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André Cruz: «J’étais disposé à offrir mon aide à Venanzi au Standard, il n’a pas daigné me répondre»

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Il revient à Sclessin dès qu’il le peut. @DR
Il revient à Sclessin dès qu’il le peut. @DR

Semaine chargée pour André Cruz. Nommé à un poste directorial de sa ville, Santa Barbara d’Oeste, environ 200.000 habitants, au nord de Sao Paulo, il vient de réaliser un plan visant à illuminer les différents quartiers en vue des fêtes de Noël. Mercredi, il présidait une importante réunion réunissant des acteurs économiques de la région. Le « Futebol » est devenu un hobby. Cependant l’ancien international brésilien continue à s’intéresser à tout ce qui touche au ballon rond. Ne dit-on pas que l’Associação Atlética Ponte Preta, là où il a mis fin à sa brillante carrière de joueur après y avoir débuté, lui ferait les yeux doux pour qu’il en devienne le directeur technique ? Aussi, il suit le Standard où il effectua deux passages. Le public de Sclessin, il connaît. Il l’a affronté lorsqu’il grogne. C’était lors de la saison 1992/93.

Vous vous souvenez de ce match contre le Cercle de Bruges (3-3). Des supporters étaient montés sur le terrain pour en découdre avec Stéphane Demol ?

Oui, bien sûr. C’était étonnant. D’autant que nous ne réalisions pas une mauvaise campagne. Quand on est joueur, on vit mal des situations comme celle-là. J’ai la faiblesse de croire qu’un pro donne toujours le meilleur de lui-même. Tous les clubs connaissent des passages à vide. Ils sont parfois inexplicables. À l’AC Milan (97-98), nous avions été la cible de manifestations et de menaces aux entraînements. Le climat était pesant. Je vous rappelle notre équipe ? Rossi, Maldini, Costacurta, Desailly, Savicevic, Boban, Weah ! On ne peut pas dire qu’elle manquait de talent. Pourtant, le ballon ne roulait pas pour nous. Parfois le mieux est de faire le gros dos pour travailler dans la discrétion. Je ne pense pas qu’instaurer la peur soit une bonne solution.

Vous savez que le Standard n’a que quatre points d’avance sur le premier barragiste ? Cela vous inspire quoi de trouver votre ancien club en si mauvaise posture ?

De l’étonnement. Le Standard était parvenu à se reconstruire. Il a conquis des titres. Il a bien figuré au classement. Je ne m’inquiète toutefois pas. Les Rouches ont largement le temps de récupérer et de remonter. Cependant je le répète, pour y arriver, on a besoin d’être douze et pas onze. Autrement dit avec la ferveur de Sclessin.

Avez-vous encore des contacts avec la direction liégeoise ?

J’ai rencontré une fois le président Venanzi. Très brièvement. Je lui ai écrit. J’étais tout disposé à lui offrir mon aide. Il y a toujours de bons joueurs au Brésil. Notamment des gaillards taillés pour le football belge. Je n’ai pas dû retenir son attention, il n’a pas daigné me répondre… Pas grave. Je n’ai pas besoin du football pour vivre. J’ai assez de travail comme ça. Je voulais juste faire profiter mon ancien club d’une certaine expérience.

> André Cruz après les incidents au Standard: «La violence ne rend jamais service aux joueurs».

> Il précise: «Un groupe de supporters doit constituer le douzième homme. Celui qui aide quand ça va mal».

> Son avis sur le coaching des Rouches: «Le Standard a besoin d’un entraîneur du style de Sa Pinto».

Il a joué 120 matches pour le Standard entre ‘90 et ‘94 puis en ‘99.
Il a joué 120 matches pour le Standard entre ‘90 et ‘94 puis en ‘99. - P.N.

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