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Affaire Orpea: «Tous les homes ne maltraitent pas leurs résidents», défend Unessa

Affaire Orpea: «Tous les homes ne maltraitent pas leurs résidents», défend Unessa
Isopix

«Le scandale Orpea ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt», selon l’organisme belge.

«Il y a bien plus de maisons et d’institutions d’hébergement pour aînés, en France ou chez nous, dont l’objectif premier est le bien-être de leurs résidents que de moutons noirs», assure Unessa, qui condamne fermement toute forme de maltraitance.

La fédération appelle donc à ne pas faire d’amalgames. «Derrière les amalgames qui frappent sans distinction, il y a des personnes (...). Il leur faut une solide dose de courage et de volonté pour travailler dans un secteur ciblé par des critiques virulentes, intempestives et majoritairement injustes. Sans parler des conséquences de deux années de crise sanitaire particulièrement éprouvantes qu’elles continuent d’endurer. À des degrés divers, ces personnes sont en souffrance. Elles perdent la fierté de travailler en maisons de repos», selon Unessa.

L’organisme souligne également qu’il représente les structures d’hébergement et d’accueil pour personnes âgées privées associatives en Wallonie et qu’elles sont investies d’une mission sociale: «garantir les meilleures conditions de vie et d’épanouissement possibles à nos aînés».

«Au sein du secteur privé associatif, nous n’avons pas la prétention de laver plus blanc que blanc. Des moutons noirs peuvent se retrouver partout. Mais l’orientation non commerciale de nos affiliés leur évite certainement des dérives consécutives à une logique de profit poussée à l’extrême», conclut la fédération.

Unessa espère donc que le «maison de repos bashing» (soit le dénigrement des homes) s’éteindra rapidement et appelle à une reconnaissance du travail au sein du secteur.

Un livre-enquête, publié cette semaine, dénonce l’obsession de la rentabilité au sein du groupe privé français de maisons de retraite Orpea. Les conditions précaires des résidents dans ces homes y sont décrites. Des personnes âgées y ont été «rationnées», abandonnées dans leurs excréments ou encore laissées sans soin pendant des jours.

Des contrôles sont activement menés dans les maisons de repos d’Orpea à Bruxelles et en Wallonie.

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