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Diana Hanze était sous l’influence de plusieurs substances au moment des faits

Le comportement de Diane Hanze aurait pu être modifié suite aux substances qu’elle a consommées.
Le comportement de Diane Hanze aurait pu être modifié suite aux substances qu’elle a consommées. - Belga

Mohamed El Atmani (46 ans) avait fait une chute depuis la fenêtre du deuxième étage d’un immeuble de Verviers le 5 avril 2017 vers 15h30. Il aurait été poussé avant de tomber par la fenêtre et était décédé de ses blessures après son hospitalisation. Diana Hanze est accusée d’avoir commis son meurtre.

Les analyses toxicologiques ont démontré que Mohamed El Atmani n’avait pas consommé d’alcool au moment des faits. Ces analyses ont par contre révélé une consommation significative de cocaïne. Les mêmes analyses toxicologiques réalisées sur Diana Hanze ont démontré qu’elle n’avait pas consommé d’alcool. Les prélèvements de son sang ont révélé la présence d’un mélange de cannabis, de cocaïne, de méthadone et de morphine. Selon la toxicologue Corinne Charlier, elle se trouvait au moment des faits sous l’effet de nombreuses substances dont la consommation simultanée est susceptible d’entraîner une modification significative du comportement.

Le psychiatre Anthony Schena et le psychologue Serge Garcet ont procédé à l’analyse de la personnalité de l’accusée. Selon eux, Diana Hanze présente une personnalité de type borderline, caractérisée par l’instabilité de ses relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects. Son impulsivité est marquée par des colères intenses et difficiles à contrôler. Son trouble de la personnalité se situe entre la névrose et la psychose.

L’accusée ne présente pas de trouble mental mais des bizarreries de la pensée et des croyances. Son mode de fonctionnement se situe dans la moyenne faible des personnes de son âge. Les experts relèvent chez elle de l’égocentrisme et un défaut de contrôle de soi qui ne lui permettent pas de gérer ses frustrations.

Selon les experts, Diana Hanzé n’était pas atteinte d’un trouble mental qui aurait aboli ou gravement altéré sa capacité de discernement ou de contrôle de ses actes.

Les jurés ont pu entendre les résultats de l’enquête de moralité réalisée au sujet de Mohamed El Atmani et de Diana Hanze. Peu d’informations ont pu être récoltées sur Mohamed El Atmani, qui se trouvait en état de séjour illégal. Né au Maroc en 1971, il n’était pas connu des services de police en Belgique.

L’enquête de moralité a révélé que Diana Hanze n’a jamais connu ses parents. Elle a été placée après sa naissance en famille d’accueil. L’accusée n’a pas obtenu de diplôme. À l’adolescence, elle a commencé à se droguer et à voler pour financer sa consommation de stupéfiants. Diane Hanze a tenté plusieurs cures de désintoxication, sans succès.

L’accusée est décrite comme une personne agréable lorsqu’elle n’a pas consommé, mais virulente sous influence. Elle a vécu une période comme SDF. Les personnes qui la décrivent évoquent une double personnalité, avec un côté gentil et un côté méchant. Les témoins de moralité l’ont décrite influençable, vulnérable, jalouse, polie et respectueuse.

Le réquisitoire de l’avocat général Pascale Schils et les plaidoiries de la défense, Me Reynders et Me Simonis, auront lieu jeudi.

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