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Reims et Epernay, terres d’accueil pour les tournages de films et de séries télé

Le tournage de la série «Visitors» a eu lieu en juillet dernier aux portes de Reims, dans l’un des hangars de l’ancienne base aérienne 112. Aurélien Laudy
Le tournage de la série «Visitors» a eu lieu en juillet dernier aux portes de Reims, dans l’un des hangars de l’ancienne base aérienne 112. Aurélien Laudy

Évidemment, le Covid a donné un coup de frein aux tournages et certains projets sont restés dans les cartons. Mais, au final, le secteur du cinéma et de l’audiovisuel s’en sort plutôt bien. Si des dates ont été repoussées, de nombreux films et épisodes de séries télé ont pu être mis en boîte. Depuis 2018, à Reims – ou plus exactement à cheval entre les communes de Bétheny, Courcy et Brimont –, l’ancienne base militaire 112 accueille régulièrement de grosses équipes de tournage, tout comme Epernay.

Le tournage des 2es saisons de Le Code et de Visitors prévues au printemps

Si la période hivernale est toujours calme, l’activité reprend aux beaux jours. Il n’y a encore aucune date précise mais, au printemps prochain, sont prévus les tournages de la deuxième saison de Le Code, la série de France 2, et de la deuxième saison de Visitors, la première série française de Warner TV, imaginée, jouée et réalisée par Simon Astier.

« L’activité cinématographique et audiovisuelle a démarré sur la base aérienne en 2018. Au départ, on pensait que ce serait un one shot. Mais grâce à “Cherif”, la série à succès de France 2, l’activité s’est vite installée. Nous sommes satisfaits de tout ce qui a été réalisé, mais cela reste pour nous une activité secondaire. D’où notre ambition aujourd’hui de pérenniser l’activité tout en montant en puissance ! », indique Vincent Bochu, le directeur de Terralab qui loue à des sociétés de production dont Making Prod deux grands hangars d’une surface de 6 000 m2.

Ces hangars, qui abritaient autrefois des avions militaires, ont peu à peu été réaménagés en studios de cinéma. Mais Vincent Bochu le reconnaît volontiers, l’espace pourrait être mieux organisé, pour que les équipes de cinéma puissent travailler dans de meilleures conditions.

Le soutien de l’Agence culturelle Grand Est

« Pour que l’accueil soit optimal, il faudrait notamment que les équipes techniques disposent d’un lieu pour créer et stocker leurs décors, estime-t-il. Nous allons d’ailleurs mettre en place dans les mois à venir un comité d’experts pour savoir quelles sont les meilleures solutions. »

Pour développer le pôle audiovisuel sur l’ancienne base militaire, Vincent Bochu envisage de mettre à la disposition des équipes de production des hangars supplémentaires.

Son projet d’extension a toutes les chances d’aboutir dans la mesure où, au printemps dernier, le groupe Mediawan, le numéro un français des productions télévisuelles, a fait savoir qu’il comptait pleinement profiter de l’outil rémois.

Le propriétaire des lieux peut également compter sur le soutien du Bureau d’accueil des tournages de l’Agence culturelle Grand Est qui incite les producteurs et les réalisateurs à se tourner vers Reims et son agglomération.

Le secteur d’Épernay attire aussi les caméras

Les caméras s’habituent visiblement bien à la Capitale du champagne. En plusieurs mois, de nombreux tournages ont posé leurs valises à Épernay. C’était notamment le cas pour le Code, un téléfilm pour France 2. « Nous avions besoin d’un tribunal pour plusieurs scènes. Quand on a appris que celui-ci était vide, on a foncé sans se poser de question », avait assuré Sophie Schmidt, la directrice de production, dans nos colonnes. Pour l’occasion, certaines ont été remises en l’état et repeintes alors que le tribunal est à l’abandon depuis des années. Dernièrement, c’est Nicolas Vanier qui a fait de la Champagne sa seconde maison avec un tournage à Hautvillers et Villers-Allerand avec Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison ou encore Stéphane de Groodt. « Il était normal d’aller vers ceux qui font vivre le territoire. Des gens passionnés. Cela me rappelle des images de mon grand-père, sa grosse main calleuse caressant les épis de blés. Je retrouve ici la même sensualité. C’est tout cela que j’ai envie de mettre en beauté. J’espère que ce film rendra fiers les vignerons », avait commenté le réalisateur de Belle et Sébastien et Poly. « À chaque fois, il s’agit d’opportunités. On ne peut pas dire que nous sommes allés chercher ces tournages. Quand les équipes viennent ici, on a systématiquement de belles images. Cela nous fait une magnifique publicité mais nous n’en avions pas forcément conscience », assurait l’année dernière Franck Leroy.

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