Des travailleurs frontaliers belges harcelés par le fisc: «300 pièces justificatives fournies pour deux années mais ce n’est pas encore assez!»

Le fisc réclame de très nombreuses pièces justificatives.
Le fisc réclame de très nombreuses pièces justificatives. - Pexels/Illustration

Depuis quelques années, le fisc belge mène une véritable «chasse aux sorcières» à l’encontre des travailleurs frontaliers belges. Les contrôles sont non seulement plus nombreux mais aussi plus stricts. Pour éviter le redressement fiscal et la double imposition, les frontaliers sont amenés à apporter la preuve qu’ils travaillent bien au Grand-Duché de Luxembourg. Mais les tickets de restaurant ou les souches parking ne suffisent plus désormais pour attester de sa présence de l’autre côté de la frontière.

En octobre, le député fédéral Benoît Piedboeuf, par ailleurs aussi bourgmestre de Tintigny, annonçait une bonne nouvelle à ce sujet : l’administration fiscale belge a décidé de revoir son point de vue et de lever le pied au niveau des contrôles, en allégeant les instructions données aux services responsables des vérifications.

Les frontaliers pensaient donc en avoir fini avec cet acharnement du fisc dont ils font l’objet depuis plusieurs années. Mais dans les faits, il semblerait que les services fiscaux soient toujours aussi sévères avec les travailleurs frontaliers.

►► Un Arlonais témoigne: «300 pièces justificatives pour deux années mais ce n’est pas encore assez !»

►► L’administration fiscale belge lui réclame 20.000 euros, considérant qu’il n’a passé que 49 jours au Luxembourg en deux ans…

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