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«Age Of Empire IV», le grand retour du roi

«Age Of Empire IV», le grand retour du roi
Microsoft

En 2017, on découvrait avec surprise l’annonce d’un nouvel opus pour la célèbre saga Age of Empire. Plus de dix ans après un troisième volet loin d’être mémorable (beaucoup avaient été déçus au regard des deux premiers), ce quatrième épisode se devait d’être intraitable. Pari réussi puisque, dans les faits, le jeu ne déçoit pas.

L’intrigue principale nous emmène au Moyen-Âge avec 8 civilisations. Sur le fond, rien n’a changé : il faut toujours envoyer nos villageois récolter du bois, de la nourriture ou encore de l’or pour soutenir l’effort de guerre afin de contrer nos ennemis. Sur la forme, en revanche, la licence est entrée dans une nouvelle ère. Graphismes, interface, musiques, commandes ou même bruitages, de nouvelles mécaniques ont été intégrées par l’éditeur Relic Entertainment pour satisfaire au mieux le joueur.

Si l’on s’osait à une comparaison, « Age of Empire IV » serait un peu cette vieille connaissance que l’on n’a plus revu depuis un paquet d’années. Au début, sans savoir à quoi s’attendre, on reste sur nos gardes. Après quelques minutes, on se dit que les retrouvailles sont très plaisantes.

Tactiques

Si vous avez déjà joué à un Age of Empire, l’acclimatation à cette nouvelle édition sera immédiate. Le mode campagne est toujours présent, le multijoueur (jusqu’à huit) également, tout comme les parties rapides contre l’IA. Il faut toujours traverser quatre âges différents pour faire évoluer ses unités, ses technologies ou encore les bâtiments additionnels (chacun présentant ses forces et ses faiblesses).

Du classique somme toute auquel il faut tout de même ajouter de gros changements d’ordre stratégique et tactique. Le terrain, par exemple, peut cette fois jouer en notre faveur grâce aux mécaniques d’embuscade. On peut cacher des unités dans une forêt dense pour tendre un piège à l’adversaire qui ne se doute de rien ou bien se mettre sur les hauteurs d’une colline pour obtenir un avantage sur les unités ennemies présentes en contrebas tout en bénéficiant d’une meilleure vue d’ensemble de la carte. Un système bien pensé qui rajoute davantage de réflexion stratégique à l’expérience de jeu.

Réalité augmentée

L’énorme point positif de cet opus est sans nul doute l’usage de la réalité augmentée pour illustrer les cinématiques du mode « Campagne ». En alliant des plans de drones et des éléments virtuels, on peut visualiser la progression d’une flotte le long des falaises de Douvres ou revivre la bataille de Hastings.

Cela rajoute un vrai plus au jeu et donne plus d’importance aux récits énoncés. Le vrai retour du roi des jeux de stratégie !

Modes de jeu

Pour ceux qui aiment relever des défis, le mode de jeu « Art de la guerre » pourra donner quelques sueurs froides. Le but ? Mettre à l’épreuve le joueur sur des compartiments du jeu bien précis comme, par exemple, le développement de l’économie primitive. Il s’agit de celle que l’on accumule au cours de premières minutes du jeu. Cela requiert de maintenir un flux de ressources constant et une organisation sans faille pour déterminer un ordre de production précis. En fonction du temps mis pour réaliser ce défi, différentes médailles sont décernées. La médaille de bronze ne demande pas beaucoup d’effort et d’optimisation mais si votre objectif est de décrocher l’or, il ne faudra commettre aucune erreur, tout doit être réfléchi de manière parfaite… ou presque. Une petite astuce, retenir les raccourcis clavier du jeu pour gagner des dixièmes de seconde.

Pour conclure, c’est le jeu de stratégie en temps réel le plus complet, le plus beau et le plus plaisant à jouer si vous êtes un fan de la licence. Relic Entertainment a manifestement pris soin de bien marcher dans les pas des opus précédents tout en modernisant la franchise qui était délaissée depuis plus de quinze ans. Cependant, si vous ne comptez pas jouer au mode multijoueur, il est vrai que vous risque de faire vite fait le tour du jeu et que le temps de chargement peu paraître un peu long, mais est-ce vraiment pour cela que l’on doit considérer cela comme un mauvais jeu ?