Le Standard au plus mal: «Cela fait un petit temps qu’on a touché le fond», avoue Arnaud Bodart

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Quand la baraque brûle, c’est Arnaud Bodart qui joue systématiquement le pompier de service. Comme lorsqu’il empoigne des fumigènes pour les sortir du terrain. « On m’a dit que ce n’était pas très malin de ma part, vu que mes mains constituent mon outil de travail. Mais je n’ai pas réfléchi sur le moment, car j’étais de toute façon en colère ». Sur lui, sur le match et sur la situation de son club de cœur. « Le Standard ne peut compter que sur lui-même, ce n’est pas nouveau. Et pour évacuer la frustration, il faut gueuler et taper du poing sur la table. Peut-être que nous ne l’avons pas assez fait ». Au contraire des supporters, dont le comportement a versé dans le débordement total. « Je vous laisse le soin de juger ce qu’il s’est passé. Tout ce que je peux dire, c’est que nos fans ont déjà été très patients depuis le début de saison. Je savais qu’ils allaient finir par réagir. Car nous avons touché le fond. Depuis un petit temps déjà. Et nous ne parvenons pas à trouver de solution, parce que nous avons peur. Quelque chose doit changer dans notre approche et je me dis que la réaction du public peut servir de déclic ». Pour enfin s’extirper du marasme actuel. Et quitter les profondeurs du classement. « Arrêtons d’évoquer notre position et focalisons notre attention sur nous-mêmes. Sans fuir ou se cacher. Car le début de match était bon, peut-être le meilleur depuis l’entame du championnat. Mais nous encaissons bêtement et tout s’effondre. Comme souvent. Tu peux perdre des matches, cela fait partie du métier. Ne pas offrir de réaction derrière, c’est juste anormal ».

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