Abonnez-vous au journal de votre région et recevez en cadeau une montre connectée Samsung Galaxy Watch4 ou un robot multifonction Domo

Mort d’Axel à la sortie du Carré: la justice liégeoise fait trembler les guindailleurs en ressortant une loi datant de 1939

Axel est décédé après une guindaille estudiantine.
Axel est décédé après une guindaille estudiantine. - DR

L’histoire de cette nuit du 30 au 31 octobre 2018, jugée par le tribunal correctionnel de Liège, est d’une tristesse absolue. Axel Leroy, étudiant en bachelier automobile à la Haute-école de la Ville de Liège, grand amateur de rugby et très amoureux depuis deux ans, faisait son baptême à l’époque. Ce soir-là, c’est une soirée un peu spéciale qui était organisée pour lui, qu’on appelle le « rallye des parrains » et qui consiste à faire étape dans une série de bars pour y faire boire au bleu, à chaque fois, leur spécialité la plus alcoolisée. Les organisateurs de ce genre de soirées sont conscients des risques liés, puisqu’il est de coutume, ont expliqué les parrains, qu’ils ne boivent pas d’alcool pendant que leur bleu en consomme en grande quantité.

Axel avait été acheté par cinq parrains, un Herstalien de 24 ans, une Lierneusienne de 22 ans, un Arlonais de 25 ans, un Libramontois de 24 ans et un habitant d’Orp-Jauche âgé de 24 ans, qui sont les cinq prévenus. Le début de la soirée avait été très convivial, tout le monde était allé chez un d’eux manger une raclette, et ils étaient descendus dans le Carré vers minuit trente. Mais après une série d’étapes, Axel s’était senti fort mal. Il avait essayé de se faire vomir, mais il n’y était pas parvenu. Le voyant tituber de plus en plus, ses parrains avaient décidé de le ramener, et ils avaient téléphoné à la petite-amie d’Axel pour lui dire qu’ils allaient arriver avec lui. Mais en traversant le boulevard de la Sauvenière, le jeune homme s’était effondré. Il avait fini par vomir, et c’est ainsi qu’il s’était étouffé, a expliqué le médecin-légiste lors d’une précédente audience.

On ne reproche pas aux cinq parrains de ne pas avoir bien réagi à ce moment-là : ils avaient mis leur copain en position latérale de sécurité, et ils avaient appelé les secours. Mais ils sont poursuivis pour les deux heures durant lesquelles Axel a bu une (trop) grande quantité d’alcool, trop vite. Dans ce cas, a exposé l’expert toxicologue, l’alcool peut devenir encore plus toxique.

>> Les prévenus ont été invités à se défendre sur une loi de 1939, sur la répression de l’ivresse, qui est assez oubliée !

>> En application de cet arrêté-loi, beaucoup de parrains risquent des poursuites  : voici pourquoi.

Retrouvez cet article et toute l'info de votre région dans notre nouvelle application Sudinfo

Notre sélection vidéo