L’édito de Guy Lemaire: «roi d’un jour»

L’édito de Guy Lemaire: «roi d’un jour»

Aujourd’hui elle est liée à l’Épiphanie (la visite des Rois Mages). Récupération religieuse d’une fête bien païenne : à Rome, lors des Saturnales, on transgressait les règles et on élisait le Roi d’un jour tiré au sort à l’aide d’une fève cachée dans une galette. Il pouvait s’agir d’un esclave qui, la fête finie, retrouvait son statut. Chez nous, la galette est généralement feuilletée et fourrée de frangipane. Ailleurs, ce peut être un gâteau brioché garni de fruits confits. Au Portugal, le « Bolo Rei » épouse la forme d’une couronne. Aux États-Unis le « King Cake » se déguste le Mardi Gras. Le « Vassilopita » grec est lié au 1er janvier et contient une pièce de monnaie. Au Mexique, la « Rosca de Reyes » (couronne des Rois) est une brioche sertie de fruits confits censés évoquer des pierres précieuses. L’heureux bénéficiaire de la fève devait l’apporter le 2 février et puis inviter toute la famille à manger. Cadeau empoisonné… Chez nos voisins allemands, le « Dreikönigskuchen » porte dans son nom l’évocation des Trois Rois Mages qui, dit-on, n’étaient ni trois ni rois ! Ici aussi, comme chez nous, il correspond à l’Épiphanie et revêt l’apparence d’un anneau de pâte dorée (assemblé par 7 unités) rempli d’oranges et d’épices qui représentent l’or, l’encens et la myrrhe. En Italie, on cuisine des petits biscuits en l’honneur de Befana, personnage folklorique qui passe dans les maisons la nuit précédant le 6 janvier pour récompenser les enfants sages. À chacun son saint Nicolas !

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