Passée sous silence lors du Codeco, leur fermeture a été actée par l’arrêté royal: «La police a débarqué dans mon établissement», fulmine Bénédicte

Bénédicte avait manifesté pour la jeune Allyson, qui s’était suicidée.
Bénédicte avait manifesté pour la jeune Allyson, qui s’était suicidée. - S.CO.

Elle hésite entre émotion et résignation. Dire une nouvelle de plus au revoir à ses clients, c’est au-dessus de ses forces cette fois. Pourtant, de la ténacité, Bénédicte Delegnies n’en a jamais manqué. Pas un jour de maladie. Jamais de chômage. Elle est indépendante, dans tous les sens du terme.

« Et là, la police débarque dans mon établissement, devant mes clients, en me demandant de fermer aujourd’hui »

Mais une fois encore, la pandémie et surtout les décisions politiques, viennent sonner le coup d’arrêt de son bel enthousiasme. « C’est un coup dur », témoigne-t-elle samedi en fin d’après-midi. Deux heures plus tôt, la police a fait irruption dans son établissement, une plaine de jeux pour enfants de Tournai, pour lui demander de cesser toute activité dans l’heure, dit-elle.

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