Pour le patron du Lindbergh à Couvin, la fermeture des boîtes de nuit ne passe pas: «J’ai envie de pleurer comme un gosse, ils veulent qu’on meure?»

Le Lindbergh n’a pu organiser que 10 soirées.
Le Lindbergh n’a pu organiser que 10 soirées. - G.F.

Le Codeco a ordonné la fermeture des discothèques ce vendredi. Arnaud Sablon est en colère. Le manager du Lindbergh, la boîte de nuit de Couvin, se dit dégoûté : « J’ai envie de pleurer comme un gosse. Ils veulent qu’on meurt ? »

Ce vendredi, un nouveau Comité de Concertation (Codeco) s’est réuni. Les gouvernements ont pris de nouvelles mesures pour limiter la propagation du coronavirus. Le monde de la nuit est le plus touché… Les restaurants et cafés doivent fermer à 23h. Les boîtes de nuit, clubs et dancings, eux, doivent rester portes closes.

« C’est l’incompréhension », témoigne Arnaud Sablon. « Depuis la réouverture, on a fait tout ce qu’il fallait, même plus. Nous n’avons jamais attendu qu’on nous impose les mesures pour agir. Tests antigéniques, Covid Safe Ticket, gel, masques, détecteur de CO2, ventilation, nous avons agi avant que ça ne soit imposé. Nous sommes restés fermés 19 mois. Nous avons fait preuve de beaucoup de patience. Nous avons dû continuer à payer le loyer, les indemnités étaient bien trop légères. Malgré tout, nous sommes restés dociles et bien conscients qu’une fois qu’on pourrait rouvrir, les semaines allaient cartonner. »

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