«Totems»: des espions bien français pour la nouvelle série de Prime Video

«Totems»: des espions bien français pour la nouvelle série de Prime Video

Un feuilleton d’espionnage français, il fallait oser ! D’habitude, on laisse plutôt ça aux anglophones. Maîtres en la matière, ils nous ont offert Harry Palmer, Jason Bourne, Ethan Hunt et autre Bond… James Bond. Nous, on s’est grosso modo contentés du « Bureau des légendes » et de la version parodique d’un certain Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117. Campé par Jean Dujardin, cet agent secret américain aux origines gauloises, créé par l’écrivain français Jean Bruce, est devenu un vrai citoyen d’outre-Quiévrain dans les comédies de Michel Hazanavicius.

Loin de ces références hexagonales, le géant de l’e-commerce présente « Totems », une fiction exigeante sur fond de course à l’armement « qui fait souffler un vent nouveau sur le genre », se réjouit Georgia Brown, directrice européenne des séries originales d’Amazon Studios.

L’intrigue nous ramène en pleine guerre froide, en 1965. Un ingénieur spatial (Niels Schneider, l’amoureux de notre Virginie Efira nationale) commence alors à travailler pour les services secrets français et la CIA, lorsqu’il rencontre une jeune pianiste contrainte, elle, de collaborer avec le KGB. Peu à peu, alors que le premier est chargé d’approcher le père de l’autre pour obtenir des informations sur une mystérieuse bombe téléguidée, leur relation se mue en romance. Mais comment savoir s’il s’agit de sentiments sincères ou de manigances politiques ?

« Ce qui est particulier dans Totems, c’est que c’est vu par le petit bout de la lorgnette d’individus qui, subitement, vont être pris dans la très grande histoire avec un grand H », défend Lambert Wilson. « On y suit des personnes assez ordinaires, proches de nous, embarquées dans une aventure extraordinaire », précise de son côté Niels Schneider. « Ça amène de la maladresse, mon personnage n’est pas rodé comme espion. Il est vulnérable et vit la situation comme moi je la vivrais. »

« La touche française est que, contrairement aux productions anglo-saxonnes, où il peut y avoir beaucoup de bagarres, d’explosions et d’effets spéciaux, nous on travaille plus sur l’humain », ajoute le comique José Garcia, qu’on retrouve dans un rôle plus sérieux. « Il y a un côté shakespearien, c’est beaucoup plus écrit. On est moins dans la grandeur et la démonstration, et plus sur une vraie tension qui tord les gens. »

Clap première

Pour José Garcia comme pour Lambert Wilson, « Totems » marque aussi leurs premiers pas (réussis !) dans un format de série (huit épisodes sont prévus). « Ce qui m’a plu, c’était l’idée de pouvoir travailler avec plusieurs metteurs en scène, sur plusieurs mois, avec éventuellement la possibilité de changer de cap et de suggérer des choses », nous avoue ce dernier. « Comme elle se fait sur du long terme, la série est une matière plus vivante et malléable qu’un film ou une pièce de théâtre, où on n’a pas le temps de faire évoluer quoi que ce soit. » Résultat à suivre dès ce 18 février, sur Prime Video.

« Totems », disponible sur Prime Video.

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