Roberto Bellarosa («The Voice Belgique») est devenu vendeur d’électroménager: «J’ai eu des hauts et des bas»

Roberto Bellarosa («The Voice Belgique») est devenu vendeur d’électroménager: «J’ai eu des hauts et des bas»
Élodie Leroy

« The Voice Belgique » fête ses 10 ans. Quel regard portez-vous sur votre parcours durant cette décennie ?

J’en suis assez fier. J’ai été un privilégié de vivre cette expérience. Mais avec le recul, j’aurais peut-être préféré pouvoir la vivre avec un peu plus de maturité. 17 ans, c’est quand même assez jeune. Même si, du coup, j’avais cette insouciance propre à la jeunesse, alors qu’aujourd’hui, en tant qu’adulte, je suis davantage conscient des enjeux.

Comment expliquez-vous que votre carrière n’ait pas décollé par la suite ?

J’ai eu beaucoup de bons moments : l’album avec Quentin Mosimann, l’Eurovision, ma rencontre avec Obispo, qui a fait mon deuxième disque… Ça a été une suite d’événements incroyables. Mais c’était comme un roller coaster, avec des hauts et des bas. Après tout ça, j’ai eu besoin de prendre du temps pour moi. Je me suis retiré de l’univers de la musique durant cinq années pour me recentrer, profiter de mes proches. Retrouver une vie que j’avais perdue. Mais il n’y a pas que ça pour expliquer ce passage à vide. Quand on est jeune, on prend les choses de façon parfois nonchalante. Or, être artiste, ce n’est pas être amateur. C’est comme un sportif de haut niveau. Il faut une hygiène de vie irréprochable, s’entraîner, prendre des cours. C’est ce que je n’ai pas fait. J’ai pris tout ça comme un amusement. Ce métier, c’est d’abord du travail et encore du travail. Et je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui. Mais je suis content. Car je suis quelqu’un d’humble.

Vous êtes revenu sur le plateau de « The Voice » à la fin décembre pour le lancement de cette saison anniversaire. Ça vous a fait quel effet ?

C’était assez stressant, car ça faisait cinq ans que je ne m’étais plus produit sur scène. Mais ça a été magique. C’est aussi un nouveau départ. Je suis passé par là, j’ai tourné la page et maintenant, c’est un nouvel artiste qui est là.

Justement, vous sortez un nouveau single, « Le remède »…

Ça parle d’une histoire que j’ai vécue personnellement. J’avais envie d’exprimer ce que je ressentais. Le message, c’est qu’on peut trouver son propre remède à son malaise. Le mien, c’est la musique. Je me suis toujours réfugié dedans. Je suis l’auteur-compositeur de la chanson. Et je prépare un nouvel album. Je travaille avec le groupe Delta. Le résultat va être incroyable.

Quelle est votre vie aujourd’hui ?

Je ne m’en cache pas et je n’ai aucune honte à le dire : je travaille en tant que vendeur d’électroménager. Je suis hyper-content. Ce boulot me permet de garder les pieds sur terre et d’aborder mon album avec sérénité. Si ça ne marche pas, j’ai un revenu à côté. Et c’est un grand luxe sur le plan artistique.

« The Voice Belgique », 25 janvier, 20h30, la Une.