Daniel Njo Lobé joue un avocat dans la série «Le code»: «C’est mon 5e avocat à la télévision»

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Daniel Njo Lobé joue un avocat dans la série «Le code»: «C’est mon 5e avocat à la télévision»
Philippe Le Roux/FTV

La trajectoire peu commune de cet avocat qui se sait condamné et qui veut se racheter est, on l’imagine, passionnante à faire vivre.

Oui, c’est intéressant de partir d’un personnage qui a un passé, qui a été très arrogant, attiré par l’argent et qui, tout d’un coup, est dans une forme de rédemption, va être autre chose. C’est passionnant de jouer deux personnalités différentes dans un même personnage. Dans cette course contre la montre, il fait en sorte qu’on dise à la fin de sa vie qu’il a été quelqu’un de bien.

Il veut se racheter sur le plan personnel aussi, mais sa fille lui est très hostile, et on sent que ce n’est pas gagné.

C’est d’autant plus un combat qu’il n’a jamais été un père. Dans la vie, je suis un vrai papa poule et pour moi, ça a été particulier de jouer ce père qui a été absent et qui est maladroit. J’ai eu surtout beaucoup de plaisir à jouer avec Wendy Nieto. Cette actrice est tellement extraordinaire…

Décrivez-nous ce bureau d’avocats que votre personnage a créé pour défendre ceux que la machine judiciaire peut broyer.

C’est un peu comme une famille recomposée avec la grande sœur, la petite sœur… Il y a le personnage de secrétaire, interprété par Catherine Demaiffe, à qui rien n’échappe, c’est grâce à elle que tout tient. À chaque fois qu’il y a un problème, elle finit par le gérer.

Avocat et comédien, ce sont deux professions où il faut convaincre…

C’est mon cinquième avocat à la télévision. La petite nuance, c’est que l’avocat doit convaincre tandis que l’acteur doit être convaincu et défendre la vérité de son personnage. Découvrir le fonctionnement de la justice a été pour moi une expérience très forte. Comment un avocat va amener son raisonnement pour convaincre est fascinant. Et en même temps, ce personnage m’a donné à réfléchir sur le temps qu’il nous reste et ce qu’on en fait.

On se sent un autre homme quand on revêt la toge d’avocat ?

J’ai été aidé par une grande avocate, Muriel Arque. Elle m’avait dit : « Quand tu mettras la robe, tu verras. » Et effectivement, j’ai vu ! (Rires.) Ça impose quelque chose de très solennel.

Comment êtes-vous venu à ce métier ?

J’ai commencé par faire des voies de chemin de fer, un métier bien pénible. Quelqu’un m’a dit : « Tu as une voix, tu devrais en profiter. » Je pense qu’au fond de moi, j’ai toujours eu envie de le faire sans jamais oser. J’ai fait des voix dans des pubs. On m’a dit : « Tu devrais prendre des cours de théâtre. » J’ai adoré. En 2000, j’ai joué à la Comédie-Française en tant qu’artiste auxiliaire et à partir de là, je n’ai pas arrêté.

« Le code », 1er décembre, 21h05, France 2.

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