«La télé, c’est du bonus pour nous»: GuiHome & Pablo Andres jouent les «Messieurs pipi» de la RTBF, et dans les vestiaires des Diables Rouges!

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«La télé, c’est du bonus pour nous»: GuiHome & Pablo Andres jouent les «Messieurs pipi» de la RTBF, et dans les vestiaires des Diables Rouges!
(c) Cerf volant / Comme des gosses / RTBF

Comment est née l’idée de ces capsules ?

GuiHome  : Ça faisait pas mal de temps, si pas plusieurs années, que Pablo et moi, on se croisait, mais qu’on n’avait pas encore eu l’occasion de travailler ensemble. Un jour, on est allés boire un café, puis on s’est dit que ce serait bien de faire une petite série avec deux personnages diamétralement opposés à ce qu’on fait habituellement sur nos réseaux. On voulait un cadre qui parle à tout le monde, mais qui surprend. C’est comme ça qu’on en est venu aux toilettes publiques d’une gare, un lieu que tout le monde connaît, ou est amené à connaître.

Pablo Andres  : A la base, c’était censé être une série face caméra pure, comme le SAV d’Omar et Fred, de Catherine et Liliane qui sont dans un bureau ou « Caméra Café ». À chaque fois, ce sont des lieux très efficaces. Pour nous, c’est ce qui allait déterminer tout le reste. Quand on s’est arrêté sur les toilettes publiques, c’était tellement évident ! Personne n’avait encore jamais exploité cet endroit.

Vous qui êtes très actifs sur les réseaux sociaux, pourquoi faire encore le choix d’une diffusion en télévision ?

GuiHome  : On n’avait pas d’autre objectif que celui de travailler ensemble et sortir de notre zone de confort. On a juste eu cette idée-là, on l’a travaillée, puis Tipik est entré dans la danse. Mais on n’était pas du tout dans l’idée de créer un produit pour la télé. D’ailleurs, ce sera aussi diffusé sur les réseaux sociaux, sur le web. La télé, c’est du bonus pour nous.

Pablo Andres  : Depuis plusieurs années maintenant, la RTBF investit dans les talents belges et produit beaucoup de séries. Ce qui est sûr, c’est qu’on n’aurait jamais eu le même niveau de qualité si on avait produit ça de notre côté. Pouvoir être encadré, financé par une chaîne comme Tipik nous permet d’avoir les moyens à la hauteur de nos ambitions. En plus, ils nous ont vraiment donné carte blanche. Ça fait plaisir, et c’est super-encourageant pour les artistes. Faut qu’on arrête de consommer ce qui se passe en France, parce que c’est ce qui fait que nos talents s’exportent. « Messieurs pipi » a été fait en Belgique, avec une équipe belge : preuve qu’on peut faire de la qualité.

« Faut qu’on arrête de consommer ce qui se passe en France »

Présentez-nous vos nouveaux personnages…

Pablo Andres : Robin, incarné par GuiHome, est passionné par son métier. Tout ce qu’il espère, c’est gravir les échelons de la profession et fidéliser ses clients. Il est maniaque, et trop professionnel. Marco, mon personnage, est à l’opposé de lui, il est très bordélique. Il connaît toutes les théories du succès et du développement personnel, mais il n’arrive pas à les appliquer à lui-même. Au final, ce sont deux pauvres types qui stagnent dans leur vie, dans les toilettes publiques, qui sont un lieu de passage où tout est en mouvement et eux, ils font du surplace, mais pour des raisons très différentes.

Vous ressemblent-ils un peu ?

Pablo Andres  : Alors, c’est clairement des rôles de composition… MAIS ! Y a quand même quelques trucs. Par exemple, GuiHome est aussi très méticuleux. Il a un agenda de cette taille, hein, avec des petits fluos, des petits trucs soulignés. Il a un côté très scolaire.

GuiHome  : Le personnage de « GuiHome vous détend » n’est pas du tout comme ça dans mes vidéos, du coup, je trouvais ça chouette de donner ce trait de ma personnalité à Robin. Après, on a poussé le curseur. Il est beaucoup plus strict, que ce soit dans sa posture, sa manière de parler. Moi, je reste quand même un peu plus brouillon. Et puis aussi, dès que je vois quelqu’un, je dois faire une blague ou discuter. Robin, même s’il n’est pas dans la vanne, il parle à tous les clients, il sociabilise. C’est une autre facette de moi qu’on retrouve différemment en lui.

Et pour Pablo ?

GuiHome  : Il s’est surtout inspiré de son entourage, des personnes qu’il connaît. Il avait envie d’injecter dans son personnage des potes à lui, des connaissances qui ont cette analyse de la société, de l’actualité. On connaît tous quelqu’un qui parle d’un projet depuis dix ans et qui n’a jamais vu le jour. C’est de ça qu’il s’est inspiré pour créer Marco. Et puis, Pablo a aussi beaucoup de réflexion en tant qu’individu. (Pablo se marre.) Quoi, c’est pas vrai ? Tu me stresses.

Pablo Andres  : Si, si, je rigole parce que c’est totalement vrai, justement.

GuiHome  : Bah voilà. Je disais donc, Pablo est aussi beaucoup dans la réflexion, dans ce qui peut le pousser à faire bien, à faire mieux ou à faire différemment. Il est très curieux, il va voir ce qui se fait ailleurs, il essaie de s’inspirer de beaucoup de choses et il a réussi à transmettre tout ça à Marco, qui est pourtant à l’opposé de lui pour son côté très paresseux, très je-m’en-foutiste, que Pablo… peut avoir ! Mais pas aussi fort. Il est beaucoup plus rigoureux dans son travail.

Une anecdote ou un petit secret de tournage pour terminer ?

Pablo Andres  : Nos toilettes sont en fait celles du vestiaire des Diables Rouges, au Stade Roi Baudoin. Il nous fallait un lieu accessible, qui ne soit pas occupé. Du coup, on allait tous les jours au stade, c’était marrant.

Et vous n’avez pas réussi à inviter un Diable dans la série ?

Pablo Andres  : Ils n’étaient pas là, ils jouaient à l’étranger durant les tournages. Et heureusement pour nous, sinon on n’aurait jamais pu repimper leurs toilettes !

GuiHome  : Mais on va se battre, hein. Ils finiront par arriver dans les épisodes !

« MESSIEURS PIPI », dès le 19 janvier sur Auvio