Congrès Résilience sur les vulnérabilités de la Wallonie aux risques environnementaux: «II s’agira de mieux communiquer, sensibiliser et former»

Congrès Résilience sur les vulnérabilités de la Wallonie aux risques environnementaux: «II s’agira de mieux communiquer, sensibiliser et former»
Belga

Point d’orgue de ce processus, le Congrès Résilience a réuni quelque 300 participants par visio-conférence. « Concrètement, il s’agira de mieux communiquer, sensibiliser et former », a résumé la ministre en conclusion de l’événement.

Les travaux – coprésidés par Maria Mancilla Garcia (ULB) et François Gemenne (ULiège) – visaient à établir un diagnostic des vulnérabilités de la Wallonie face aux risques environnementaux et à élaborer une vision d’une Région résiliente. Ils devaient également aboutir à des recommandations en termes d’outils de gouvernance et de monitoring pour anticiper et gérer ces risques.

Parmi ces recommandations figure notamment la nécessité « absolue » d’intégrer la dimension sociale et les inégalités, tant dans la protection que dans la réparation des dommages. L’importance de développer la culture du risque et de la résilience est également soulignée, faisant écho aux critiques formulées à plusieurs reprises devant la commission d’enquête parlementaire sur les inondations meurtrières de la mi-juillet.

« II s’agira de mieux communiquer, sensibiliser et former », a affirmé à ce sujet la ministre Tellier. « Communiquer à tous les citoyens, toutes les associations et entreprises les données relatives aux risques passés. Leur fournir des informations sur la gestion de risques à l’avenir. Sensibiliser ensuite. L’un ne va pas sans l’autre. Puis, former. Former les entreprises, les administrations, les pouvoirs locaux et les écoles, entre autres. Les former à la gestion du risque, à la gestion de la crise », a-t-elle expliqué.

« Ces trois leviers pour renforcer notre culture du risque ne pourront se faire qu’en intégrant une caractéristique particulière et fondamentale des dérèglements climatiques et environnementaux, qui met à mal nos modèles de gestion et d’organisation actuels : leur imprévisibilité. Il nous faudra alors imaginer, d’abord, et vivre, ensuite, avec des lendemains instables et moins réguliers. Planifier l’imprévisible. L’enjeu est de taille, le défi est énorme. Il exigera humilité et créativité, conviction et agilité », a poursuivi la ministre Ecolo.

Selon cette dernière, enfin, « l’important travail mené lors de ce colloque ne sera utile que s’il est suivi en 2022 d’actions menées par l’ensemble des acteurs du territoire dans un esprit d’unité et de solidarité. Dans ce cadre, un travail participatif et des moments d’échanges sont d’ores et déjà en préparation pour le printemps. »

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