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Adélaïde Charlier: «Les jeunes peuvent être acteurs de leur vie»

Alors que la jeune femme prépare ses examens, elle entend inscrire son engagement dans la durée : « Un jour, je ne serai plus jeune et je devrai me transformer dans mon activisme. »

Très occupée en octobre avec la COP26 à Glasgow à laquelle elle a participé, Adélaïde Charlier porte avec d’autres jeunes le mouvement « Youth for climate ». Après son périple en voilier, vers le Chili, pour la COP25 qui s’est finalement tenue à Madrid, elle a évidemment analysé le rapport alarmant du Giec et rencontré de nombreux responsables européens et belges dont Alexander De Croo. Cette ex-élève du Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent, fait aujourd’hui partie des jeunes qui se bougent pour le climat comme Greta Thunberg et Anuna De Wever. « Les jeunes peuvent être acteurs de leur vie ».

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Mais pour l’instant, elle qui, dès le début, a participé aux grèves scolaires pour le climat, est assise à son bureau pour étudier ! « Je prépare mes examens. » nous souffle-t-elle.

Vous vivez à 100 à l’heure toute l’année, mais vous devez étudier comme les autres ?

« En effet » dit-elle en souriant. « J’aime aussi faire la fête, boire un verre avec mes amis… Mais en ce mois de décembre, je me plonge dans mes livres. J’ai d’ailleurs une pensée pour tous les autres étudiants qui sont dans la même situation que moi. Je dois vraiment me concentrer sur mes examens parce que je n’ai pas été à tous les cours notamment parce que j’ai été à la COP ou à d’autres lieux ou manifestations. »

Impossible de manifester encore pendant cette période ?

« J’ai cours jusqu’au 24 décembre. Je vais avoir des examens pendant tout le mois de janvier jusqu’au 1er février. »

Qu’est-ce que tu apprends ?

« J’étudie à la VUB, des études de sciences sociales, la politique et la communication. »

Tes professeurs comprennent ton engagement ?

« La plupart d’entre eux ne savent pas nécessairement ce que je fais… surtout dans une université flamande où je suis moins connue. Évidemment, mon professeur en relation internationale comprend ce que je fais. J’ai encore énormément de choses à apprendre de mes professeurs. J’ai besoin de confronter la pratique de mon activisme à la théorie. Je sais qu’un jour, je ne serai plus jeune et je devrai me transformer dans mon activisme. »

Pourquoi la Flandre ?

« Je voulais aller à Londres. J’avais envie d’étudier dans une école internationale. J’avais déjà eu la chance de vivre à Hanoï pendant 4 ans et demi. Là-bas, j’avais découvert cette énergie des jeunes qui viennent de partout dans le monde. Par contre, il était très compliqué de faire de l’activisme à partir de Londres surtout dans les conditions sanitaires actuelles. Je suis donc restée en Belgique, mais j’ai choisi ce bachelier en anglais à la VUB. En plus, cela me permet d’apprendre le flamand. »

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