En ce momentNouveau SudinfoCrise énergétiqueLigue des Champions Accueil DemainDigital

GeoChallenge deuxième édition, c’est parti: les conseils du coach pour booster son projet

Marie Wénin, chargée de projet au SPW, était coach lors de la première édition du GeoChallenge. Elle revient sur le travail des coaches auprès des challengers du grand appel à projets lancé par le SPW et l’Agence du Numérique et conseille les futurs candidats.

L’appel à projets GeoChallenge, deuxième édition, est officiellement lancé et les candidats peuvent s’inscrire via www.geochallenge.be. Objectif ? Récompenser des projets de développement d’applications utiles aux citoyens et exploitant des données publiques.

Marie Wénin est chargée de projet au SPW Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement (ARNE). Elle travaille au sein de la cellule SIG et s’occupe notamment de la gestion des bases de données géographiques afin d'alimenter les données de référence diffusées sur le Géoportail. L’an passé, elle était coach pour les porteurs de projet sélectionnés. « Un des thèmes de cette première édition était l’environnement et le patrimoine naturel. Le défi était de faciliter et d’encourager les randonnées (pédestres, cyclo, VTT) en Wallonie grâce, par exemple, à la communication des informations relatives au patrimoine (naturel, historique, gastronomique), à l'accès aux infrastructures et à des informations de prévention. Comme ce défi était encadré par le SPW Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement (ARNE) pour lequel je travaille et le Commissariat Général au Tourisme, j’ai donc officié en tant que coach », explique Marie Wénin.

Espace de rencontres

Son rôle de coach a démarré avant la période de l’accompagnement à proprement parler. « Nous étions plusieurs à analyser les projets qui avaient été rentrés et nous en avons sélectionnés 3 pour notre défi, sur base de différents critères. La première étape de l’accompagnement a été de réunir les 3 équipes pour les rencontrer et les faire se rencontrer car le GeoChallenge, c’est avant tout un espace de rencontres et de contacts. Nous leur avons aussi transmis, à tous, au même moment, les informations sur la suite des événements. Deux autres réunions ont suivi, notamment pour expliquer le passage devant le jury ».

« L’administration souffre encore trop d’une image fermée et vieillotte qui n’est pas la bonne. GeoChallenge, c’est une manière de faire remonter vers nous des besoins qui émanent des citoyens », Marie Wénin, chargée de projet au SPW Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement (ARNE) et ancienne coach
« L’administration souffre encore trop d’une image fermée et vieillotte qui n’est pas la bonne. GeoChallenge, c’est une manière de faire remonter vers nous des besoins qui émanent des citoyens », Marie Wénin, chargée de projet au SPW Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement (ARNE) et ancienne coach - D.R.

Entre ces réunions, la coach a également été disponible pour ses nominés. « J’étais évidemment là pour les aider à faire avancer la réflexion ou pour les mettre en contact avec d’autres personnes ressources au sein de l’administration. J’avais un rôle d’interface et de relais afin de faciliter le contact », poursuit Marie Wénin. Cette période de l’accompagnement, avant le passage devant le jury, a duré 3 mois. « Lors de notre dernière entrevue avec les nominés, je leur ai précisé ce que le jury attendait d’eux, ce qu’ils devaient mettre en avant et surtout je leur ai conseillé de présenter leur solution les uns aux autres : ils ne sont pas concurrents car ils travaillent sur des sujets différents et parler permet d’échanger des idées ».

Que conseillerait-elle aux nominés de cette seconde édition ? « De présenter leur démo en live, c’est plus parlant, mais d’avoir aussi un support en cas de problème technique. De mettre en avant les ressources du Géoportail ainsi que des pistes d’amélioration de leur solution. C’est encore souvent une version béta au moment du passage devant le jury et c’est bien d’expliquer vers quoi ils comptent aller. Que vont-ils développer s’ils gagnent les 15.000€ ? ».

Les besoins des citoyens

Pour les 4 lauréats (1 par catégorie), l’accompagnement se poursuivra au-delà de la proclamation des résultats. « Il faudra alors élaborer les étapes réalistes pour développer leur projet. Quant à ceux qui n’ont pas gagné, j’étais bien évidemment toujours disponible pour les aider, notamment en transmettant leur démo à des personnes qui pourraient être intéressées ou qui pourraient les aider ».

Pour l’administration, cet appel à projets est aussi un moyen de s’ouvrir. « L’administration souffre encore trop d’une image fermée et vieillotte qui n’est pas la bonne. C’est aussi une manière de faire remonter vers nous des besoins qui émanent des citoyens ».

Sudinfo

Aussi en DemainDigital

Voir plus d'articles