse.

Après un interrogatoire le 15 octobre dans le bureau des juges, le principal suspect de l’affaire Delphine Jubillar doit à nouveau répondre le 3 décembre aux questions des deux magistrates en charge de l’enquête.

Les grandes dates de l’affaire Delphine Jubillar

Infirmière de 33 ans disparue il y a onze mois dans le Tarn, et dont le mari, soupçonné de son meurtre, est maintenu en détention.

— Le mari signale la disparition —

Au petit matin du 16 décembre 2020, Cédric Jubillar signale aux gendarmes la disparition de son épouse Delphine, une infirmière de 33 ans.

Selon son témoignage, cette mère de deux enfants aurait quitté leur domicile de Cagnac-les-Mines (Tarn) le 15 vers 23h00 pour promener leurs deux chiens. Ceux-ci seraient revenus seuls au domicile.

Réveillé vers 04h00 par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait rendu compte de l’absence de son épouse et aurait téléphoné sans succès à des amies de cette dernière habitant le village, avant de composer le 17.

— Enquête confiée à deux juges d’instruction —

Un important dispositif de recherches est mis en oeuvre, le parquet d’Albi ouvre une enquête pour «disparition inquiétante». Le mari, peintre-plaquiste de 34 ans, est entendu deux fois par les gendarmes mais pas placé en garde à vue.

Le 23 décembre, une information judiciaire pour «arrestation, enlèvement, détention ou séquestration» est ouverte, confiée à deux juges d’instruction à Toulouse.

La maison du couple en instance de divorce est perquisitionnée.

Cédric Jubillar participe fin décembre à une battue citoyenne réunissant un millier de personnes.

— Le mari mis en examen pour homicide volontaire -

Le 30 avril 2021, il est entendu en qualité de partie civile par les juges d’instruction.

Le 12 juin, Cédric Jubillar participe à Albi à une marche blanche réunissant 80 personnes en l’honneur de la jeune femme.

Quatre jours plus tard, il est placé en garde à vue, tout comme sa mère et son beau-père.

Le 18 juin, le mari est mis en examen pour homicide volontaire et écroué. Il continue de contester toute implication dans la disparition de son épouse.

Le procureur Dominique Alzeari évoque un «contexte de séparation très conflictuel» et fait état d’une violente dispute le soir du 15 décembre, dont aurait été témoin leur fils de 6 ans.

Selon le magistrat, Cédric Jubillar a convenu être au courant que son épouse avait un «amant», la surveillait, se montrait «intrusif» parfois «brutal et agressif». A l’arrivée des gendarmes dans la maison à l’entretien «extrêmement négligé», le 16 décembre vers 04h50, il était en train de faire tourner une machine à laver avec la couette de sa femme à l’intérieur.

— Demandes de remise en liberté rejetées -

La justice refuse à plusieurs reprises de remettre Cédric Jubillar en liberté: le 8 juillet, puis les 2 et 21 septembre.

De nouvelles recherches ont lieu début octobre dans des cavités souterraines pour tenter de retrouver le corps de la jeune femme, sans résultat.

Le 15 octobre, Cédric Jubillar maintient devant les deux juges d’instruction qu’il n’a rien à voir avec la disparition de son épouse. Son interrogatoire doit reprendre le 3 décembre.

Estimant qu’il est «détenu abusivement», ses avocats déposent une nouvelle demande de remise en liberté, qui est rejetée le 22 novembre par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse.

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