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Une nouvelle idée sur la table du Comité de concertation? «On doit remettre les choses à plat. On avait parlé à un moment d’un baromètre…»

Une nouvelle idée sur la table du Comité de concertation? «On doit remettre les choses à plat. On avait parlé à un moment d’un baromètre…»

L’appel est entre autres lancé par le socialiste Pierre-Yves Dermagne sur Bel RTL vendredi matin. « Je pense que l’on doit remettre les choses à plat. On avait parlé à un moment d’un baromètre qui permettrait d’envisager les choses sur le moyen et le long terme en donnant des perspectives aux citoyens, de pouvoir anticiper les choses selon des paliers, seuils, etc. », a rappelé le vice-Premier. Ce dernier semble soutenir les récentes critiques de son président de parti Paul Magnette envers la méthode ’De Croo’: « On doit reconnaitre qu’il y a un problème d’organisation, de méthode, avec ces Comités de concertation. On en a maintenant trois qui se suivent, avec des décisions changeantes, qui s’additionnent. Je comprends que la population n’y comprenne plus rien », indique-t-il.

Un baromètre de l’épidémie, lié à des mesures restrictives à attendre, était évoqué à l’automne 2020 alors que c’était encore Sophie Wilmès qui menait la danse lors de ’Conseils nationaux de sécurité’ successifs. Après plusieurs reports, le nouveau ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke avait expliqué en fin d’année que ce qui était mis sur la table par les experts du ’Celeval’ n’était pas un outil adéquat pour la situation de l’époque. Le terme « baromètre » avait été abandonné et la promesse d’un tel outil rendant les restrictions plus prévisibles pour chacun s’était effacée dans les ’codeco’ successifs.

Des scientifiques y sont pourtant favorables. « Je répète qu’il y a un manque de vision à moyen terme, la population a besoin d’une vision à moyen terme et claire », a ainsi indiqué vendredi sur DH Radio le professeur de Santé publique (ULB) Yves Coppieters.

On sait que deux des gros dossiers à l’ordre du jour du Codeco de vendredi sont d’une part la possibilité d’une fermeture temporaire des écoles primaires et maternelles, et d’autre part un avancement de l’heure de fermeture de l’horeca à 20h00. Le ministre Pierre-Yves Dermagne n’est favorable ni à la première piste (« on doit éviter au maximum une fermeture généralisée et prolongée de nos écoles ») ni à la seconde, a-t-il expliqué avant la réunion au micro de Bel RTL. Fermer les établissements horeca à 20h00 serait une mesure « hypocrite », selon le socialiste, car pour les restaurants cela « veut dire qu’il n’y a pas de service du soir ».

« Il y a déjà des règles… Je ne veux pas de mesures hypocrites. Dire 20h, ça veut dire pour les restaurants qu’il n’y a pas de service du soir. Je préfère dire les choses clairement. Quand on prend une décision, il faut l’assumer, et il faudrait alors (re)venir avec des mesures de soutien ».