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Invasion de l’Ukraine: toutes les informations de la journée (direct)

Deux fortes explosions ont retenti à l’aube vendredi dans le centre de Kiev, au lendemain du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a constaté une journaliste de l’AFP.
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La progression des forces russes fait redouter un assaut et la multiplication d’attaques ciblées sur la capitale et sur des installations stratégiques et gouvernementales.

La veille, l’aéroport militaire d’Antonov à Gostomel, aux portes de Kiev, a été la cible d’une attaque de forces aéroportées russes arrivées en hélicoptères et qui ont affronté des unités de l’armée ukrainienne. L’aéroport de Gostomel se trouve immédiatement à la limite nord de Kiev, et les combats qui s’y déroulent étaient les plus proches de la capitale au premier jour de l’attaque russe.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président Volodymyr Zelensky a par ailleurs mis en garde sur la présence de « groupes de saboteurs » russes dans la ville et appelé les habitants à la vigilance et au respect du couvre-feu désormais en vigueur.

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23H48 > Veto de la Russie à l’ONU à une résolution déplorant son « agression » de l’Ukraine

La Russie a mis vendredi comme attendu son veto, lors d’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU, à une résolution co-écrite par les États-Unis et l’Albanie déplorant dans « les termes les plus forts » son « agression contre l’Ukraine » et lui réclamant de retirer « immédiatement » ses troupes de ce pays.

Sur les 15 membres du Conseil, 11 pays ont voté en faveur du texte, trois se sont abstenus : Chine, Inde et Emirats arabes unis. Le projet avait été adouci dans les heures précédant le scrutin pour « sécuriser » des abstentions et éviter que ces trois pays ne votent non, selon un diplomate. Le texte proposé ne comportait ainsi plus le terme « condamner », remplacé par « déplorer ». Une référence au chapitre 7 de la Charte de l’ONU, qui prévoit un possible recours à la force, a aussi été supprimée.

23H46 > La Hongrie propose d’accueillir des pourparlers Russie-Ukraine

La Hongrie a offert vendredi soir d’accueillir à Budapest des pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine, au deuxième jour d’une invasion déclenchée par le président russe Vladimir Poutine.

Le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto a expliqué avoir appelé son homologue russe Sergueï Lavrov ainsi que le directeur de l’administration présidentielle ukrainienne Andriy Yermak.

« Je leur ai proposé que les discussions se tiennent à Budapest, un lieu sûr » pour les deux délégations, a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook.

« Ils m’ont remercié pour l’offre et ont dit qu’ils allaient l’étudier », a ajouté le ministre. « Nous espérons qu’un accord pour entamer les pourparlers sera trouvé dans les prochaines heures ou jours ».

La Hongrie, membre de l’Union européenne et de l’Otan, s’est rapprochée ces dernières années de Moscou sous l’égide du souverainiste Viktor Orban, qui a néanmoins condamné jeudi l’invasion.

La Russie s’était auparavant dite prête à organiser une rencontre avec une délégation ukrainienne à Minsk, la capitale du Belarus, appelant à une reddition de l’armée ukrainienne, condition préalable à des « négociations ».

« Nous voyons que Moscou suggère que la diplomatie se tienne sous la menace des armes, alors que les bombes, les tirs de mortiers, l’artillerie de Moscou prend des civils pour cible », a réagi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Le Kremlin avait systématiquement refusé des pourparlers avec l’Ukraine, malgré des demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky avant le déclenchement de l’invasion russe.

23H25 > Les Russes vont « essayer de s’emparer » de Kiev cette nuit

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé samedi que l’armée russe allait tenter d’attaquer et de s’emparer de Kiev dans la nuit, au moment où des combats se poursuivent dans la capitale.

« Nous ne pouvons pas perdre la capitale. Je m’adresse à nos défenseurs, hommes et femmes de tous les fronts : cette nuit, l’ennemi va utiliser toutes ses forces pour briser nos défenses de la façon la plus vile, dure et inhumaine. Cette nuit, ils vont tenter de s’emparer » de Kiev, a-t-il affirmé dans une adresse vidéo publiée sur le site de la présidence.

23H19 > Fitch dégrade la note de la dette de l’Ukraine après l’invasion russe

L’agence de notation Fitch a dégradé d’un cran vendredi la note de la dette à long terme de l’Ukraine, sans donner de perspective, faisant état d’un risque de non-remboursement de la dette après l’invasion russe.

« L’invasion militaire par la Russie a entraîné des risques accrus pour les finances extérieures et publiques de l’Ukraine, la stabilité financière et la stabilité politique », souligne Fitch dans un communiqué, évoquant également « l’incertitude quant à l’étendue des objectifs ultimes de la Russie, la durée, l’étendue et l’intensité du conflit, et ses conséquences ».

22H45 > Le Canada va sanctionner à son tour Poutine et Lavrov

Le Canada annonce une « troisième série de sanctions concertées » a indiqué vendredi le Premier ministre Justin Trudeau, qui vise précisément le président Poutine et son ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov, mais aussi le régime du Bélarus « qui a facilité cette invasion ».

Ottawa « appuie fortement » le retrait de la Russie du système bancaire Swift, a-t-il aussi déclaré, après les nouvelles mesures punitives lancées par Washington et l’Union européenne notamment.

22H34 > L’Ukraine demande au FMI une aide financière d’urgence

L’Ukraine a demandé une aide financière d’urgence au Fonds monétaire international, a indiqué vendredi dans un communiqué la directrice générale de l’institution, Kristalina Georgieva, à l’issue d’une réunion avec le conseil d’administration.

« Nous explorons toutes les options pour un soutien financier supplémentaire », y compris dans le cadre du programme d’aide de 2,2 milliards de dollars qui devait être déployé d’ici le mois de juin, et « les autorités ont également sollicité un financement d’urgence du FMI », a déclaré Mme Georgieva.

22H28 > Le Royaume-Uni interdit son espace aérien aux avions privés russes

Le secrétaire britannique aux Transports Grant Shapps a annoncé vendredi soir une interdiction avec effet immédiat de l’espace aérien du Royaume-Uni aux avions privés russes, en réponse à l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Vladimir Poutine.

« J’ai renforcé notre interdiction au Royaume-Uni, afin qu’aucun avion privé russe ne puisse traverser l’espace aérien britannique ou se poser (en Grande-Bretagne), avec effet immédiat », a expliqué M. Shapps sur Twitter.

« Les actions de Poutine sont illégales et quiconque bénéficie de l’agression de l’Ukraine par la Russie n’est pas le bienvenu ici », a-t-il dit, après avoir plus tôt interdit la compagnie aérienne nationale russe Aeroflot.

Le Royaume-Uni est une destination prisée des oligarques russes et de leurs familles, et a été critiqué pour ne pas lutter avec assez d’énergie contre les flots d’argent russe se déversant sur le pays.

22H20 > Plusieurs milliers d’Ukrainiens fuient leur pays

Plusieurs milliers de ressortissants ukrainiens ont fui leur territoire depuis l’invasion russe afin de trouver refuge dans des États frontaliers, selon l’agence DPA. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a affirmé jeudi que l’Union européenne était prête à accueillir les réfugiés ukrainiens.

La Slovaquie a enregistré plus de 7.000 personnes en provenance d’Ukraine le premier jour suivant l’invasion russe. Le ministère de l’Intérieur du pays a déclaré que 7.490 citoyens ukrainiens avaient franchi la frontière entre mercredi et vendredi.

Seules 14 personnes ont officiellement fait une demande d’asile, selon le ministère de l’Intérieur slovaque. Ces personnes ont été hébergées dans le camp de réfugiés de Humenne, près de la frontière.

Le Premier ministre slovaque, Eduard Heger, s’est rendu au poste frontière de Vysne Nemecke en compagnie du ministre de l’Intérieur, Roman Mikulec, et a souligné que son pays était prêt à aider les réfugiés.

Les autorités hongroises ont affirmé, pour leur part, que 1.600 ressortissants ukrainiens avaient traversé leur frontière.

La municipalité de la ville frontalière hongroise de Zahonya a pu fournir un abri pour seulement 80 personnes, selon son maire.

Plus de 50.000 Ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures, depuis le début de l’invasion russe, a affirmé vendredi le chef de l’agence de l’Onu pour les réfugiés, qui a par ailleurs comptabilisé jeudi 100.000 déplacés en Ukraine.

L’invasion russe déclenchée jeudi à l’aube a jeté sur les routes des dizaines de milliers d’Ukrainiens, qui arrivent aux frontières de l’Union européennes, en Moldavie, en Pologne mais également en Hongrie, en Slovaquie et Roumanie.

22H04 > La Russie estime que les relations avec les Occidentaux sont proches du « point de non-retour »

Les relations entre Moscou et les Occidentaux sont proches du « point de non-retour » sur fond d’invasion russe de l’Ukraine et de sanctions massives contre la Russie, a estimé vendredi la porte-parole de la diplomatie russe.

« Le fait est que nous sommes proches de là où commence le point de non-retour », a déclaré Maria Zakharova à la télévision russe.

21H55 > Les travailleurs saisonniers ukrainiens peuvent rester plus longtemps

Les permis de travail des Ukrainiens qui se trouvent actuellement en Belgique en tant que saisonniers sont prolongés, à la suite de l’invasion russe. Dans l’après-midi, la ministre flamande de l’Emploi et de l’Agriculture Hilde Crevits a communiqué avoir décidé avec le secrétaire d’État fédéral à l’Asile et la Migration Sammy Mahdi de prolonger les permis saisonniers des citoyens ukrainiens venus travailler en Flandre dans l’agriculture et l’horticulture pour des missions courtes.

Ils peuvent rester jusqu’à 100 jours, soit 10 de plus que normalement, a-t-elle indiqué. Ce qui concerne 458 travailleurs saisonniers actuellement présents en Flandre.

La Wallonie a répondu favorablement à la demande de Sammy Mahdi, arrivée en fin de journée, de prolonger les permis de travail des Ukrainiens qui se trouvent sur son territoire, indique-t-on au cabinet de la ministre wallonne de l’Emploi Christie Morreale. C’est cependant surtout la Flandre qui fait appel à de tels travailleurs saisonniers.

21H41 > Washington va à son tour sanctionner Poutine et Lavrov

Les États-Unis, comme le Royaume-Uni et l’Union européenne, vont sanctionner le président russe Vladimir Poutine et son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, a annoncé vendredi la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, sans fournir davantage de détails.

Elle a aussi estimé que s’en prendre au président ukrainien Volodymyr Zelensky serait « un acte atroce » de la part des Russes, lors d’un point presse.

Une interdiction de voyager vers les États-Unis sera « une partie » des sanctions américaines contre le président russe Vladimir Poutine et son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« C’est un élément habituel » des sanctions contre des personnalités étrangères, a ajouté la porte-parole, tout en répétant que le détail de ces sanctions historiques contre le président russe serait révélé plus tard.

21H21 > L’offre de pourparlers de Moscou à l’Ukraine, « pas de la vraie diplomatie »

Les États-Unis ne pensent pas que Kiev devrait accepter l’offre de Moscou d’ouvrir des négociations avec l’Ukraine car discuter sous la menace « n’est pas de la vraie diplomatie », a déclaré vendredi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

« Nous voyons que Moscou suggère que la diplomatie se tienne sous la menace des armes, alors que les bombes, les tirs de mortiers, l’artillerie de Moscou prend des civils pour cible », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas de la vraie diplomatie ».

21H19 > Une réunion des ministres de l’Energie des 27 ajoutée lundi

Les ministres de l’UE en charge de l’énergie vont se réunir en urgence lundi, selon un porte-parole du Conseil de l’UE. Cela suit l’agression militaire russe contre l’Ukraine, qui accroît les craintes quant aux prix de l’énergie et du gaz.

Les discussions devraient se concentrer sur les implications du conflit pour la situation en Europe en matière d’énergie, au vu de la dépendance de l’UE par rapport à la Russie pour l’approvisionnement en gaz naturel, par exemple.

Jeudi, la ministre belge Tinne Van der Straeten avait indiqué souhaiter une réunion en urgence de ses homologues européens. Il y a une « crise des prix » pour laquelle « une action collective européenne est requise », au-delà de la « boîte à outils » déjà avancée par l’UE il y a plusieurs mois, avait-elle indiqué.

La France occupe actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE.

21H13 > Londres annonce geler les avoirs de Poutine et Lavrov

Le gouvernement britannique a annoncé vendredi avoir gelé les avoirs du président russe Vladimir Poutine et de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le Trésor a indiqué avoir ajouté les deux hommes à sa liste des entités et individus ciblés par des sanctions à la suite de l’offensive russe en Ukraine.

21H10 > Une centaine de manifestants contre la guerre en Ukraine arrêtés en Russie

Environ 90 personnes ont été arrêtées vendredi dans plusieurs villes russes lors de manifestations contre l’invasion de l’Ukraine voisine par la Russie, selon des organisations des droits humains.

L’organisation indépendante russe Owd-Info a affirmé que des manifestations avaient lieu dans 17 villes russes. Des photos et des vidéos ont notamment été publiées sur le réseau social Telegram, principalement depuis Saint-Pétersbourg. Les images montrent également la brutalité des offensives policières envers les manifestants.

Les mouvements de protestation semblent moins importants que jeudi, lorsque plus de 1.700 personnes auraient été arrêtées dans plus de 40 villes à travers la Russie.

Les autorités russes demandent à la population de ne pas prendre part aux manifestations, sous prétexte du risque d’une recrudescence des contaminations au Covid.

20H58 > Volkswagen contraint de mettre deux usines à l’arrêt en Allemagne

Volkswagen a été contraint de mettre deux usines à l’arrêt en Allemagne durant plusieurs jours la semaine prochaine, l’invasion russe en Ukraine perturbant son approvisionnement, a indiqué vendredi le constructeur automobile allemand.

L’Ukraine produit notamment des câbles pour VW, rapporte l’agence de presse DPA.

Les usines concernées sont celles de Zwickau, du 1er au 4 mars, et de Dresde (Saxe, est), du 2 au 4 mars.

L’entreprise a mis en place un groupe de travail chargé d’évaluer l’impact du conflit sur sa production.

20H36 > La Serbie soutient l’intégrité de l’Ukraine, n’imposera pas de sanctions à Moscou

La Serbie soutient pleinement l’intégrité territoriale de l’Ukraine et considère l’invasion russe comme « quelque chose de très mal », mais n’imposera pas de sanctions à Moscou, a déclaré vendredi le président serbe Aleksandar Vucic.

La décision de Vladimir Poutine d’attaquer l’Ukraine a suscité des condamnations unanimes dans le monde et les Balkans.

« La République de Serbie (…) considère que porter atteinte à l’intégrité territoriale d’un pays, quel qu’il soit, est quelque chose de très mal, y compris l’Ukraine », a déclaré Aleksandar Vucic lors d’une conférence de presse télévisée.

« Pensez-vous qu’il soit possible d’imposer des sanctions à la Russie du jour au lendemain, cette Russie qui ne nous a jamais imposé de sanctions », a en même temps souligné M. Vucic.

La Serbie – pays qui négocie son adhésion à l’UE et entretient dans un même temps d’étroites relations avec Moscou – était silencieuse depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

Nations slaves et chrétiennes orthodoxes, Serbes et Russes ont des relations fraternelles depuis des siècles.

20H10 > La Russie menace la Finlande de « graves répercussions militaires et politiques »

Dans un tweet, le ministère des affaires étrangères russe a menacé la Finlande et la Suède ce vendredi. « L’adhésion de la Finlande à l’Otan aurait de graves répercussions militaires et politiques », indique la Russie. La Suède et la Finlande sont toutes les deux membres de l’Union européenne.

« Nous considérons l’engagement du gouvernement finlandais en faveur d’une politique militaire de non-alignement comme un facteur important pour assurer la sécurité et la stabilité en Europe du Nord. L’adhésion de la Finlande à l’OTAN aurait de graves répercussions militaires et politiques », prévient le tweet, reprenant les propos de la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères.

19H55 > La Belgique participera au déploiement de la Force de réaction de l’Otan

La Belgique prendra ses responsabilités et mettra des militaires à disposition de la Force de réaction de l’Otan (NRF), dont l’organisation a annoncé vendredi approuver le déploiement. Le Premier ministre Alexander De Croo a tenu ce discours vendredi soir au JT de la VRT.

Les unités de cette force de réaction seront déployées sur le flanc est du territoire de l’Otan, mais le secrétaire général Jens Stoltenberg n’a pas précisé où exactement.

La Belgique a reçu la demande de mettre des troupes à disposition. « Nous allons prendre nos responsabilités par rapport à cela », a indiqué le Premier ministre, interrogé à ce sujet.

On ne sait pas encore avec précision de combien de militaires il s’agira, mais des troupes belges participeront donc à cet effort de réaction rapide annoncé par l’Otan à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Même si cela ne se traduira pas par une présence militaire sur le territoire ukrainien, le but est selon le Premier de « montrer clairement à la Russie que nous n’abandonnons pas un millimètre du sol de l’Otan ».

19H33 > La compagnie russe S7 suspend tous ses vols vers l’Europe

L’une des principales compagnies aériennes russes, S7 Airlines, a annoncé vendredi suspendre tous ses vols à destination de l’Europe en raison de la fermeture de leur espace aérien par la Pologne et la République tchèque.

« En raison de la fermeture de l’espace aérien par les États européens, S7 Airlines a décidé d’annuler tous ses vols vers l’Europe du 26 février au 13 mars », a indiqué la compagnie, citée par les agences de presse russes.

19H32 > Le pape twitte en russe : « Toute guerre est une capitulation honteuse »

« Toute guerre est une capitulation honteuse », a dénoncé vendredi le pape François à propos de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, dans un tweet traduit en plusieurs langues dont le russe, fait rarissime.

« Toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal », écrit le pape, en reprenant un passage de son encyclique sur la paix « Fratelli tutti » (Tous frères) publiée en 2020.

Ses tweets, également publiés dans les langues habituelles de son compte (italien, portugais, polonais, français, anglais, espagnol, allemand et arabe), sont accompagnés des hashtags #PrionsEnsemble et #Ukraine.

François s’était rendu vendredi matin à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège pour exprimer « sa préoccupation » au deuxième jour de l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes. Un geste lui aussi exceptionnel pour le pontife argentin qui ne se rend jamais dans les représentations étrangères mais reçoit au palais apostolique les diplomates accrédités au Vatican.

19H26 > L’ONU réclame un « accès sans entrave » en Ukraine pour l’aide humanitaire

L’ONU veut « un accès sûr et sans entrave » pour l’aide humanitaire en Ukraine, a déclaré vendredi lors d’une conférence de presse le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths.

Les travailleurs humanitaires doivent pouvoir bénéficier d’une « protection » lorsqu’ils acheminent une aide à la population ukrainienne « dans toutes les régions de l’Ukraine touchées par le conflit », a-t-il ajouté.

19H26 > Moscou fait face à une résistance « plus importante » que prévu, selon le Pentagone

L’offensive russe en Ukraine a « perdu de son élan » au cours des dernières 24 heures face à une résistance de l’armée ukrainienne « plus importante » que ne le prévoyait Moscou, a estimé vendredi un haut responsable du Pentagone.

La Russie n’a pas encore pris totalement le contrôle de l’espace aérien ukrainien, a précisé à la presse ce haut responsable américain ayant requis l’anonymat.

« La défense aérienne de l’Ukraine fonctionne encore, bien qu’elle ait été endommagée par des frappes aériennes » russes, a-t-il affirmé. « Ils ont encore une défense anti-missile et (…) ils ont encore des avions qui interdisent l’accès (à l’espace aérien ukrainien) à des avions russes ».

En outre, les capacités de « commandement et contrôle » de l’armée ukrainienne, qui permettent la coordination des opérations militaires au plus haut niveau, « sont intactes », a-t-il noté.

« Nous estimons qu’au cours des dernières 24 heures (…) les Russes ont perdu un peu de leur élan », a déclaré ce haut responsable. « Ils se heurtent à plus de résistance qu’ils ne s’y attendaient ».

« Ils n’avancent pas aussi loin ni aussi vite que, selon nous, ils s’y attendaient », a-t-il ajouté, notant que l’armée russe ne contrôlait encore aucun centre urbain ukrainien.

« Nous avons des informations sur ce qu’ils pensaient pouvoir faire », a-t-il affirmé. « Et nous continuons à avoir des informations montrant que ça ne se passe pas tout à fait comme ils l’avaient prévu ».

Le responsable du Pentagone a cependant souligné que la Russie n’avait déployé en Ukraine que le tiers des forces qu’elle a amassées ces dernières semaines aux frontières du pays, et que l’objectif de Moscou de saisir Kiev pour y installer un régime pro-russe n’avait pas changé.

« La situation pourrait changer. Elle pourrait changer très rapidement », a-t-il souligné. « Ils ont beaucoup de puissance de feu à leur disposition ».

La Russie a jusqu’ici avancé en territoire ukrainien le long de trois axes : au sud depuis la Crimée jusqu’à la ville de Kherson, sur le Dniepr, au nord depuis le Bélarus vers Kiev, le long de deux routes au nord-est et au nord-ouest de la capitale ukrainienne, et à l’est depuis la ville russe de Belgorod vers la grande ville industrielle de Kharkiv, selon les estimations du Pentagone.

Bien que les forces russes soient parvenues dans la banlieue de Kiev, elles n’ont pas encore gagné le centre-ville. En outre, la ville de Kharkiv n’est pas tombée aux mains de l’armée russe, et des combats intenses se poursuivent dans cette zone, a indiqué le responsable.

Dans le sud, l’offensive contre Kherson se poursuit, mais elle s’est élargie vers l’ouest, avec un débarquement de plusieurs milliers de soldats russes depuis la mer d’Azov et la mer Noire, en direction de la ville de Marioupol, selon le Pentagone.

Les forces russes tentent également de prendre le contrôle de l’importante centrale électrique de Kakhovka, au nord-ouest de Kherson, où des combats sont en cours. Moscou a également lancé une cyberattaque contre cette centrale pour tenter d’en prendre le contrôle.

19H19 > Zelensky dit avoir discuté avec Biden de sanctions et d’aide militaire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit vendredi avoir discuté avec son homologue américain Joe Biden de sanctions contre Moscou et d’une « aide concrète » aux forces de Kiev, confrontées à une invasion de la Russie.

« Le renforcement des sanctions, une aide concrète à la défense et une coalition anti-guerre viennent d’être discutés avec » Joe Biden, a écrit M. Zelensky sur Twitter, se disant reconnaissant du soutien américain à son pays.

19H14 > L’OCDE ferme la porte à une adhésion de la Russie

L’OCDE va clôturer le processus d’adhésion de la Russie et va fermer son bureau à Moscou en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine, a indiqué vendredi l’organisation internationale.

« L’OCDE demeure fermement solidaire du peuple ukrainien », a-t-elle déclaré dans un communiqué, qui condamne « avec la plus grande fermeté l’agression à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine ».

19H07 > Des garde-frontières ukrainiens insultent des militaires russes avant d’être tués

Des garde-frontières ukrainiens ont adressé des insultes à des militaires russes avant d’être tués alors qu’ils défendaient une petite île de la mer Noire.

Les 13 gardes qui défendaient l’île de Zmeiny, dite aussi île des Serpents, figurent parmi les 137 civils et militaires tués lors des attaques de jeudi, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Dans un clip audio partagé en ligne, on peut entendre un soldat d’un navire militaire russe dire aux gardes ukrainiens de « déposer les armes immédiatement pour éviter une effusion de sang et des morts injustifiées », ajoutant « sinon vous serez bombardés ».

Ce à quoi les gardes ont répondu, après une brève discussion entre eux : « navire de guerre russe, allez vous faire foutre ».

L’Ukraine a perdu le contact avec les forces qui défendaient l’île jeudi après que la Russie a mené des frappes aériennes et maritimes, ont indiqué des responsables à Kiev.

L’enregistrement de l’échange entre les forces ukrainiennes et russes a été diffusé par un responsable ukrainien et le média Ukrainskaya Pravda.

Anton Herashchenko, conseiller du ministre de l’Intérieur, a partagé l’extrait sur sa page Facebook et a déclaré qu’un navire russe avait tiré des missiles après que les garde-frontières ont refusé de se rendre.

Le président Zelensky a confirmé que tous les garde-frontières de l’île de Zmeiny, dans la région d’Odessa, avaient été tués jeudi.

Dans une allocution vidéo, il a également souligné que l’affirmation de la Russie selon laquelle elle n’attaquait que des cibles militaires était fausse et que des sites civils avaient également été frappés.

19H04 > Poutine et Lavrov sur la liste des sanctions de l’UE

Le président Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov figurent sur la liste des personnes sanctionnées par l’Union européenne, en réponse à l’invasion de l’Ukraine, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

« C’est un pas important. Les seuls dirigeants dans le monde sanctionnés par l’UE sont le président syrien Bachar al-Assad et le président du Belarus Alexandre Loukachenko, et donc désormais Poutine pour la Russie », a déclaré Josep Borrell.

18H57 > Les troupes russes traversent le fleuve Dniepr près de la ville de Chersonèse, en Crimée

Au terme d’intenses affrontements entre les troupes ukrainiennes et russes, ces dernières ont traversé vendredi le fleuve Dniepr, dans la péninsule de Crimée, s’offrant un accès stratégique à la ville de Chersonèse, ont indiqué les autorités locales.

Ces dernières affirment que la Russie a déployé des forces importantes et subi de lourdes pertes, avant de finalement réussir à prendre le contrôle de la ville.

L’administration locale ajoute tenter de maintenir au mieux l’ordre sur place et de sauver des vies dans cette ville de 300.000 habitants qui joue un rôle important pour protéger la ville portuaire ukrainienne d’Odessa, dans le sud-ouest du pays.

18H56 > L’Allemagne va fournir à l’Otan des troupes et des armes supplémentaires

L’Allemagne va fournir à l’Otan davantage de soldats et de systèmes d’armement pour protéger ses alliés, a déclaré vendredi la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, soulignant au passage que son pays était un « partenaire fiable » de l’Alliance atlantique.

« Nous avons un navire de renseignement déployé en mer Baltique. Nous allons également fournir une frégate et une corvette et ce n’est pas tout », a indiqué Mme Lambrecht à l’agence de presse allemande DPA. « Nous allons fournir davantage de troupes. Nous nous impliquerons également dans la surveillance et la défense aériennes. Nous sommes en train de coordonner les détails avec l’Otan. »

La ministre allemande de la Défense a fait valoir que son pays était le plus grand contributeur en termes de troupes au sein de l’Otan, après les États-Unis. « Rien que dans la Force de réaction de l’Otan, nous fournissons actuellement environ 13.000 soldats », a-t-elle indiqué.

Mme Lambrecht a fait part de son inquiétude face à la situation en Ukraine et a déclaré que les chances d’instaurer le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine s’amenuisaient.

Elle est également revenue sur les propos du maître du Kremlin lorsqu’il a annoncé à la télévision une « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine. Il a alors « secrètement menacé d’utiliser des armes nucléaires », a-t-elle rappelé. « Une attaque contre un allié serait une attaque contre nous tous, avec des conséquences terribles pour la Russie », a-t-elle affirmé, ajoutant que « Poutine le sait aussi ».

18H51 > Londres prévoit des sanctions « imminentes » contre Poutine et Lavrov

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a informé ses alliés de l’Otan vendredi qu’il prévoyait de sanctionner « de manière imminente » le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après l’invasion de l’Ukraine, a indiqué Downing Street.

Après une première série de sanctions décidées cette semaine visant notamment des oligarques et banques russes, le Royaume-Uni va « adopter des sanctions contre le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov de manière imminente », a déclaré une porte-parole de Downing Street.

18H45 > L’Otan déploie des éléments de sa Force de réaction pour réagir à toute éventualité

Les dirigeants de l’Otan réunis vendredi en visioconférence lors d’un sommet extraordinaire de l’Alliance ont approuvé le déploiement d’unités de la Force de réaction de l’Otan (NRF), pour la première fois dans le cadre de la défense collective.

« Des milliers de troupes de l’Otan se tiennent prêtes à intervenir en cas de besoin, tout comme une centaine d’avions de chasse », a indiqué le chef de l’Otan. Le NRF est une force multinationale regroupant des éléments des forces terrestres, aériennes et maritimes et des forces d’opérations spéciales. La France est actuellement à la tête de la NRF.

« De nombreux pays de l’Alliance ont proposé de fournir des forces supplémentaires sur le flanc oriental de l’Otan », selon M. Stoltenberg.

Le secrétaire général de l’Otan a indiqué jeudi/hier que le processus de planification de défense de l’Alliance avait également été activé au terme d’une réunion du Conseil de l’Atlantique nord sur l’attaque de l’Ukraine par la Russie. « Dans les prochains jours et semaines, l’Otan renforcera encore sa présence sur le flanc est », selon le chef de l’organisation de défense.

18H43 > La BCE se tient prête à « toute mesure nécessaire » pour assurer la stabilité des prix

La Banque centrale européenne (BCE) « se tient prête à toute mesure nécessaire » afin d’assurer la stabilité des prix, a affirmé vendredi sa présidente Christine Lagarde, face aux vents violents causés sur les marchés de l’énergie par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. « La BCE se tient prête à toute mesure nécessaire, dans le cadre de ses responsabilités, afin d’assurer la stabilité des prix et la stabilité financière en zone euro », a déclaré Christine Lagarde au cours d’une conférence de presse au ministère français de l’Economie.

Il est aujourd’hui « difficile de mesurer l’effet économique du conflit car la situation évolue d’heure en heure », a expliqué la dirigeante qui s’exprimait dans le cadre de la conférence des 27 ministres européens des Finances, l’Ecofin, dont l’agenda a été bousculé par l’actualité.

Mais ce conflit aura selon elle des conséquences sur l’énergie, le niveau des prix, et la confiance, moins sur le commerce.

Les cours du pétrole ont franchi jeudi la barre des 100 dollars, et ceux du gaz se sont envolés depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, risquant de fortement peser sur l’inflation en zone euro, déjà à des niveaux élevés depuis plusieurs mois. « Nous allons évaluer l’effet de la hausse des prix de l’énergie, qui devraient, à court terme, faire augmenter l’inflation », a estimé la dirigeante.

Les sanctions économiques envers la Russie « affecteront aussi l’économie européenne, c’est le prix à payer pour défendre la démocratie », a estimé vendredi le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis, au cours de la même conférence de presse.

Dans une déclaration commune à la suite du Conseil Ecofin informel de vendredi, les ministres européens des Finances, la Commission et la BCE indiquent que « toutes les options sont sur la table » face à la Russie. « Nous avons demandé à la Commission européenne et à la Banque centrale européenne d’évaluer les conséquences que provoquerait une coupure encore plus forte des institutions russes de l’accès au système financier », indiquent les 27, sans évoquer nommément le système Swift, du nom de cette société basée à La Hulpe dans le Brabant wallon.

Couper Moscou du réseau de messagerie bancaire ne semble pas faire l’unanimité au sein des 27, dont certains craignent des répercussions trop lourdes sur leur propre économie. C’est « l’arme nucléaire » sur le plan financier, selon le ministre français Bruno Le Maire, qui affirme que son pays ne fait pas partie de ceux qui freinent cette option.

18H42 > L’armée russe commet des attaques indiscriminées, dénonce Amnesty International

L’invasion russe de l’Ukraine va de pair avec des attaques indiscriminées dans des zones civiles ainsi que des attaques contre des cibles protégées tels que des hôpitaux, fustige vendredi dans un communiqué Amnesty International. L’organisation de défense des droits humains a recensé trois incidents au cours desquels au moins six civils ont été tués et douze autres blessés. Les attaques sans discernement sont contraires au droit humanitaire international et peuvent constituer des crimes de guerre, rappelle Amnesty.

« L’armée russe a fait preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civils en utilisant des missiles balistiques et d’autres engins explosifs imprécis dans des zones densément peuplées. Certaines de ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre. Le gouvernement russe, qui prétend à tort n’utiliser que des armes de précision, doit assumer la responsabilité de ces actes », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

« Les troupes russes doivent immédiatement cesser de mener des attaques indiscriminées qui violent le droit de la guerre. L’utilisation continue de missiles balistiques et d’autres armes explosives imprécises, qui font des morts et des blessés parmi les civils, est impardonnable », poursuit Amnesty International.

Le Crisis Evidence Lab d’Amnesty International a analysé les preuves – notamment des photographies, des vidéos et des images satellites – de trois attaques de ce type menées aux premières heures de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février. Les attaques ont eu lieu à Vuhledar, Kharkiv et Uman. Les vérifications effectuées par Amnesty International concernant le recours à des attaques aveugles par les forces russes dans le cadre de leurs opérations militaires en Ukraine fournissent « des preuves irréfutables de violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains ».

L’organisation appelle l’Assemblée générale des Nations Unies à se réunir en urgence et à adopter une résolution condamnant l’attaque illégale de la Russie et appelant à la fin de toutes les violations du droit humanitaire et des droits de l’homme. « La vie, la sécurité et le bien-être de millions de civils sont en jeu », conclut Amnesty.

18H36 > La patronne de l’OMC alerte sur la hausse du prix du blé

La guerre en Ukraine aura un « impact important » sur le prix du blé, dont le pays est un grand exportateur, et donc du pain, a prévenu vendredi la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala.

« Il va y avoir un impact important sur les prix du blé et sur les prix du pain ordinaire également », a déclaré la patronne de l’OMC lors d’une conférence virtuelle organisée par le FMI et l’Institute of international economic law.

Il s’agit d’« une partie de la conséquence économique », a-t-elle souligné, précisant que « l’Ukraine est l’un des plus grands exportateurs de blé du monde ».

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, qui participait elle aussi à cette discussion, a souligné que l’impact économique « va aller au-delà de l’Ukraine, pour trois raisons ».

Elle a ainsi précisé que les conséquences des sanctions imposées par les pays occidentaux à la Russie, qui viendront s’ajouter à l’impact économique du seul conflit, « se traduiront principalement par (la hausse des) prix de l’énergie, ainsi que (celle des) prix des céréales, ajoutant à ce qui a été une préoccupation croissante, l’inflation, et comment la contrer ».

« Deuxièmement, il y a des implications pour le fonctionnement du système financier chaque fois qu’il y a de l’incertitude, et rappelons-nous que nous sommes entrés dans les événements en Ukraine depuis une position de grande incertitude dans l’économie mondiale », a-t-elle ajouté.

Elle a souligné que « cette incertitude a un impact sur la confiance dans les marchés émergents et nous assistons souvent à des sorties de fonds depuis les marchés émergents alors que nous avons besoin exactement du contraire, qu’il y ait plus de financement » vers ces pays.

Elle a, enfin, évoqué les conséquences à prévoir dans les pays voisins, « car une partie de l’Asie centrale du pays, le Caucase, la Moldavie sont économiquement connectés ».

La patronne du FMI avait déjà, jeudi, alerté sur « un important risque économique pour la région et le monde ».

18H24 > « Nous sommes tous ici » à Kiev, dit le président ukrainien Zelensky dans une vidéo

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré vendredi se trouver à Kiev pour « défendre » l’Ukraine malgré l’avancée des troupes russes, dans une vidéo où il apparaît avec ses collaborateurs devant le bâtiment de la présidence.

« Nous sommes tous ici, nos militaires sont ici, les citoyens, la société, nous sommes tous ici, à défendre notre indépendance, notre État », a déclaré M. Zelensky aux côtés notamment du Premier ministre Denys Chmygal, de son chef de cabinet et d’un proche conseiller.

17H53 > La Russie « limite » l’accès à Facebook, accusé de censurer les médias russes

Le gendarme des communications russe a dit « limiter l’accès » à Facebook depuis vendredi, accusant le réseau social américain de censurer des médias russes et de violer les droits humains et des citoyens russes.

« En conformité avec la décision du Procureur général à l’égard du réseau social Facebook, à compter du 25 février, Roskomnadzor adopte des mesures pour limiter son accès », a indiqué l’agence Roskomnadzor, sans préciser la nature des limitations.

17H43 > Plus de 50.000 Ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures

Plus de 50.000 Ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures, depuis le début de l’invasion russe, a affirmé vendredi le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, qui a par ailleurs comptabilisé jeudi 100.000 déplacés en Ukraine.

« Plus de 50.000 réfugiés ukrainiens ont fui leur pays en moins de 48 heures – en majorité vers la Pologne et la Moldavie – et beaucoup d’autres se dirigent vers les frontières », a écrit dans un tweet Filippo Grandi, en « remerciant chaleureusement les gouvernements et les citoyens des pays qui gardent leurs frontières ouvertes et accueillent les réfugiés ».

17H34 > Un académicien russe explique la prise de la centrale de Tchernobyl : « Cela empêche la fabrication d’une bombe sale »

Les matériaux nucléaires stockés dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, prise par les forces armées russes, ne pourraient pas être utilisés pour créer une bombe radiologique, a déclaré vendredi à l’agence TASS l’académicien Leonid Bolshov de l’Académie des sciences de Russie.

« Le fait que la centrale nucléaire de Tchernobyl ait été placée sous la protection des forces armées russes et le contrôle conjoint avec le personnel de la centrale garantissent la non-utilisation des déchets nucléaires qui y sont stockés par des groupes radicaux. Cela signifie que nous avons réussi à éviter les risques de fabrication d’une soi-disant bombe sale », a-t-il déclaré.

17H32 > La Russie interdite de participer à l’Eurovision

La Russie ne participera pas au Concours Eurovision de la chanson prévu en mai, a annoncé vendredi l’Union européenne de radio-télévision (UER).

Jeudi, alors que les troupes russes sont entrées à l’aube en Ukraine, le radiodiffuseur public ukrainien Suspilne avait exhorté l’UER à suspendre l’adhésion des médias russes Pervi kanal et VGTRK, de telle sorte que la Russie ne puisse participer au concours musical.

17H20 > Des demandes d’asile d’Ukrainiens déjà enregistrées en Belgique

Les services du secrétaire d’État à la Migration, Sammy Mahdi (CD&V), disent voir déjà une augmentation des demandes d’asile enregistrées par des Ukrainiens. D’après le Commissariat aux réfugiés, 12 demandes ukrainiennes ont été enregistrées en janvier mais déjà 37 en février (chiffres arrêtés ce jeudi).

Plus d’informations ici.

16H58 > L’ULB propose d’accueillir des étudiants ukrainiens sur son campus

L’Université libre de Bruxelles propose son aide aux étudiants ukrainiens qui ne peuvent pas poursuivre leurs études en raison des conflits ou pour les fuir, indique-t-elle vendredi. Un appel a été lancé aux membres de la communauté universitaire originaires d’Ukraine et à l’Université de Bucarest pour identifier les étudiants ukrainiens en besoin de soutien.

« Il est insupportable d’assister passivement à la guerre qui a éclaté en Ukraine » avec l’invasion jeudi des troupes russes. « L’engagement de notre Université en faveur de la paix, du dialogue et d’un humanisme universel place la vie et la protection des droits humains au cœur de ses actions. Au-delà de témoigner notre solidarité, il m’apparaît essentiel d’agir concrètement dès maintenant », déclare la rectrice de l’ULB Annemie Schaus, citée dans un communiqué.

L’Université de Bucarest fait partie d’un réseau interuniversitaire européen auquel appartient également l’ULB. Plus de 10.000 personnes ont traversé la frontière de l’Ukraine vers la Roumanie en 24 heures et 11 y avaient demandé l’asile vendredi après-midi, selon le ministère roumain de l’Intérieur.

L’ULB ajoute qu’aucun de ses étudiants ne poursuit actuellement son cursus en Ukraine. « Les étudiants en mobilité présents dans les pays limitrophes sont contactés par le service de mobilité étudiante ou leur faculté afin de leur apporter le soutien nécessaire. »

16H57 > Le Conseil de l’Europe suspend la Russie

Le Conseil de l’Europe a décidé vendredi de « suspendre » toute participation des diplomates et délégués russes aux principales instances de l’organisation paneuropéenne « avec effet immédiat », en réponse à « l’attaque armée » contre l’Ukraine.

Cette décision ne concerne toutefois pas la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le bras judiciaire du Conseil de l’Europe, qui continuera d’offrir sa protection aux citoyens russes, a précisé l’organisation internationale dans un communiqué.

16H33 > Rome suspend sa collaboration avec Moscou sur le vaccin Sputnik

Le Latium, la région de Rome, a annoncé vendredi suspendre sa collaboration avec la Russie sur le vaccin Sputnik-V contre le Covid en raison de l’invasion de l’Ukraine.

« Nous suspendons la coopération concernant Sputnik parce que la science doit être au service de la paix et non de la guerre », a déclaré le responsable de la Santé du Latium, Alessio D’Amato, cité par le quotidien La Repubblica.

Ces propos ont été confirmés à l’AFP par un porte-parole de la région.

La coopération en question prévoyait une batterie de tests conduite en Italie par le prestigieux institut Spallanzani sur environ 600 volontaires qui après une 1ère dose de vaccin anti-Covid d’Astrazeneca avaient reçu comme seconde injection une dose de Sputnik-V.

Le projet, qui a débuté en avril 2021, s’est poursuivi jusqu’en janvier dernier mais « l’escalade en Ukraine a convaincu » la région Latium « de bloquer la collaboration » financée par la partie italienne, assure le quotidien.

16H10 > Des croix gammées taguées sur le consulat de Russie à Strasbourg

Un homme a été interpellé après avoir tagué plusieurs grandes croix gammées sur les grilles du consulat général de Russie à Strasbourg et avoir blessé un policier, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a constaté vendredi un journaliste de l’AFP.

Les barrières amovibles mises en place autour du consulat ont été renversées et l’homme a tracé des croix gammées à la peinture rose sur la grille, sur des panneaux d’affichage, sur la boîte à lettres et au sol, devant l’entrée du consulat, en début d’après-midi.

Un policier qui passait à proximité par hasard a tenté de s’interposer mais a été légèrement blessé à la tête avant que l’homme ne soit interpellé par plusieurs autres agents arrivés en renfort. Le policier blessé a été conduit à l’hôpital pour des examens.

La police technique et scientifique a ensuite effectué des relevés et des agents d’entretien sont intervenus pour effacer les tags. Le directeur départemental de la sécurité publique du Bas-Rhin, Laurent Tarasco, s’est rendu sur place.

Un représentant russe sorti du consulat pour s’entretenir avec les enquêteurs a regretté « un acte de vandalisme ».

16H09 > La France en faveur de l’exclusion de la Russie de Swift

La France est en faveur de l’exclusion de la Russie du système bancaire Swift, a affirmé vendredi le ministre français des Finances Bruno Le Maire, afin de sanctionner la Russie de l’invasion en Ukraine.

« Certains États membres ont fait part de réserves, la France ne fait pas partie de ces États », a déclaré le ministre au cours d’une conférence de presse dans le cadre d’une conférence rassemblant les ministres des Finances de l’UE.

16H08 > Les troupes russes bloquent Kiev depuis l’ouest

Les parachutistes russes ont pris l’aéroport de Gostomel, situé à l’extérieur de Kiev, et ont bloqué la capitale ukrainienne depuis l’ouest, rejoignant ainsi le corps principal des troupes aéroportées russes, a déclaré vendredi le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

Plus de 200 Ukrainiens auraient été tués lors de l’opération visant à s’emparer de l’aéroport, tandis que les forces armées russes n’auraient subi aucune perte, selon M. Konashenkov. L’armée ukrainienne a affirmé de son côté que la Russie avait au contraire subi de lourdes pertes.

Le porte-parole russe a par ailleurs assuré que la Russie n’attaquerait pas les zones résidentielles de Kiev. « Les soldats russes prennent toutes les mesures pour éviter les pertes civiles », a-t-il affirmé.

M. Konashenkov a également déclaré que les troupes russes avaient complètement bloqué la ville de Tcherniguiv.

15H54 > Le CIO demande aux fédérations internationales d’annuler les événements en Russie et au Bélarus

Le Comité exécutif du Comité international olympique (CIO) a exhorté vendredi toutes les fédérations sportives internationales à annuler ou à délocaliser tout événement prévu en Russie ou au Bélarus, suite à l’invasion de l’Ukraine par Moscou.

De plus, le Comité exécutif demande que le drapeau de la Russie et du Bélarus ne soit hissé lors d’aucun événement sportif international et que l’hymne national de ces deux pays ne soit pas joué, précise le communiqué du CIO, qui estime que ces deux pays ont violé la trêve olympique.

15H54 > Les prix de l’électricité et du gaz baissent

Les prix du gaz et de l’électricité en Europe sont en recul vendredi, alors qu’ils avaient fortement augmenté jeudi après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le prix du gaz pour livraison en mars à la bourse d’Amsterdam, le prix de référence en Europe, est passé sous la barre des 100 dollars par mégawattheure. Son prix avait augmenté durant quatre jours consécutifs. Le prix du gaz a même augmenté jeudi de plus de moitié (à 134 euros le mégawattheure).

Vendredi vers 14h30, le mégawattheure coûtait 93 euros soit 30 % de moins qu’à la clôture jeudi.

Le prix allemand de l’électricité, prix de référence, a baissé de 26 % à 220 euros le mégawattheure.

15H48 > Le Bélarus et son peuple « méritent mieux » que de devenir « les vassaux » de la Russie

Les Bélarusses « méritent mieux » que de devenir les « vassaux » de la Russie, a lancé vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d’une rencontre avec la cheffe de l’opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa à Paris.

Le Bélarus et son peuple « méritent mieux que de devenir les complices et les vassaux d’un régime brutal qui a choisi de porter la guerre, sans aucune justification, au centre de l’Europe, à rebours de nos valeurs de liberté et de démocratie », a-t-il dit à deux jours d’un référendum qui pourrait valider l’installation de missiles nucléaires russes dans cette ex-république soviétique.

15H45 > Poutine appelle l’armée ukrainienne à « prendre le pouvoir » à Kiev

Le président russe Vladimir Poutine a appelé vendredi les militaires ukrainiens à « prendre le pouvoir » à Kiev en renversant le président Volodymyr Zelensky et son entourage, qu’il a qualifiés de « néonazis » et de « drogués ».

« Prenez le pouvoir entre vos mains. Il me semble qu’il sera plus facile de négocier entre vous et moi », a lancé M. Poutine à l’armée ukrainienne dans une intervention retransmise à la télévision russe, affirmant ne pas combattre des unités de l’armée mais des formations nationalistes qui se comportent « comme des terroristes » utilisant des civils « comme des boucliers humains ».

15H37 > Johnson et ses alliés d’Europe du Nord estiment nécessaires « plus de sanctions »

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et ses alliés d’Europe du Nord ont convenu vendredi que « plus de sanctions » étaient nécessaires contre Moscou après l’invasion de l’Ukraine, visant notamment « l’entourage proche » du président Vladimir Poutine, a indiqué Downing Street.

« Lors d’un appel entre M. Johnson et ses alliés de la Joint Expeditionary Force (JEF), qui regroupe dix États dont les pays baltes, » les dirigeants sont convenus que plus de sanctions étaient nécessaires, se concentrant notamment sur l’entourage proche du président Poutine «, a précisé une porte-parole de Downing Street.

15H31 > L’armée russe assure garantir la sécurité des missions de l’ONU et de l’OSCE en Ukraine

Les militaires russes prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité du personnel des missions de l’ONU et de l’OSCE en Ukraine, a déclaré vendredi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, lors d’un point de presse.

« Les militaires russes prendront toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des missions de l’ONU et de l’OSCE en Ukraine (…) La menace qui pèse sur le personnel des missions internationales ne vient pas des forces armées russes, mais des bataillons nationalistes ukrainiens, qui font désormais partie de l’armée de ce pays », a déclaré Mme Zakharova.

De son côté, l’armée ukrainienne a affirmé que plus d’un millier de soldats russes ont été tués depuis le début des combats, jeudi. Selon l’Ukraine, ce sont les pertes les plus lourdes que la Russie ait jamais subies. Les Russes ont pour leur part indiqué qu’il n’y a pas encore eu de morts de leur côté.

Le ministre britannique de la Défense, James Heappey, a déclaré vendredi au Parlement que, selon les renseignements britanniques, 450 soldats russes et 194 Ukrainiens, dont 57 civils, avaient été tués. Le nombre réel de victimes ne peut être vérifié.

15H17 > SOS Villages d’Enfants appelle aux dons pour les enfants et familles en Ukraine

Les équipes de SOS Villages d’Enfants ont évacué de Lougansk vers l’ouest de l’Ukraine 99 enfants et parents d’accueil de l’association, au cours de la semaine. L’organisation humanitaire craint pour le sort de la population ukrainienne, alors que les troupes russes marchaient vers Kiev vendredi, après l’invasion lancée la veille par Vladimir Poutine. Elle appelle aux dons, via son site.

Le programme d’aide urgente de l’ONG aux enfants et familles se concentre sur leurs besoins fondamentaux : l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins médicaux, à un soutien psychosocial, à une aide matérielle et des produits d’hygiène.

« La crise pèse lourdement sur le bien-être mental des enfants », souligne dans un communiqué SOS Villages d’Enfants, active depuis 20 ans en Ukraine, y compris dans l’est. « Cette escalade est un coup de massue pour les familles qui souffrent du conflit en cours depuis des années. »

« Notre priorité est de protéger autant d’enfants que possible. Nous voulons qu’ils puissent grandir sans haine », ajoute Serhii Lukashov, directeur de l’organisation en Ukraine. « Je suis également en contact avec SOS Villages d’Enfants en Russie et au Bélarus. »

Les appels aux dons se multiplient depuis jeudi pour venir en aide à la population ukrainienne. Médecins du Monde et Caritas International Belgique ont eux aussi lancé des collectes.

15H14 > Plus de 10.000 Ukrainiens ont fui vers la Roumanie

Plus de 10.000 personnes ont traversé la frontière de l’Ukraine vers la Roumanie en 24 heures, a déclaré vendredi le ministre roumain de l’Intérieur, Lucian Bode, à l’agence de presse Mediafax.

Selon le ministre, par rapport aux jours précédents, soit juste avant l’invasion russe, le nombre d’immigrants en provenance d’Ukraine a plus que doublé.

La Roumanie est une importante voie de transit pour les personnes qui veulent fuir la guerre en Ukraine. Sur les 10.624 Ukrainiens qui sont entrés dans le pays, 3.660 ont déjà poursuivi leur voyage, entre autres vers la Bulgarie et la Hongrie. Onze personnes ont demandé l’asile en Roumanie.

La Roumanie dispose au total de 1.100 places dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, dont la moitié est occupée. Mais le pays a fait savoir qu’il pourrait accueillir un demi-million de réfugiés dans des abris d’urgence temporaires si nécessaire.

15H00 > Les sanctions européennes concerneront « les plus hauts dirigeants » russes

Les sanctions européennes après l’invasion de l’Ukraine concerneront « les plus hauts dirigeants » russes, a fait savoir vendredi le président français Emmanuel Macron dans un message lu par les présidents des deux chambres du Parlement.

« Le Conseil européen a acté hier (jeudi soir, ndlr) une série de sanctions inédites touchant la Russie et la Biélorussie. Les sanctions concerneront également des personnalités russes, y compris les plus hauts dirigeants de la Fédération de Russie », a assuré le chef de l’État. Des sources européennes ont indiqué à l’AFP que le président russe Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov verront leurs avoirs gelés.

15H00 > Nestlé ferme des usines en Ukraine

Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a fermé ses usines et entrepôts en Ukraine en raison de l’invasion du pays par la Russie. La priorité est de protéger les quelque 5.000 employés qui y travaillent, a annoncé l’entreprise vendredi.

Il s’agit notamment de trois usines qui fabriquent des sucreries, des boissons et des plats cuisinés. La production sera relancée dès que cela sera possible en toute sécurité, a indiqué la société.

14H37 > Mahdi veut des agents belges de l’immigration en Pologne pour l’accueil des réfugiés

Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi (CD&V) a demandé à son administration d’aider la Pologne dans son travail d’enregistrement et d’aide aux réfugiés qui fuient les combats en Ukraine, a-t-il annoncé vendredi lors du journal télévisé de la mi-journée sur la VRT.

Le secrétaire d’État et son administration étudient actuellement la manière de réagir à un possible afflux de réfugiés ukrainiens.

14H28 > Accord des 27 pour sanctionner Poutine et Lavrov par le gel de leurs avoirs

Les Européens ont décidé vendredi de sanctionner le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov par un gel de leurs avoirs dans l’UE, ont indiqué des sources européennes à l’AFP.

La mesure avait été évoquée pendant le sommet européen extraordinaire jeudi à Bruxelles et a été ajoutée vendredi au paquet de sanctions que les ministres des Affaires étrangères vont mettre en œuvre, a-t-on précisé de mêmes sources.

14H05 > Poutine prêt à envoyer une délégation pour des pourparlers avec l’Ukraine à Minsk

Le président russe Vladimir Poutine est prêt à envoyer une délégation dans la capitale de son allié bélarusse, Minsk, pour des pourparlers avec l’Ukraine qu’il a envahie, a affirmé vendredi son porte-parole cité par les agences russes.

« Vladimir Poutine est disposé à envoyer à Minsk une délégation russe au niveau des ministères de la Défense et des Affaires étrangères et de l’administration présidentielle pour des négociations avec une délégation ukrainienne » a dit Dmitri Peskov.

14H01 > De Croo veut placer Vladimir Poutine sur la liste des sanctions

Le gouvernement belge estime que le président russe, Vladimir Poutine, doit personnellement être inscrit sur la liste des sanctions de l’Union européenne, a indiqué vendredi le Premier ministre, Alexander De Croo, à l’issue d’une réunion de l’exécutif fédéral.

« Si l’on voit les actes terribles qui sont commis en Ukraine, et si l’on écoute le discours de Poutine, il est très clair qu’il est lui-même responsable », a souligné le chef du gouvernement au lendemain d’un Conseil européen et à quelques minutes d’un sommet de l’OTAN. « Il est logique de geler ses moyens financiers, et il doit donc être sur la liste des sanctions ».

13H42 > L’Ukraine s’inquiète de la situation à Tchernobyl, tombé aux mains des Russes

L’Ukraine a dit vendredi avoir enregistré des données de radiation préoccupantes à la centrale accidentée de Tchernobyl, tombée aux mains de l’armée russe la veille, Moscou affirmant pour sa part que tout y était sous contrôle.

« Il y a eu une hausse des indicateurs au-delà des niveaux de contrôle à 03H20 (02H20 heure belge vendredi) », a indiqué à l’AFP le directeur-adjoint du département ukrainien pour les questions de sécurité des installations nucléaires, Alexandre Grigorach.

« Mais on ne peut pas vérifier, car tout le personnel a été évacué », a-t-il indiqué, joint par téléphone.

Le Parlement ukrainien, la Rada, a lui aussi indiqué sur son compte Telegram que le système automatisé de contrôle avait fait état d’une hausse des « rayons gamma », signe de radioactivité, sans préciser le niveau.

« Du fait de l’occupation et des hostilités, il est actuellement impossible d’établir les raisons » de ces relevés, a-t-il indiqué.

Un porte-parole de l’armée russe a lui assuré qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir pour la sécurité du réacteur qui a explosé en 1986, irradiant une partie de l’Europe, ni son sarcophage, assurant, contrairement à la partie ukrainienne, que le personnel était toujours sur place.

13H20 > L’Agence spatiale européenne poursuit sa coopération avec la Russie

L’Agence spatiale européenne (ESA) poursuit sa coopération avec la Russie, malgré l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, a indiqué vendredi le patron de l’ESA, Josef Aschbacher.

Les États-Unis, la Russie, l’ESA, le Canada et le Japon pilotent ensemble la station spatiale internationale (ISS). De nombreux vols habités partent également du cosmodrome de Baïkonour, une base de lancement russe située au centre du Kazakhstan.

La Russie et l’Europe travaillent par ailleurs ensemble sur un explorateur sans pilote qui se rendra bientôt sur Mars pour y mener des recherches. Le lancement du robot Rosalind Franklin est prévu pour le mois de septembre. Il devrait ensuite arriver en juin de l’année prochaine sur la planète rouge.

12H57 > Le pape s’est rendu à l’ambassade de Russie pour exprimer sa « préoccupation »

Le pape François s’est rendu vendredi matin à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège, à Rome, pour « exprimer sa préoccupation » face à la guerre en Ukraine, a annoncé le service de presse du Vatican.

Le souverain pontife, qui avait appelé mercredi à « préserver le monde de la folie de la guerre », a rencontré l’ambassadeur Alexandre Avdeïev et est resté « un peu plus d’une demi-heure sur place », ajoute-t-on de même source.

12H57 > Coup de fil Xi-Poutine, la Chine pour des négociations avec l’Ukraine

Le président chinois Xi Jinping s’est entretenu vendredi avec son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de la guerre en Ukraine, se disant favorable à une résolution du conflit par la voie diplomatique.

La Chine « soutient la Russie dans la résolution (du conflit) par le biais de négociations avec l’Ukraine », a rapporté la télévision publique CCTV dans un compte rendu de l’échange téléphonique.

12H54 > L’invasion russe en Ukraine est « une correction de l’Histoire », selon Assad

Le président syrien, Bachar Al-Assad, a salué vendredi l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine, estimant qu’il s’agissait d’une « correction de l’Histoire ».

« Le président Assad a souligné que ce qui se passe aujourd’hui est une correction de l’Histoire et un rétablissement de l’équilibre de l’ordre international après la chute de l’Union soviétique », indique la présidence syrienne dans un communiqué.

12H50 > Le président ukrainien juge la réponse européenne à la Russie trop « lente »

Le président ukrainien a jugé vendredi trop « lente » la réponse européenne à l’invasion russe et demandé que toutes les mesures de représailles soient « sur la table ».

« Comment allez-vous vous-mêmes vous défendre si vous êtes si lent à aider l’Ukraine ? », a dit Volodymyr Zelensky dans une nouvelle allocution. « Annuler les visas pour les Russes ? Déconnexion (du réseau interbancaire) SWIFT ? Isolement total de la Russie ? Rappel d’ambassadeurs ? Embargo sur le pétrole ? Aujourd’hui, tout doit être sur la table, car c’est une menace pour nous tous, toute l’Europe », a-t-il ajouté.

Le président ukrainien a aussi invité les Européens ayant une expérience du combat à se rendre en Ukraine pour repousser l’invasion de l’armée russe. « Si vous avez une expérience du combat (…) vous pouvez venir dans notre pays pour défendre l’Europe », a déclaré M. Zelensky.

12H47 > L’ONU a reçu des indications de 25 civils tués et 102 blessés

L’ONU a reçu des indications de 25 victimes civiles et 102 blessés dans des raids jusqu’à présent dans l’offensive russe en Ukraine. Mais le nombre est probablement plus élevé, a affirmé vendredi à la presse à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

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« Il est très difficile de corroborer » les chiffres en raison de la volatilité et de la situation sécuritaire qui a demandé de relocaliser une partie du personnel. Les dizaines de collaborateurs du Haut-Commissariat doivent être « extrêmement prudents » avec les indications reçues.

« Il est prématuré » de pouvoir évaluer si de possibles crimes de guerre ont été perpétrés ou non. Autre problème, l’ONU ne peut encore se prononcer sur les armes utilisées.

Les États-Unis avaient récemment acheminé une information à la Haute commissaire Michelle Bachelet dans laquelle ils affirment que la Russie a une liste de personnalités ukrainiennes à abattre. « Nous n’avons pas d’indication » sur de telles cibles, dit encore la porte-parole.

12H47 > Poutine « se comporte comme les nazis »

Le président russe Vladimir Poutine, qui a affirmé mener une offensive militaire contre l’Ukraine pour « dénazifier » ce pays, « se comporte comme les nazis », a accusé vendredi Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Vladimir Poutine dit qu’il « veut prévenir un génocide (contre les russophones de l’est de l’Ukraine, ndlr), ce qui est un non-sens total, car il est sur le point d’en commettre un » contre les Ukrainiens, a ajouté ce porte-parole qui s’exprimait à Bruxelles lors du point presse quotidien de l’exécutif européen.

11H45 > La Russie prête à des négociations si l’Ukraine « dépose les armes »

La Russie est prête à des négociations avec les autorités ukrainiennes si l’Ukraine « dépose des armes », a déclaré vendredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Nous sommes prêts à des négociations, à n’importe quel moment, dès que les forces armées ukrainiennes entendront notre appel et déposeront les armes », a-t-il dit, lors d’une conférence de presse, au lendemain du déclenchement de l’offensive russe en Ukraine.

11H39 > Un train de sanctions supplémentaire d’urgence en préparation

Un train supplémentaire de sanction contre Moscou est en cours de préparation urgente, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, après un nouvel entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, et alors que Kiev était sous le feu constant des forces russes.

Après un premier paquet de sanctions entré en vigueur mercredi, un second plus « massif et sévère » convenu jeudi soir au sommet européen de Bruxelles (et que les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent valider ce vendredi après-midi), ces mesures d’urgence supplémentaires formeraient un troisième train de sanctions contre Moscou pour son invasion de l’Ukraine.

Sur Twitter, Charles Michel a souligné la nécessité de mobiliser immédiatement la communauté mondiale pour protéger le droit international.

11H32 > La Russie veut « libérer les Ukrainiens de l’oppression »

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré vendredi que l’objectif de l’invasion russe de l’Ukraine était de « libérer » les Ukrainiens « de l’oppression », laissant entendre que Moscou comptait renverser le pouvoir en place.

« Le président Poutine a pris la décision de cette opération militaire spéciale de démilitarisation et de dénazification de l’Ukraine pour que, libérés de cette oppression, les Ukrainiens puissent librement choisir leur avenir », a-t-il dit, lors d’une rencontre avec des responsables séparatistes prorusses de l’Est ukrainien.

11H22 > Le Kremlin promet des répliques « symétriques ou asymétriques » aux sanctions de l’Occident

Le Kremlin a promis vendredi des répliques « symétriques ou asymétriques » aux sanctions imposées par l’Occident à la Russie en réaction à l’invasion russe de l’Ukraine.

« Les mesures de riposte suivront, bien évidemment », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « À quel point elles seront symétriques ou asymétriques, cela va dépendre de l’analyse des restrictions » imposées à la Russie, a-t-il ajouté.

11H12 > L’ONU dénonce les arrestations de manifestants en Russie

Plus de 1.800 manifestants contre la guerre en Ukraine ont été arrêtés en Russie, a déploré le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme vendredi, et a demandé la libération de ceux qui sont encore détenus.

« Arrêter des personnes qui exercent leurs droits à la liberté d’expression ou de réunion pacifique constitue une privation arbitraire de liberté. Nous appelons les autorités à assurer la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé ces droits », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani.

10H32 > Le président ukrainien appelle l’UE à alourdir les sanctions contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé vendredi l’Union européenne à renforcer les sanctions contre la Russie pour la punir de son invasion de l’Ukraine.

« Toutes les possibilités de sanctions n’ont pas encore été épuisées. La pression sur la Russie doit augmenter. C’est ce que j’ai dit » à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a déclaré M. Zelensky sur Twitter.

Jeudi soir, les dirigeants des 27 pays de l’UE ont durci les sanctions contre la Russie, dans les secteurs de l’énergie, de la finance et des transports, sans aller toutefois jusqu’à l’exclure du système d’échanges bancaires internationaux Swift.

Kiev avait exhorté les pays occidentaux à prendre cette dernière mesure, présentée par les experts comme une « arme atomique » financière, mais aussi susceptible de nuire à des acteurs économiques européens.

10H30 > Selon Moscou, 118 sites d’infrastructures militaires ukrainiennes sont paralysés

Jusqu’à présent, la Russie a paralysé les opérations de 118 sites d’infrastructures militaires ukrainiennes, dont 11 aéroports militaires, affirme vendredi matin le ministère de la Défense à Moscou.

Cinq avions de combat ukrainiens, un hélicoptère et cinq drones auraient également été abattus, selon un communiqué du porte-parole du ministère Igor Konashenkov. L’authenticité de ses déclarations n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Il a confirmé que les parachutistes russes avaient capturé l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl, située à un peu moins de 70 kilomètres de la capitale ukrainienne, Kiev.

Les combattants séparatistes de la région ukrainienne orientale de Donetsk auraient de leur côté avancé de 9 kilomètres dans un territoire précédemment contrôlé par les forces gouvernementales ukrainiennes, a encore affirmé Igor Konashenkov.

10H29 > Les forces russes approchent de Kiev depuis le nord-est et l’est, affirme l’armée ukrainienne

Des troupes russes approchaient vendredi de Kiev depuis le nord-est et l’est, une avancée qui s’ajoute à l’offensive depuis le nord annoncée plus tôt dans la matinée, selon la page Facebook de l’état-major de l’armée ukrainienne.

« L’ennemi ayant été repoussé par les défenseurs de Tcherniguiv, il cherche à contourner la ville pour attaquer la capitale. Pour cela, il se jette dans la direction Kosoltets-Brovary et Konotop-Nejine-Kiev. Konotop est tombé », selon cette source.

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10H28 > Les prix du pétrole restent au plus haut

Les prix du pétrole restaient vendredi à des niveaux élevés, poussés vers le haut par l’invasion, la veille, de l’Ukraine par la Russie. L’or noir avait déjà atteint son niveau le plus élevé depuis 2014 jeudi.

Le baril de Brent de Mer du Nord, la référence en Europe, évoluait toujours au-dessus des 100 dollars, à 101,11 dollars. Le WTI américain, qui avait aussi dépassé ce cap symbolique, était autour des 95 dollars.

L’aluminium, le blé évoluait aussi à des hauts niveaux, restant toutefois loin de leur pic de la veille.

Le gaz sur le principal marché européen, le TTF néerlandais, évoluait autour de 113 euros, après un pic à 143 euros jeudi après-midi, mais restait en hausse de plus de 40 % sur trois jours.

L’or remontait également par rapport à la clôture de jeudi, à 1.917 dollars l’once.

La Russie et l’Ukraine sont des pays essentiels pour l’approvisionnement en pétrole, gaz, blé et autres matières premières cruciales.

10H10 > Moscou prend le contrôle d’un canal clé pour approvisionner en eau la Crimée

Les forces russes ont annoncé avoir pris le contrôle d’un canal vital pour approvisionner en eau la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie et qui souffrait de pénuries depuis huit ans.

« Grâce à l’utilisation des régiments terrestres et des troupes aéroportées (…), les forces russes ont pu arriver jusqu’à la ville de Kherson ce qui a permis de débloquer le canal Nord-Crimée et de rétablir l’approvisionnement en eau de la péninsule de Crimée », a indiqué l’armée russe dans un communiqué jeudi soir.

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Les autorités ukrainiennes avaient coupé les vannes de ce canal situé dans la région de Kherson, qui assurait 85 % des besoins en eau de la Crimée, peu après l’annexion de la péninsule au printemps 2014.

Depuis, la Crimée faisait face à de graves pénuries d’eau, notamment pendant les périodes de sécheresse en été. Le blocus du canal a également affecté l’agriculture de la péninsule, connue autrefois pour ses plantations de riz et de maïs.

Selon le gouverneur de Crimée, Sergueï Aksionov, après la prise de contrôle par l’armée russe, le canal pourrait de nouveau devenir opérationnel d’ici 48 heures.

9H48 > La Russie interdit tous les avions liés au Royaume-Uni de son espace aérien

La Russie a annoncé vendredi l’interdiction de son espace aérien à tous les avions liés au Royaume-Uni, après des sanctions imposées par Londres à la compagnie aérienne russe Aeroflot en réaction à l’invasion russe de l’Ukraine.

L’espace aérien russe est interdit à tous les avions « appartenant, loués ou exploités par une personne liée à la Grande-Bretagne » et ceux qui y sont enregistrés, a indiqué le régulateur aérien russe Rosaviatsia dans un communiqué. L’interdiction concerne également les vols de transit au-dessus du territoire russe.

8H56 > Le président Zelensky est la cible de l’attaque russe, selon l’ambassadeur belge à l’OTAN

L’objectif de Poutine est de renverser le régime en place en Ukraine et la Russie ne s’arrêtera que lorsque ce sera le cas, a commenté vendredi l’ambassadeur belge auprès de l’OTAN, Pascal Heyman, au micro de la VRT-radio.

« Le but principal me semble être le président (ukrainien Volodymyr) Zelensky lui-même. Poutine a parlé d’une démilitarisation et d’une dénazification du pays. Cela indique clairement que son but est de renverser le régime. Et cela veut dire Zelensky en premier lieu. Il ne s’arrêtera pas, je pense, tant que cela ne sera pas arrivé », a estimé M. Heyman.

8H38 > « Nous sommes inquiets » pour la Moldavie et la Géorgie, affirme le ministre français des Affaires étrangères

Le président russe Vladimir Poutine veut sortir l’Ukraine de « la carte des États », a également déclaré vendredi le chef de la diplomatie française, estimant aussi que la « sécurité » du président ukrainien Volodymyr Zelensky était désormais menacée par l’offensive russe en cours.

« La guerre est totale. Le président Poutine a choisi (.) de sortir l’Ukraine de la carte des États », a affirmé Jean-Yves Le Drian sur la radio France Inter. « La sécurité du président Zelensky est un élément central de ce qu’il se passe (.) Nous sommes en mesure de l’aider si nécessaire », a-t-il ajouté.

8H24 > Près de 1.800 arrestations opérées dans 58 villes russes contre l’invasion de l’Ukraine

Au moins 1.798 personnes ont été arrêtées dans 58 villes en Russie lors de manifestations contre l’invasion de l’Ukraine voisine, rapporte vendredi matin l’organisation indépendante de défense des droits humains OVD-Info. Le compteur affichait jeudi soir quelque 1.500 arrestations.

L’association, qui suit les manifestations et les arrestations, rapporte que 988 des arrestations ont eu lieu dans la capitale russe, Moscou.

8H19 > Combats en cours au nord de Kiev, selon l’armée ukrainienne

Les forces ukrainiennes disaient combattre vendredi matin des unités de blindés russes dans deux localités, Dymer et Ivankiv, respectivement à 45 et 80 km au nord de Kiev, la capitale.

« Les troupes aéroportées d’assaut des forces armées de l’Ukraine combattent autour des localités de Dymer et Ivankiv, où sont arrivés un grand nombre de blindés de l’ennemi », a indiqué l’armée de terre sur sa page Facebook.

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Selon ce message, l’avancée des « forces supérieures de l’ennemi a été arrêtée sur la rive de la rivière Teterov. Le pont au-dessus de la rivière a été détruit ».

L’état-major de l’armée a pour sa part affirmé contrôler l’aéroport militaire d’Antonov à Gostomel, aux portes de la capitale ukrainienne, et qui étaient tombé la veille lors d’un assaut des forces russes.

« Une unité tactique des forces de défense tient l’aérodrome de Gostomel où les troupes aéroportées russes avaient pénétré hier », a-t-il dit sur Facebook également. L’AFP n’était pas en mesure de confirmer cette information.

8H16 > Londres dénonce l’attaque « barbare » et « injustifiée » contre l’Ukraine

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a dénoncé vendredi l’attaque « barbare » et « injustifiée » du président russe Vladimir Poutine contre l’Ukraine, après les tirs de missiles sur la capitale Kiev à l’aube.

Dans un tweet, la ministre des Affaires étrangères a exprimé sa « solidarité » avec son homologue Dmytro Kouleba et le peuple ukrainien. « L’attaque de Poutine contre l’Ukraine est barbare, injustifiée et témoigne d’un mépris cruel pour la vie humaine », a-t-elle tweeté. « Nous continuerons à demander des comptes à Poutine et resterons inébranlables dans notre soutien », a-t-elle ajouté, au lendemain de l’annonce par Londres de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

8H > Le procureur de la CPI de plus en plus préoccupé par les développements

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) s’est dit vendredi de plus en plus préoccupé par les développements en Ukraine, appelant les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire.

« J’ai suivi (…) les développements récents en Ukraine et dans la région avec une inquiétude croissante », a déclaré dans un communiqué Karim Khan, appelant les parties à respecter « leurs obligations en vertu du droit international humanitaire ».

7H27 > La Banque de Russie annonce des mesures de soutien aux banques russes sanctionnées

La Banque de Russie a annoncé vendredi des mesures de soutien aux banques russes sanctionnées par les États-Unis après le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine.

« La Banque de Russie et le gouvernement russe vont apporter toute l’assistance nécessaire aux banques sanctionnées par les États occidentaux », notamment aux deux plus grandes banques du pays, VTB et Sberbank, a indiqué l’institution financière dans un communiqué.

7H14 > La Russie devra « parler » à l’Ukraine « tôt ou tard » pour mettre fin aux combats

La Russie devra « parler » à l’Ukraine « tôt ou tard » pour mettre fin aux combats, a estimé vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky au moment où sa capitale est visée par des bombardements russes.

« La Russie devra nous parler tôt ou tard. Parler de la manière dont on pourra mettre fin aux combats et arrêter l’invasion. Plus tôt cette conversation commence, et plus réduites seront les pertes pour la Russie elle-même », a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo.

7H13 > Le président ukrainien affirme que les forces russes visent aussi des zones civiles

Le président ukrainien a déclaré vendredi que l’armée russe visait des zones civiles à Kiev, saluant en outre « l’héroïsme » des Ukrainiens face à l’invasion russe et assurant que ses soldats faisaient « tout leur possible » pour défendre le pays.

« Cette nuit, ils ont commencé à bombarder des quartiers civils. Cela nous rappelle (l’offensive nazie) de 1941 », a dit Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, prononçant cette phrase en russe à l’attention des citoyens russes.

5H44 > L’Ukraine dénonce les « horribles » tirs de missiles russes sur Kiev

Le chef de la diplomatie ukrainienne a dénoncé vendredi des tirs de missiles russes qui ont touché Kiev à l’aube, faisant au moins trois blessés, au lendemain du début de l’invasion russe du pays.

« Des tirs horribles de missiles russes sur Kiev. La dernière fois que notre capitale a connu quelque chose de semblable, c’était en 1941 quand elle a été attaquée par l’Allemagne nazie. L’Ukraine a vaincu ce démon et vaincra aussi celui-ci », a affirmé Dmytro Kouleba dans un message sur son compte Twitter.

Explosion à Kiev - 24 février
Explosion à Kiev - 24 février - Isopix

5H17 > Macron dénonce la « duplicité » de Poutine

Emmanuel Macron a jugé vendredi utile de « laisser ouvert le chemin » du dialogue avec Moscou pour obtenir un arrêt de son offensive en Ukraine, tout en dénonçant « la duplicité » de son homologue russe Vladimir Poutine.

À l’issue d’un sommet de l’UE à Bruxelles, le président français a indiqué avoir eu jeudi « un « échange franc, direct, rapide » avec Vladimir Poutine, pour réclamer « l’arrêt des combats dans les meilleurs délais » et « lui demander de discuter » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky « dont c’était la demande ».

« Je pense que c’est de ma responsabilité (…) tout en condamnant, tout en sanctionnant, tout en continuant à agir, de laisser ce chemin ouvert pour que le jour où les conditions pourront être remplies, nous puissions obtenir une cessation des hostilités », a-t-il fait valoir.

Pour autant, le président français, qui avait multiplié les initiatives diplomatiques ces dernières semaines, a déploré la « duplicité » du Kremlin.

4H00 > « Vladimir Poutine est fou et psychopathe »

Vlad Polyanskiy, un Belge installé à Kiev depuis quatre ans, témoigne : « Vladimir Poutine est fou et psychopathe, il a commis l’inimaginable ! ». Retrouvez son témoignage completici.

3H59 > « Poutine doit et va échouer », affirme Ursula von der Leyen

Le président russe Vladimir Poutine « est en train d’essayer de faire main basse sur un pays européen pacifique et de redessiner la carte de l’Europe par la force. Il doit et il va échouer », a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la nuit de jeudi à vendredi, au terme d’un sommet européen extraordinaire à Bruxelles consacré à l’invasion de l’Ukraine.

Quelques heures plus tôt, les chefs d’État et de gouvernement avaient donné leur accord de principe au déclenchement d’un nouveau paquet de sanctions destinées à frapper « massivement et sévèrement » la Russie.

3H41 > De puissantes explosions entendues dans le centre de Kiev

Deux fortes explosions ont retenti à l’aube vendredi dans le centre de Kiev, au lendemain du début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a constaté une journaliste de l’AFP.

02H19 > Du personnel de la centrale de Tchernobyl pris en otage

Alors que la Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl en Ukraine, site du pire accident nucléaire de l’histoire en 1986, il est question que du personnel y soit tenu en otage, selon la Maison Blanche, citée par la BBC et Reuters vendredi.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a affirmé à la presse durant son briefing quotidien, qu’il y avait des signalements de soldats russes détenant du personnel de la centrale nucléaire en otage. « Nous sommes outrés par des rapports crédibles dans les infrastructures de Tchernobyl ».

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EPA/MAXPPP

1H30 > 17 immeubles endommagés par des bombardements à Marioupol

Dix-sept immeubles dans la ville portuaire ukrainienne de Marioupol ont été endommagés par des bombardements, assurent les autorités de la ville.

Tous les bâtiments concernés se trouvent à l’est de la cité, principal port à l’est du pays, non loin des lignes de front des combats avec les séparatistes pro-russes.

L’alimentation en électricité a été partiellement perturbée, ont encore décrit les autorités jeudi soir, ajoutant que la distribution d’eau continuait et que les transports publics poursuivaient leurs dessertes gratuitement.

Il y a eu 23 citoyens blessés de même que 23 soldats blessés, tous traités dans les cliniques de la ville.

Jeudi soir, les résidents faisaient encore état sur les réseaux sociaux de bombardements et impacts. Un couvre-feu est en place dans cette ville. Des trains d’évacuations sont prévus dans la nuit, alors que 1.700 personnes ont déjà fui.

Marioupol est une localité importante pour l’industrie de l’acier. Du charbon et de l’acier du Donbass étaient exportés depuis son port avant 2014 quand la guerre a démarré à l’est de l’Ukraine.

Depuis l’invasion russe du pays jeudi matin, l’Ukraine déplore 137 de ses résidents tués.

00H59 > L’Ukraine est « laissée seule » face à la Russie, déplore le président ukrainien Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté dans la nuit de jeudi à vendredi que Kiev se retrouve « laissée seule » face à l’armée russe qui a envahi l’Ukraine la veille, faisant au moins 137 tués Ukrainiens depuis lors.

« Qui est prêt à combattre avec nous ? Je ne vois personne. Qui est prêt à donner à l’Ukraine la garantie d’une adhésion à l’Otan ? Tout le monde a peur », a-t-il dénoncé, dans une adresse vidéo publiée sur le compte de la présidence ukrainienne.

Il a indiqué que des troupes russes s’étaient infiltrées à Kiev, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par Moscou qui a attaqué le pays notamment près de la capitale ukrainienne.

« Nous avons reçu l’information que des groupes de sabotage de l’ennemi sont entrés dans Kiev », a-t-il indiqué dans une adresse vidéo publiée sur le compte de la présidence ukrainienne, appelant les habitants à la vigilance et au respect du couvre-feu en vigueur.

00H39 > Zelensky signale des « groupes de sabotage » russes dans Kiev

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué vendredi que des troupes russes s’étaient infiltrées à Kiev, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par Moscou qui a attaqué le pays notamment près de la capitale ukrainienne.

« Nous avons reçu l’information que des groupes de sabotage de l’ennemi sont entrés dans Kiev », a-t-il indiqué dans une adresse vidéo publiée sur le compte de la présidence ukrainienne, appelant les habitants à la vigilance et au respect du couvre-feu en vigueur.

00H05 > Au moins 137 morts ukrainiens

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi la mort d’au moins 137 de ses concitoyens depuis le début de l’invasion russe jeudi matin.

« 137 héros, nos citoyens » ont perdu la vie, a-t-il indiqué dans une adresse vidéo mise en ligne sur le site de la présidence, ajoutant que 316 autres Ukrainiens avaient été blessés lors des combats.

« Aidez l’armée avec des armes et des munitions, soutenez une mission de maintien de la paix de l’ONU ! », a écrit le président ukrainien sur la messagerie.

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