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Décès de Jacques Boël: «Je me souviens de la grève des 74 jours aux Usines Gustave Boël à La Louvière»

L’auteur du libre «La Fortune des Boël» évoque la figure de Jacques Boël, décédé ce vendredi.
L’auteur du libre «La Fortune des Boël» évoque la figure de Jacques Boël, décédé ce vendredi. - David Claes, News, Isopix, M. Van Hees

« J adorais quand il passait au Matinal avec ses ouvriers. Un brave homme » - « Un grand bonhomme est parti.Je ne sais si notre région possède encore des gens de cette ambition ouvrière » - « Nous le voyions régulièrement passer au carrefour du Gazomètre, cigare en bouche à l'arrière de sa Rolls; salut et il répondait toujours. RIP Monsieur »...

Sur les réseaux sociaux, les témoignages de sympathie se multiplient suite au décès de Jacques Boël, dernier du nom à avoir dirigé l’usine sidérurgique louviéroise.

Né le 31 mars 1929, Jacques Boël faisait partie de la quatrième génération d’une famille qui a fait fortune dans l’acier wallon, à La Louvière. Après des études d’ingénieur civil, il suivra le chemin familial et prendra la tête des Usines Gustave Boël. Un empire sidérurgique fondé par son aïeul Gustave Boël, revendu en 1997 à Hoogovens, puis à Duferco en 1999. En 2006, la s.a. Duferco La Louvière s’allie à Novolipetsk Steel (NLMK) jusqu’en 2013, date de la fermeture de Duferco. NLMK emploie aujourd’hui 650 travailleurs.

Mais revenons à Jacques Boël, fils de Max, petit-fils de Pol Clovis et arrière-petit-fils de Gustave, le fondateur. Il était aussi le cousin germain de Pol Boël auquel il succéda à la direction des UGB.

Jacques, le financier

Le Carniérois Marco Van Hees, actuel député fédéral du PTB, est l’auteur d’un livre paru en 2006 aux éditions Aden et qui s’intitule : «  La fortune des Boël: un énorme patrimoine, une immense dette sociale ». D’aucuns défendront l’esprit d’entreprise dont Gustave Boël fit preuve en son temps et qui contribua au développement économique, industriel et social de la cité des Loups. La vision politique du PTB insiste quant à elle sur le fait que ce sont les travailleurs qui ont apporté la richesse aux Boël et non l’inverse. Et c’est évidemment le parti pris du livre du député du Centre.

« Le décès de Jacques Boël me ramène à un épisode marquant dont des centaines voire des milliers de travailleurs se souviennent encore : celui de la grève des 74 jours menée en 93-94 aux UGB », se remémore Marco Van Hees.

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