Le Pineau n’est pas mort!

Le Pineau n’est pas mort!

Comme beaucoup d’apéritifs, le Pineau des Charentes a connu de meilleures périodes. Sa consommation est en forte baisse.

En Belgique aussi, qui est historiquement et de très loin le premier marché à l’exportation de cette boisson née du mariage (mutage) entre le jus de raisins (moût) et l’eau de vie de Cognac. Produit aujourd’hui dans les trois couleurs et obligatoirement dans la zone d’appellation des deux Charentes, le Pineau a la réputation vieillotte de plaire aux dames âgées et aux messieurs peu alcoolisés. Il mérite mieux. En tout cas pour les meilleurs. Comme l’ABK6 issu des vastes domaines de cet amateur d’art qu’est Francis Abécassis.

Il se présente dans un flacon fortement épaulé qui traduit la modernité de son contenu. Robe colorée et nuancée pour un pineau blanc, nez flatteur, bouche fraîche et ample, sans sucre massif, avec des touches abricotées très agréables, alcool discret (17°). Il se suffit à lui-même, frais, voire avec un cube glacé.

On peut le pousser jusqu’à des entrées de repas et incontestablement sur des desserts pâtissiers ou frais (salade de fruits), sans négliger des fromages persillés.

La tendance, pour lui rendre vigueur, est d’en faire une composante principale de cocktails : avec jus de poire, champagne, ou tonic, parmi tant d’autres possibilités. Celui-ci, je le préfère naturel. Incontestablement.

Premium Spirits, 7730 Estaimpuis, aux environs de 18€

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