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L’acquittement requis pour six policiers poursuivis pour coups et détention arbitraire lors des fêtes de Wallonie 2016 à Namur

Les faits s’étaient déroulés lors des fêtes de Wallonie 2016.
Les faits s’étaient déroulés lors des fêtes de Wallonie 2016. - V.L.

Le parquet de Namur a requis ce vendredi l’acquittement en faveur de six policiers poursuivis pour coups et blessures, interpellation et détention non justifiée. Le président du tribunal a souligné le dépassement du délai raisonnable pour les poursuites.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 16 au 17 septembre 2016 vers 3h, lors des fêtes de Wallonie à Namur. Alors qu’il avait été expulsé d’un café de la rue des Brasseurs par les sorteurs, un jeune Bruxellois a appelé à trois reprises les forces de police en exigeant qu’elles viennent constater les coups qu’il avait reçus. Il s’est ensuite rendu au commissariat de la place du Théâtre pour la même raison, où il lui a été demandé de déposer sa plainte plus tard, ce qui ne lui a pas plu. Estimant qu’il était ivre, que le jeune homme risquait de retourner rue des Brasseurs pour en découdre et qu’il perturbait l’accueil et le travail au sein du commissariat, les policiers l’ont arrêté administrativement. Refusant de se mettre en position de fouille, le Bruxellois a été plaqué au sol avant d’être placé en cellule jusqu’à 6h25. Le jeune homme a ensuite porté plainte devant le comité P.

3.500 euros demandés

Interrogés par le tribunal, trois des six policiers ont déclaré que le jeune homme était ivre et que la procédure avait été respectée. Ils estiment ne pas avoir fait un usage disproportionné de la force envers le plaignant.

Le jeune homme avait subi une incapacité de cinq jours et demande 3.500 euros de dédommagement.

Son conseil, Me Bayer a jugé l’intervention des policiers « inappropriée et scandaleuse ». « On le voit calme sur les images vidéo du commissariat. Le fait de vouloir déposer une plainte, même avec insistance, était légitime. Il a été mis en cellule sans qu’un procès-verbal pour ivresse, outrage ou rébellion ne soit dressé. Rien ne prouve qu’il était ivre. Son arrestation était donc arbitraire. Il a été traîné dans la salle de fouille sans opposer de résistance, on lui a pourtant fait une clé de bras et deux étranglements, une violence disproportionnée. »

De son côté, le ministère public a requis l’acquittement des policiers, estimant que « le contrôle vasculaire a été pratiqué comme il le fallait » et qu’il était justifié. Il ajoute que la détention n’était pas arbitraire.

Le tribunal rendra son jugement le 18 février prochain.

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