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Céline Tellier, ministre wallonne de l’environnement: «La nature est un atout de prospérité économique»

Le confinement a permis à beaucoup de citoyens de redécouvrir les espaces naturels. « Nous nous sommes rendu compte que certains aménagements n’étaient pas adaptés à une telle affluence. Nous voulons pacifier l’usage de la forêt entre les différents acteurs » annonce Céline Tellier.
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L’ex-secrétaire générale d’Inter Environnement Wallonie et ministre de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être Animal a inauguré vendredi les Assises de la Forêt. « La Wallonie est dans un processus de concertation avec l’ensemble des acteurs qui permettra de nourrir la construction d’un nouveau Programme Forestier Régional attendu pour la fin 2023. « J’ai conscience que les acteurs ont des intérêts parfois divergents. Je ne veux pas toutefois que l’on oppose la fonction économique et la biodiversité. La nature peut être un atout de prospérité économique, mais en la respectant. »

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Tous les acteurs ?

« On travaille avec les vététistes, les chasseurs… pour des guides de bonne pratique. On travaille à une appli qui donnerait une cartographie précise des zones et des jours de chasse… »

Le visage de notre forêt va changer ?

« 60 % des essences (chênes, hêtres, épicéas…) montrent des signes de faiblesse… Les scolytes se renouvellent deux fois plus à cause des changements climatiques. Nous avons en Wallonie un fichier écologique des essences. C’est une plus-value wallonne dont le Luxembourg va s’inspirer. Un outil accessible en ligne que le citoyen peut utiliser. Il permet de croiser la connaissance du terrain, les essences et cela peut donner une orientation aux exploitants forestiers… »

Que va-t-on planter à l’avenir ?

« Cela peut toujours être du chêne, mais avec des variétés méridionales plutôt que d’aller chercher des essences exotiques. Le projet « Forêt Résiliente » aide les propriétaires publics ou privés à faire les bons choix des essences et pas seulement des épicéas ou des monocultures. À terme, cela devrait aussi permettre d’avoir moins de scolytes. Nous sommes dans une gestion active et préventive. La monoculture doit vraiment s’arrêter. »

Des problèmes avec les chasseurs comme en France ?

« Nous ne vivons absolument pas la même situation qu’en France. La majorité est attentive à notre vision. Je reconnais qu’il y a toutefois certaines dérives et celles-là, elles doivent être cadrées en interaction avec le ministre Borsus. Plus largement, nous devons aussi tenir compte de l’impact de la chasse sur la biodiversité et sur la surdensité de gibiers. »

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