Pablo Andres devrait revenir dans la saison 2 de «Baraki»: «La carrière de François Damiens m’inspire beaucoup»

«J’ai besoin d’aller explorer des terrains.»
«J’ai besoin d’aller explorer des terrains.» - RTBF

Une minisérie avec Guihome est également au programme. En attendant, Pablo Andres nous confie ses envies.

Petite piqûre de rappel, comment êtes-vous arrivé dans ce projet de « Baraki » dans laquelle vous interprétez le rôle du méchant ?

Je suis arrivé dans ce projet via le réalisateur Fred de Loof avec qui j’avais tourné quelques mois auparavant dans son premier long-métrage intitulé « Totem » et qui sortira prochainement. On s’est très bien entendu et il m’a proposé de passer le casting pour le rôle dans « Baraki ».

La série a fait de très bonnes audiences surtout sur la plateforme Auvio. Pourtant, au départ, ce n’était pas gagné.

Non. On ne savait pas si le public allait apprécier, car c’est un genre particulier. Ce ne sont pas des sketchs, ni de la caricature. Le but n’était pas de se moquer, car ça fait partie de la Belgique. C’est une fierté d’assumer une part de notre belgitude avec toutes ses facettes. « Baraki » est une série qui met à l’honneur une partie de notre culture et ce n’est pas une série qui se moque. Avant tout, ça reste l’histoire d’une famille belge qui essaie de surmonter les difficultés comme toutes les familles. Les situations sont drôles.

Vous interprétez le rôle d’un dealer. Ça vous a plu de jouer le rôle d’un méchant totalement dingue ?

Totalement. C’est assez jouissif de pouvoir jouer réellement, car même si ça reste de la comédie, c’est très différent de ce que je fais avec mes sketchs. Il faut que ce soit crédible. On doit suivre un scénario. C’était super intéressant de pouvoir continuer à expérimenter ce jeu-là. Par ailleurs, j’ai adoré jouer ce méchant et ce fou parce que c’est excitant. J’ai aussi beaucoup appris en jouant dans cette série. Je devais être à l’écoute et au service d’une histoire et ne pas juste essayer d’être drôle.

Une saison 2 de « Baraki » a été annoncée. Vous y serez si on vous appelle ?

Totalement, parce que j’ai travaillé avec des gens talentueux. On forme une super équipe avec beaucoup de professionnalisme et de talents. La RTBF avait déjà beaucoup investi dans des séries plutôt dramatiques, mais jamais dans une comédie et je trouve que c’est très important que des projets comme « Baraki » existent, d’autant plus si le succès est au rendez-vous.

On vous verra bientôt dans une autre série intitulée « Messieurs Pipi » avec Guihome. De quoi s’agit-il ?

Je connais Guihome depuis longtemps et je me suis dit que ce serait chouette de collaborer. On voulait faire plus qu’une simple vidéo. On avait envie de faire quelque chose dans la lignée de ces duos qui ont marqué nos mémoires, comme le « SAV » d’Omar et Fred, Catherine et Liliane ou la série Kaamelott. Par ailleurs, on s’est dit que le thème des toilettes publiques n’avait jamais été exploité et pourtant, c’est un lieu que tout le monde connait. On a donc pensé à « Messieurs Pipi ». C’est l’histoire de deux losers à leur manière qui se retrouvent à gérer les toilettes publiques d’une gare. Ils commentent la société dans laquelle on vit. On trouvait que c’était une super idée parce que c’est un lieu de passage, et eux deux, sont un peu à l’arrêt et ils observent ce qu’ils se passent. C’est un format court de 3 minutes, mais on essaie d’aller plus loin en racontant les choses différemment et d’avoir un peu plus d’interactions.

Aujourd’hui, vous souhaitez diriger votre carrière vers la fiction ?

Ce qui m’intéresse toujours, c’est de progresser. Je suis arrivé dans une certaine zone de confort et j’ai besoin d’aller explorer des terrains où je dois prendre des risques pour continuer à apprendre. Oui, j’ai clairement envie de me diriger vers la fiction et d’être au service d’une histoire. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que je tire un trait sur tout. Je prends toujours beaucoup de plaisir à faire des sketchs, mais j’ai envie de consacrer plus de temps au métier d’acteur et à la fiction.

Et jouer des rôles plus dramatiques, ça vous plairait ?

J’ai toujours interprété des personnages comiques, mais aujourd’hui, je n’ai pas de prétention. Ce qui m’intéresse, c’est jouer et si je peux, plus tard, aborder d’autres genres, ça m’exciterait, évidemment. Je prends l’exemple de François Damiens. Sa carrière est inspirante. Il a débuté en faisant de la caricature et s’il arrivait à le faire, c’est parce que c’est un bon comédien. Je pense aussi à Robin Williams. C’était un acteur incroyable qui arrivait à nous faire pleurer de rire avec des rôles souvent caricaturaux et en même temps, nous émouvoir dans des films dramatiques.

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