Romain, un infirmier de 28 ans, met fin à ses jours: la pression sur les soignants aurait été la goutte de trop, «on n’a pas vu venir son geste»

Romain laisse un grand vide dans la vie de tous ceux qui l’ont côtoyé.
Romain laisse un grand vide dans la vie de tous ceux qui l’ont côtoyé. - D.R.

Altruiste, empathique, gentil, à l’écoute, rassurant… Les témoignages de sympathie se multiplient depuis l’annonce du décès inopiné de Romain Audrit. L’infirmier de 28 ans s’est donné la mort le 22 novembre à Spa.

Si le jeune Spadois avait déjà connu son lot d’événements douloureux, avec la perte de ses parents alors qu’il était petit garçon, le décès d’une patiente atteinte d’un cancer, en septembre dernier, l’a beaucoup affecté, nous explique Benjamin, un de ses frères. « Même si c’était quelqu’un de meurtri, on n’a pas vu venir son geste », confie à son tour son patron. « Après avoir trop donné dans son premier emploi, il avait fait un burn-out. Puis il avait fini par retrouver confiance en l’être humain et en ses propres capacités d’infirmier. »

>> Mais une grande fragilité demeurait chez lui : « L’évolution de la société le préoccupait beaucoup »

>> D’après ses collègues, la pression constante sur la profession a été la goutte de trop : « Cette pression sur le secteur infirmier, ça le tracassait »